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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 10:59

Elle s'appelait Arthemise, et sa mère lui criait dessus dans les rues de Kinchasa , Athemise met ta chemise  ce n'est pas une tenue pour toi , c'est vrai qu'il faisait si chaud dans les rues ce jour là.

Il y a bien longtemps que l'on ne l'appelle plus Arthemise elle a quitté son pays  pour suivre sa mère qui aimait la France.

Aujourd'hui elle est là dans ce hall de gare où il fait froid vêtue d'un boubou improbable, ses cheveux crépus blanchis par la rue  couverts de chiffons de couleurs et elle chante  en tournant sur elle même, dans l'indifférence des voyageurs qui la frôle sans la voir.

Bientôt la gare va fermer, elle va retrouver son abribus qu'elle squatte comme chaque nuit elle va chercher dans une cache son caddy rempli de sacs poubelles et elle rempli l'espace entre les vitres jusqu'à mi hauteur d'homme barrage contre le froid qui mord

Elle regarde autour d'elle les lumières des appartements là où il fait chaud et elle les hais de tout son âme, alors elle chante pour elle même, son cerveau c'est brouillé la rue la tué avant que son corps ne décline aussi.

La température est descende à moins quinze la nuit  dernière annonce t'on à la météo, et une ligne dans les faits divers informe que l'on déplore la mort d'une SDF née à KINCHASA prénommée ARTHEMISE.

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 14:05

la photo

Et oui c'est toi qui est là,reconnaissable uniquement par ceux qui te connaissent bien, tu est de dos , en train de marcher ou de profil, le visage caché par les cheveux, tu n'aime pas êtres sur les photos dis tu.

Et oui je t'ai pris quand même ,je suis le seul à savoir qui est cette inconnue sur fonds de mer, mais qu m'importe la mer si tu ni est pas.

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 18:43
PIANO DE GARE

Insolite , près de la porte d'accès aux quais , un peu dans la pénombre du hall de la gare dans cette soirée de décembre un piano mis à ma disposition de tout le monde.

Encore plus insolite, un homme jeune , coiffure rasta joue dans l'ombre, à ses pieds ses deux chiens l'écoutent., la musique s’élève dans le vide, pour personne ou pour lui.

Il joue un air triste dans la totale indifférence de ceux qui rentrent pressés de rentrer chez eux , sa musique lui tient compagnie dans sa solitude et c'est bien.

Je m'aperçois que je n'ai pas vu réellement son visage, ce n'était qu'un homme au piano dans un hall de gare,.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 08:59
Boite de cirage

C'était dans les années cinquante, j'étais à l’école primaire de mon quartier et dans la cour que se partageait plusieurs classes j'entendis des grands interpeller violemment un enfant d'origine africaine en l'appelant boite de cirage.

Celui ci le seul de l'école à ne pas être blanc courait en tous sens pour échapper aux sarcasmes et aux bourrades de ses congénères.

A ce moment là j'avais ressenti un véritable malaise du à mon impuissance , de l'incompréhension aussi et j'avais sincèrement plaint cet enfant de subir de tels sévices.

Un demi siècle et passé et l'ostracisme est toujours de mise , il n'est pas bon ton d être roux dans une cour de brun ou brun dans une cour de blond, la bêtise et la méchanceté sévissent toujours avec la même vigueur.

Comment peux on penser a une intégration quand une simple différence d’apparence suffit a créer des haines irraisonnées ,jusqu'à conduire à la mort.

On parle d'instruction civique, mais ne devrais t’ont pas parler , d'instruction tout cour, de respect de la différence, nous sommes revenus dans une période d'obscurantisme qui n'est pas digne de l'homme civilisé que nous pensons être.

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 10:12
M.D.F

Je reprend la ligne de métro jusqu'au terminus puis je reviens , il faut bouger sans arrêt pour ne pas se faire virer par la sécurité dehors le ciel s'est assombri il ne fait pas encore froid mais la neige est annoncée.

