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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 10:08

 

deco 233

 

Il fut un temps ou elle se dressait fièrement au milieu de la campagne , seul édifice entouré de grands arbres et de verdure.

C’était une maison de type chalet comme il s’en construisaient à cette époque tout en bois et lambris vernissés du plus bel effet..

Au fil des années des nouvelles constructions   étaient venues l’entourer toutes possédaient de grands terrains arborés .

Les années ont passées les tempêtes successives ont déracinés de magnifiques arbres qui faisait la fierté de son propriétaire, l’âge aidant l’entretien du parc devenant d plus en plus difficile il avait  consenti à la louer .

Commença alors progressivement une longue descente aux enfers, les locataires négligeant n’entretenaient, plus le parc laissant  les haies se développer à des hauteurs inimaginables , l'herbe rarement tondue rendait le jardin en l'état de friche.

Pendant une longue période les locataires habitèrent  la mission sans l’entretenir laissant le bois pourrir faute de vernis , pour en fin finir par la squatter en ne payant pas le loyer.

Le propriétaire malade et âgé finit par obtenir leur départ et tenta de préserver ce qu’il restait.

A sa grande surprise il découvrit sa maison quasiment détruite, les lambris arrachés, les sanitaires enlevés, la cour auparavant soigneusement gravillonnée était envahie d’herbes folles.

Découragé il décida de la laisser à l’abandon , la maison resta ainsi seule ses volets volant aux quatre vents, solitaire et désespérée, mais elle finit par s’habituer à cette solitude et presque à l’aimer.   

Un jour d’hiver l’olivier frappa au volet et lui dit :

Je viens  d’apprendre une mauvaise nouvelle, une pancarte a été posée devant le portail, j’ai demandé au rosier qui a de bons yeux  il y a marqué :Permis d’aménager et des références à un projet de lotissement..

La maison surprise et inquiète lui dit  que faut il comprendre, l’olivier lui répondit , j’ai questionné le merle qui connaît bien le sujet , cela veux dire qu'il vont construire des maisons neuves et que toi ma vielle tu seras démolie.

La veille maison se mis à pleurer de ses veilles tuiles et de ses chanlattes rouillées que fallait il faire, son destin était tracé elle finirait sur une décharge en bois pour le feu..

Le sort en avait décidé autrement , vint un jour ou une tempête de vent  succéda à des semaines  de pluie en continu qui rendait la terre marécageuse les arbres se couchaient sous les violentes rafales notamment un grand cèdre centenaire qui touchait l’aile gauche de la maison.

La nuit arrivée le vent de plus en plus violent déracina l’arbre dont les racines étaient  sous la maison, il se coucha sur la gauche, sa souche faisant levier la maison se mis à basculer sur ses fondations.

La maison se sentit tout à coup libre et l’olivier lui cria sous le vent  va t’en c’est le moment .

La nuit cacha son départ à travers champs , le vent la poussait à travers les labours  pour enfin laisser retomber ai plein milieu d’un champs en jachère.

La maison enfin libérée ouvrit en grand ses portes et ses fenêtres qui claquaient  au vents.

L’histoire dit que des fermiers furent très contents de trouver une maison dans leur champs et s’empressèrent de la fixer au sol et de la restaurer.

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 06:40


 

                                                     L’agression

 

Les premiers rayons du soleil  éclairent les platanes de la place , ils se dirigèrent  vers l’entrée du parking  quand un bruissement et des bruits de pas  les alertèrent.

Louis avait perçu  un mouvement suspect à trois cent mètres d’eux , il invita ses compagnons d’un geste impératif  à courir le plus vite possible.

C’est alors qu’ARCOR  fit mine de se prendre le pied dans une racine de platane affleurant  sur la chaussée et se laissa distancer.

 

Sensitive perçu tout à coup l’absence d’ARCOR dans leur groupe et prise d’une impulsion subite rebroussa chemin.

 

Elle le trouva accoudé à un platane centenaire faisant mine de ne pas pouvoir marcher, elle le pris par l’épaule , le fait s’appuyer sur elle développant  une force qu’on n’aurait pas soupçonné  d’une personne aussi fluette.

ARCOR ne pouvait refuser de la suivre  au risque d’être découvert  et il vit son plan d’avertir les hommes bleus déjoué , il grimaça non de douleur  mais de dépit maudissant  Sensitive.

 

Ils arrivèrent  à l’entrée du parking essoufflés alors que leurs ennemis se rapprochaient dangereusement , leurs vêtements dressés comme des voiles autour d’eux leurs mains prolongées de leurs ongles mortels en avant prêtes à déchirer.

Aucun son ne sortait de leur bouches  mais des nuages de bulles  noires   et rouges  les entouraient tant la rage de voir échapper leur proie  les agitaient .

 

Neige et ses amis s’étaient engagés dans les couloirs du parking plongés dans l’obscurité, Taupe était devant eux et leur montrait le chemin, derrière eux les pas précipités de leurs agresseurs résonnaient  ajoutant à leur terreur.

 

Ils arrivèrent  enfin devant une porte de métal barrée d’une croix de bronze qui était comme ils l’apprirent plus tard une des entrées de la crypte de la Basilique.

La porte n’était pas verrouillée et les gonds bien huilés tournèrent sans  grincer .

Dans le couloir derrière eux  ils entendirent  un grognement brutal  un des chefs de leurs poursuivants les intimait de s’arrêter, ils étaient  devant la porte d’un lieu de culte qu’ils ne pouvaient pas franchir , nos amis étaient provisoirement sauvés.

Ils continuèrent malgré tout à courir  de peur  que leurs  ennemis  ne se ravisent , après avoir suivis de nombreux couloirs et descendus  des escaliers humides  et glissants , ils découvrirent une grande salle éclairée.

Une jeune femme vint vers eux  elle était de taille moyenne  son corps paraissant transparent tellement il était blanc et mince elle avait les cheveux  blancs comme neige et les yeux d’un vert d’émeraude qui mangeaient son visage émacié sur lequel flottait un sourire de bienvenue.

 

Elle leur dit :

            -vous êtes les bienvenus  nous vous attendions avec  impatience.

Je m’appelle Translucide , c’est le nom que j’ai pris depuis les évènements , toi tu est Neige dit elle en s’adressant à elle je t’attendais.

Neige sans prononcer un mot s’avança vers elle et tomba en pleurs dans les bras de l’inconnue saisie d’une émotion incontrôlable .

Translucide  leur fit signe  de  s’asseoir sur un confortable canapé qui  longeait  tout le tour de la pièce meublée de tables basses .

Neige épuisée s’allongea , c’est alors que son sac glissa de son épaule  ainsi que le fusil électrique  longue portée , renversant le contenu du sac sur le sol.

Translucide se baissa pour ramasser les objets  éparpilles sur le sol et tout à coup s’immobilisa comme pétrifiée dans un souffle elle  dit en montrant une photo où a tu eu cette phot o?

Neige lui répondit surprise :

-                                                                                  « Ce sont mes parents disparus dans des circonstances tragiques. »

-                                                                                  Translucide présentait tous les signes d’une grande émotion et fini par lu dire :

o       « –je sui la sœur de ta mère , je ne l’ai pas revu  depuis de nombreuses années et je ne savais pas qu’elle était décédée. Ton père lui a survécu , des survivants l’ont  trouvé errant à plusieurs centaines  de kilomètres de la centrale .

o       Il avait été envoyé en mission à Bayonne  pour négocier un marché de nouveaux modèles de TACER.et c’est sur le chemin du retour qu’il a appris l’explosion.

o       Il s’apprêtait à partir à ta recherche , fou de douleur  de t’avoir perdue, quand une troupe d’hommes bleus  l’a enlevé  , tuant deux des nôtres  et blessant grièvement le troisième  qui a heureusement survécu à ses blessures.

o       Nous pensons qu’ils l‘ont  emmené à la Cité de Carcassonne  où ils ont établi leur quartier général pour l’interroger car ils ont vite  reconnu à sa tenue qu’il faisait partie du personnel de la centrale.

o       Ils ont su par deux autres employés de Go miraculeusement  épargnés que tous les chercheurs étaient morts, mais qu’une adolescente savait faire fonctionner le réacteur et qu’elle avait disparu sans laisser de trace.

o       Depuis lors ils sont à ta recherche , sans savoir que tu es la fille  de l’homme qu’ils détiennent ,Dieu merci sans  cela ils l’auraient  déjà torturé  sans aucune pitié.

o       Ils n’ont jamais soupçonné  que tu étais à quelques centaines de mètres d’eux et heureusement pour toi ont considéré  dans leur aliénation mentale  que GO était  leur Dieu  et qu’il ne pouvait pas s’en approcher sans craindre son courroux.