Je prends un paquet de journaux gratuit , la météo annonce des fortes gelées moins six cette nuit , il me faut trouveur un abri.

La neige est tombée en abondance rendant les trottoirs glissants, j’abandonne l'idée de la gare les places sont chères et la dernière fois on m'a tout volé.

L'abribus ne suffira pas , trop de courant d'air,, les centres sont pleins , peut être ce hangar que j'ai vu dans la ruelle derrière la gare, le cadenas a l'air rouillé je pourrais peut être m'y faufiler.

La nuit commence à tomber, le froid se fait mordant , il n'y a presque plus de passants .

J'ai coincé les journaux sous mon pull cela me donne un peu de chaleur , je ne sens plus mes mains , la capuche n'est pas suffisante pour lutter contre le froid et je sens mes oreilles geler.

Il faut absolument que je rentre dans ce hangar, des stalactites improbables se forment en haut des toits, un courant d'air glacé balaie la rue déserte, enfin le voici , pourvu qu'il ne soit pas déjà squatté.

J'examine la porte et je m’aperçois que dans le noir un nouveau cadenas de bonne taille a remplacé l'ancien, je n'ai rien pour le forcer.

Pas moyen de se protéger , je me dirige vers le canal il ne me reste que les passerelles pour m'abriter.

Je me couche sous le pont de fer , le froid se fait mordant , je ne sais plus où je suis une torpeur m'envahit , le monde n'est plus là .

Le lendemain dans la Dépêche du midi un entrefilet dans les faits divers mentionne un nouvel SDF retrouvé mort de froid.

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 08:07

On lui aurait donné le bon dieu sans confession tellement il trompait son monde aimable, affable plaisantant agréablement.

il y avait un autre personnage , égocentrique , manipulateur sans aucun sentiment que la satisfaction du pouvoir qu'il avait sur les autres.

Il avait voulu qu'il soit l'ombre de lui même, mieux l'ombre de son ombre pour cela il avait fait ce qu'il savait faire le mieux , chercher le point faible et travailler sur celui ci jusqu'à la destruction , la déstructuration de l'individu.

Il l'avait choisi comme un rapace choisi sa proie , se basant sur sa différence et sur le refus qu'il avait de s'assumer en tant que tel, sur le dénis qui lui permettait de faire face à sa famille , à ses amis de faire bonne figure, de faire l'homme en somme.

Lui il avait choisi , et il en était fier abandonnant sa famille, ses enfants pour lui , se jetant sur sa proie , il se sentait fort il assumait.

Au fil des années il le persuadait qu'il n'était rien sans lui, dépréciant ses actes , le rabaissant systématiquement , tandis que la moindre occasion de se vanter de ses propres mérites le voyait présent fanfaronnant.

Les années passèrent et avec elles sa superbe , sa victime l'âge aidant commença à se poser des questions le remettant en cause à son grand dam.

Puis vint l'adoption mué par une volonté farouche qu'il ne lui soupçonnait pas il engagea une démarche d'adoption qu'il combattit de toutes ses forces sans résultat.

Il repris alors ses manœuvres de destruction, le traitant de mauvais père, le faisant douter de ses capacités , se rendant indispensable en tout .

Malgré ses effort s il y eu une deuxième adoption , tentative pitoyable de fuit en avant pour une fois dans sa vie quelque chose lui résistait .

Alors il accentua sa main mise , se rendant indispensable tout en le dénigrant , le coup de génie fut de le brouiller avec les amis qu'il avait qui devenaient des témoins gênants de sa dépression grandissante.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 16:54
L'art et la manière

il en est de l'art comme de la manière

les choses les plus simples peuvent devenir

les plus belles.

L'action même de créer peux engendrer de la beauté pour peux qu'elle soit le reflet de la sincérité;

Ne cherchez pas forcément ce qui est reconnu , ce qui est prisé par le plus grand nombre c'est bien souvent la source d'un snobisme effréné , ou d'une mode , mais cherchez au contraire ce qui vous parle au plus profond de vous même.

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