o       Le seul qui aurait le droit  d’avoir accès à la centrale ne peut pas physiquement se déplacer pour des raisons que nous ignorons .

o       Ils vénèrent celui qu’ils appellent  MACHARCOR qui est considéré comme  le fils direct de GO , celui qui a le pouvoir absolu sur eux . »

o       Il est entouré d’une garde rapprochée  de Gobleus à voix qui assurent sa protection avec un certain nombre de gobleus à bulles dont l’intelligence est fortement  obérée.

o       Les rayons outre les effets physiques que vous avez pu constater  ont altéré une partie de leur cerveau , les rendant incapables  de raisonner  scientifiquement .

o       Ils ont un besoin essentiel de toi pour faire aboutir leur projet de relancer le réacteur et restaurer  leur divinité . »

o       Elle serra sa nièce dans ses bras , retrouvant en elle  les traits  de sa sœur disparue malgré les modifications biologiques apportées par  l’irradiation.

o        

o       Neige émue  rendit son étreinte à cette femme  bizarre , peu habituée à des démonstrations  de tendresse dont elle avait été » privée.

o       Translucide reprenant la parole expliqua à Neige et ses amis  comment ils avaient pu échapper à leurs ennemis  en se terrant dans les cryptes  des églises développant  les souterrains déjà existants  et reliant les différents lieux de cite par un réseau dense. Ils avaient utilisés  tour à tour les  parkings souterrains et les  galeries du métro même les égouts  servaient à leur dessein.

o       Pour éviter le risque que malgré  le manque de lumière les  hommes bleus viennent  à si aventurer ils les avaient  consacrés comme lieux du culte , multipliant les signes ostentatoires de religion croix et statues .

o        

o       Ils avaient  été jusqu'à  enlever  des gobleus   à qui ils coupaient leurs ongles  en forme d’arme et qu’ils relâchaient ensuite  après leur avoir fait absorber des champignons hallucinogènes  qui leur faisaient voir des monstres horribles.

o       C’et ainsi que les gobleus survivants  communiquaient à leurs frères lors de leur retour  parmi eux une sainte terreur des lieux consacrés.

 

Les compagnons d e l’ombre

 

Ils s’étaient nommés  les compagnons de l’ombre  et les gobleus les craignaient suffisamment pour ne pas s’aventurer trop près de leurs caches  d’autant que ceux qu’ils rendaient à la liberté après avoir  coupé leur ongle tranchant  étaient répudiés par leur pères et finissaient par partir en exil .

 

Les compagnons de l’ombre gardaient précieusement les ongles  crochus ainsi récupérés , un de leurs habiles artisans prothésistes de son état avant la catastrophe  les adaptaient sur une main artificielle qu’ils pouvaient  enfiler comme un gantelet.

Grâce à cette accessoire et  des tuniques enlevées à leur prisonnier , une fois la capuche  baissée sur le visage ils pouvaient passer pour l’un des leurs.

C’est ainsi qu’ils avaient pu déchiffrer le langage des bulles et interroger leurs prisonniers sur l’endroit où s’étaient retirés les gobleus a voix, la Cité de Carcassonne.

L’un d’eux leur avait décrit l’homme de la centrale  enlevé par  leur pairs   dans les geôles de  la Cité, il était  semble t’il malade mais vivant.

Neige folle de joie et d’espoir voulu partir de suite  à la recherche de son père, Translucide l’en dissuada et lui dit :

            « Il te faut attendre que les jours raccourcissent  et que la nuit se fasse plus noire et établir un plan , nous devons sauver ton père et les autres survivants prisonniers.

Neige  malgré son impatience  du se rendre  à ses arguments  elle serra Translucide dans ses bras dans une brève accolade et lui dit :

            « Je conviens que tu as raison mais puisqu’il  nous faut attendre  préparons nous minutieusement «  

Translucide lui dit :

            « Ne t’inquiète pas quand ce sera le moment  vous prendrez Bokut  et emprunterez directement  l’autoroute, de nuit vous ne risquez rien, vous pourrez trouver refuge aux portes de Carcassonne  dans un couvent  ou certain des nôtres  ont trouvé refuge. » 

 

                                          Les champignonnières

 

 

Translucide les amena à sa suite  dans une grande salle éclairée faiblement  où ils découvrirent avec surprise, des quais comme dans un métro et des rails sur lesquels circulaient  des véhicules électriques, certains prévus pour les voyageurs, d’autres pour les marchandises.

Elle leur expliqua fièrement que les capteurs solaires placés sur les toitures  de la basilique  avaient pu générer  assez d’énergie  pour alimenter des batteries qui permettaient  l’alimentation de ses petits  wagonnets électriques. 

 

Ils virent arriver un convoi  qui irradiant une lumière fluorescente qui trouvait sa source dans  les champignons cultivés par les survivants , tant pour leur nourriture de base que pour la confection de médicaments   ou encore des hallucinogènes utilisés sur les Gobleus.

 

Elle les invita à prendre place  et le convoi redémarra silencieusement  après qu’elle eu déclenchée la télécommande  accrochée à sa ceinture.

ARCOR  était littéralement décomposé de rage impuissante, mais faisait bonne mine pour ne pas trahir ses sentiments.

 

Sensitive observa ARCOR partagée entre un attirance physique  indéniable et une impression de mal à l’aise qu’elle n’arrivait pas à s’expliquer. 

ARCOR de ce temps songeait en silence comment il pouvait  exploiter les données qu’il avait appris  et les négocier auprès des hommes bleus.

 

Il se heurtait toujours à la difficulté  de prendre contact avec ses anciens condisciples  sans être découvert .

Ils arrivèrent rapidement dans une autre salle aménagée ou s’afférait  des survivants tous aussi maigres et transparents que Translucide.

C’est ici  que nous cultivons  la base de notre nourriture  leur indiqua Translucide , une fois arrivés à terme , ils sont transportés  au séchoir et déshydrates ce qui permet leur conservation.

Neige lui demanda :

            « mais vous ne mangez aucune viande ? »

Translucide lu répondit : « En effet  nous avons institué  un principe de sécurité  qui consiste à ne pas consommer de viandes  car les seuls animaux comestibles  ont subi des mutations qui peuvent les rendre dangereux  pour notre organisme »

Le convoi était arrivé à la station suivante une salle où les champignons exposés à la chaleur de rampes  séchaient  avant d’être transportés dans la partie supérieure de la Basilique pour y être conditionnés.

 

Voilà comment nous survivons lui dit Translucide , quelquefois nous sortons  pour tenter de récupérer  du matériel et des conserves dans les entrepôts , mais nous avons de nombreuses pertes  à cause des gobleus à bulles et de leurs deux gueules qu’ils ont dressés pour nous chasser.

 

Taupe lui demanda :

            « c’est quoi les deux gueules »

Translucide  lui souri tristement et  lui dit :

            « Ces sont des chiens  d’attaque  qui ont muté  et qui ont deux museaux  armés de dents aiguisées  redoutables. »

Neige et ses amis   ne purent que frissonner à l’évocation de ces molosses ; Neige des promis de ne pas se déplacer à l’extérieur sans  se munir de son TACER.

La visite ayant pris fin  ils revinrent dans les locaux  destinés à l’habitation, la journée  était bien avancée  et la nuit  allait tomber ils décidèrent d’aller dormir quelques heures  pour récupérer de leurs émotion.

 

La fuite

 

Arcor vit là l’occasion de fausser compagnie à ses compagnons, il attendit  que Taupe Louis  se soient endormis  pour se glisser  furtivement en dehors de la cellule monacale et emprunter le couloir qui donnait sur la Basilique.

Il ne rencontra personne dans les couloirs , tout le monde  était réuni dans la salles servant de réfectoire.

Il se glissa furtivement sur la place Saint Sernin, la lune brillait de tout son éclat  baignant la place d’une lumière blanchâtre.

 

C’est alors que l’inattendu  arriva , il sentit un poids  tomber sur ses épaules , des bras vigoureux  le saisissaient et l’empêchait de ses défendre.

 

Des gobleus à bulle  cachés non loin de l’entrée de la Basilique  profitant de la clarté lunaire l’avaient vu sortir  et s’étaient jetés sur lui pour le capturer .

 

Il se débattait comme un beau diable , craignant pour sa vie , criant je suis ARCOR , je suis l’un des vôtres , peine perdu seul des volées de bulles noires et rouges qu’il pouvait reconnaître comme des insultés fusaient autour de lui.

Dans un sursaut désespéré il tenta de ses dégager , en se laissant glisser à terre subitement , ses adversaires surpris perdirent prise un instant, non sans l’avoir balafré  de leurs ongles crochus.

 

La lune qui s’était voilée  de gros nuages noirs  lui donna quelques instants de répit  qu’il saisit pour  bondir en direction de la porte  encore proche  qu’il referma sur lui.

Haletant il s’appuya au mur et sentit un liquide chaud  lui couler le long de la joue , c’était son sang .

 

Il s’essuya d’un revers de main  et partit en titubant  vers le centre de la Basilique , à peine était il arrivé devant le cœur  qu’il s’évanouit sur les marches.

 

Il fut trouvé  inanimé par un survivant  chargé de l’entretien  de la nef , couvert de sang  mais ne souffrant pas de graves blessures.

Les gobleus ne l’avaient  que balafré légèrement  au visage, deux belles estafilades, une fois désinfectées avec un onguent   à base de champignons lui donnaient un air de pirate.

Ses amis inquiets , le pressaient de questions  auquel ’il se gardait bien de répondre se servant de l’état de choc pour ne pas rentrer dans les détails.

Il fini par leur dire qu’il avait tenté une reconnaissances à l’extérieur ne pensant pas que le fait de sortir la nuit pouvait être dangereux .

Alors que Neige Louis et Taupe  le croyait sans réserve , Sensitive toujours en proie à un malaise croissant en sa présence sentait des doutes l’assaillir                                                                                                                                                                                                    .

Elle décida de s’en ouvrir à Neige , elle l’a pris discrètement par la main l’attira à l’écart et lui dit :

            -« depuis le début  je ressens un mauvais pressentiment par rapport à ARCOR, quelque chose me gêne chez lui »

Neige la regarda  puis lui dit en riant :

            « ce sont peut être ses yeux rouges  qui te mettent mal à l’aise  ou peut être est tu amoureuse ! »

Sensitive  lui serra  fortement la main  et la regarda d’un air  tellement  sérieux  et attristé  que Neige lui dit :

            « Tu parles sérieusement ? »

Oui lui répondit Sensitive, ce garçon a autour de lui l’aura du malheur , il nous faut  nous méfier de lui.

Neige qu sans avoir les dons de Sensitive avait souvent une perception exacerbée des choses  se rendit compte à cet instant qu’elle avait occulté les signaux d’alerte envoyés par son cerveau prise par le charme du nouveau venu.

Tu as raison dit elle  il faut  que nous restions sur nos gardes  et qu’il ne  quitte plus le groupe.

ARCOR  qui faisait semblant  d’être plus atteint                                                                                 qu’il ne l’était  en réalité , était surtout mortifié de son échec.

Il envisagea le fait qu’il soit tombé  sur des gobleus à bulles  particulièrement ignares , des hommes de main sans initiative, chargés des bases besognes qui ne l’avaient pas reconnu.

 

Une fois s’être assurés que les blessures d’ARCOR étaient superficielles , il mirent en œuvre leur plan pour  rejoindre la cité de Carcassonne.

Ils devaient  rejoindre dans un  premier temps un couvent  du nom de la communauté de l’ Agneau dans le village  de Pavilla non loin de Carcassonne où ils pourraient étudier  les possibilités de s’ introduire dans la cité par un des nombreux souterrains  débouchant sur la campagne environnante dont les Gobleus n’avaient pas découvert tous les secrets.

 

Ils utiliseraient les tuniques volées aux prisonniers et les fausses mains armées des ongles récupérés sur eux pour s’introduire ainsi masqués dans l’antre des adeptes de GO.

Le projet de prendre  l’autoroute avec BOKUT fut abandonné , le risque en cas de changement  de temps  et de clarté  subite de la nuit  les incitant à la prudence .

Ils convirent donc de prendre une  départementale  qui les amèneraient  après Mirepoix au couvent  des Agneaux. Les nombreuse chapelles et églises présentent sur ce trajet leur permettrait de se replier en cas de besoin.

La nuit venant ils chargèrent Bokut qui était garé sous  sa bâche  dans le chantier voisin , firent leurs adieux a leurs nouveaux amis et prirent la route en silence, Toulouse fut vite traversée et la route de campagne se déroula sous leurs yeux dans l’ombre noire de la nuit.

L’ordinateur de bord programmé sur la destination , il ne leur restait plus qu’à prendre patience , seul Taupe veillait , tandis que les autres somnolaient  .

Ils arrivaient  en vue de Mirepoix quand dans une descente rapide  sur un e route sinueuse , bordée d’un ravin un bruit alerta soudain Louis  .

Un bruissement métallique  dot il était le seul à percevoir le son s’approchait rapidement , il allait réveiller les autres quand  Taupe poussa un cri  de peur.

Neige réveillée subitement vit tout à coup le ciel s’obscurcir  d’un ton la nuit devenait plus noire  et un vol de TISTEROS apparu  dans un bruissement de fer froissé.

Neige n’eu que le temps d’arrêter BOKUT  qui fit une embardée et se trouva  subitement  en dehors de la route .

Neige reconnu avec horreur des dizaines de Tisteros affamés qu piquaient  vers eux leur serres en avant  .

Elle cria  prenez vos Tacer et tirez vite, sans  attendre elle visa et abattit deux Tisteros  de grandes tailles qui semblaient  en quelque sorte être les chefs d’escadrilles de  ce bataillon de la mort.

Ces compagnons  malgré leur peur  lui prêtèrent main forte si bien qu’en quelques minutes plusieurs Tisteros  jonchaient la route.

Les survivants  se précipitèrent sur leurs congénères tombés à terre et se mirent à les dévorer vivants  à grands coups de bec et d’ongles ; abandonnant pour un  instant  leurs proies.

ARCOR saisit alors le fusil à longue portée  et  en quelques coups précis décima les survivants.

Ils étaient momentanément sauvés du danger des oiseaux de proie mais un  autre danger les guettaient que pris dans le feu de l’action ils n’avaient pas vu.

Bokut  en s’arrêtant brusquement sur la route  avait mordu le bas côté instable et menaçait à tout moment de basculer avec ses occupants dans  le fossé   profonds  qui donnait sur une  rivière qui serpentait au fond.

 

Sensitive  n’avait pas pu encore remercier ARCOR de son coup d’éclat  que BOKUT commença a tanguer au dessus du vide, Neige consciente du danger leur criai  ne bougez plus.

 

Il s’immobilisèrent comme pétrifies, le cœur battant  un regard sur le vide , Neige  bougea lentement sa main vers le tableau de commande  appuya sur un bouton  rouge  et un voyant  vert s’alluma sur l’ écran.

 

Une image en trois dimensions apparut  une sorte de bras articulé muni d’une pince  , c’était  le bras de BOKUT  qui servait  aux travaux délicats à la centrale.

Elle manipula doucement vers la gauche une petite manette le bras se déplaça sur l’écran, petit à petit  elle accentua le mouvement créant un contre poids .

 

Ils n’étaient pas sauvés pour autant , toujours avec une grand  lenteur elle appuya sur un autre bouton , un sifflement  métallique se fit entendre et Bokut oscilla dangereusement  tandis qu’un câble munis d’un  crochet  fusait dans les airs vers les arbres qui bordaient le côté gauche de la route.

 

Neige poussa un soupir de soulagement son plan avait réussi elle actionna le treuil et le câble accroché a présent dans les arbres lui permis de tracter l’engin sur la route .

 

Enfin remis de leurs peurs ils remercièrent Neige de sa présence d’esprit et ARCOR de son tir, celui ci leur dit qu’il avait été dans son autre vie champion de tir toutes catégories ce qui expliquait son adresse.

 

ARCOR pour la première fois se sentait heureux ,Sensitive  pour le remercier dans un moment d’émotion incontrôlée l’avait embrassé, il en était resté comme tétanisé .

IL ressentait tout à coup quelque chose qui lui était inconnu ; qui lui faisait un peu peur , tout à coup une autre personne que lui même comptait à ses yeux.

Neige remis BOKUT en route et ils poursuivirent leur chemin , Louis et Taupe veillant à ce que d’autres dangers ne viennent entraver leur progression.

 

Le jour pointait à l’horizon  quand ils virent le clocher de l’église du couvent et les hauts murs qui l’entouraient comme une forteresse ? Neige avait re^pris le pilotage manuel et ils des dirigeaient vers une ahuri porte cochère bardée de clous.

Quelques instants se passèrent  avant que rien ne bouge , Neige avait envoyé de son ordinateur du signal convenu mais rien ne se passait et la venue du jour pouvait les faire découvrir par des gobleus.

Alors qu’elle cherchait un moyen e se cacher  la lourde porte s’ouvrit  en grinçant  pour leur laisser le passage, ils rentrèrent dans la vaste cour  au fond de laquelle un grand hangar  recouvert de tôles rouillées  leur permis de se garer. 

 

                                                        Le père IVARS

 

Neige manœuvra  et se mis derrière de grandes botes de paille , inquiète de ne voir âme qui vive  , une main crispée sur son Tacer , prête à toute éventualité .
C’est alors qu’un silhouette surgit de derrière la porte qui leur avait livré passage qui les paralysa un instant de frayeur .

Un individu de haute taille revêtu  d’une djellaba bleue à capuche  se dirigeait vers eux d’un pas ferme.

Neige dit à ses amis cachez vous vite derrière les ballots , ce qu’ils firent en silence.

Elle amorça un mouvement de replis prêt à livrer combat , c’est alors que l’inconnu  jeta sa capuche en arrière  en riant et leur tendant la main  qui n’était pas crochue , mais belle et bien humaine  .

Soulagée et heureuse elle donna l’accolade à leur hôte qui se présenta comme le père IVARS  , responsable du couvent des agneaux .

 

Il leur expliqua  qu’il revenait d’une  inspection des alentours  attendant leur venue , il s’était habillé comme un gobleu en cas de mauvaise rencontre.

 

Le père IVARS était un solide gaillard  qui ne semblait pas avoir souffert  des effets des radiations  étant  à plusieurs kilomètres du couvent lors de l’explosion .

Les sœurs qui étaient  au couvent  ce jour là n’avaient pas eu la même chance  et avaient péries dans les mois qui suivirent , seules les plus jeunes  avaient survécues , en tout une dizaine de novices qui présentaient un état de maigreur avancée  du au manque de nourriture ,qui contrastait avec le mine  du père IVARS.

 

Le père IVARS les fit rentrer et il s partagèrent les quelques boites de conserves qui leur restaient avec les sœurs et le Père, une fois rassasiés ils les questionnèrent sur ce qu’ils savaient des gobleus à voix et  sur les possibilités de s’introduire dans la cité.

Le père IVARS s’adressant à NEIGE lui dit :

            « il te faut te méfier tes ennemis  les plus dangereux sont réunis  non loin d’ici  et sont à ta recherche . »

Neige lui demanda : » que me veulent t ‘ils ?

Le père IVARS lui répondit laconiquement , ils attendent de toi la résurrection de leur Dieu et peut être plus encore…

Blanche frissonna  et lui dit :

« tous les gobleus à voix sont ‘ils là ?

Le père IVARS lui répondit :

«  effectivement  pour la plus part , c’est leur repaire c’est de là qu’ils  dominent  toutes le colonies nomades  des gobleus muets hormis  un des leurs par région pour lancer la grande prière.

Ceux qui sont  réunis à Carcassonne sont l’élite dans le mal , les plus féroces  et sûrement les seuls à posséder la technique .

Si nous arrivons à les détruire  tout leur mouvement  sera anéanti faute d e chefs  capable e les diriger. »

 

Il resta pensif un instant hésitant à parler plus avant , puis il dit  as tu entendu parler de MARCHACOR ?

Neige  lui répondit par l’affirmative , Translucide lui en avait touché un mot .

Le père IVARS lui dit MARCHACOR es t l’horreur personnifiée c’était le chef du commando Pro nucléaire  , lors de  l’explosion de la centrale il était au bord du bassin de refroidissement du réacteur .

Ses amis qui sont devenus les gobleus survivants l’ont  retrouvé  dans le bassin encore vivant mais dans qu’elles conditions.

Son corps est entièrement gélifié et il ne peut plus vivre que dans un bassin remplis d’eau en permanence  renouvelé.

Son apparence  s’apparente à  un énorme tas de gélatine  bleue avec deux yeux  rouges  comme les rubis et une bouche  sans dents , le corps  n’existe plus par contre son cerveau dégénéré le pousse au mal  .

La seule façon pour lui de retrouver son intégrité est de réactiver le cœur de la centrale et d’inverser le processus qui l’a rendu à l’état ou il est actuellement.

 

Neige  frémit de la description que le père IVARS venait de lui faire, Taupe LOUIS et Sensitive était restés sans voix, Arcor ne manifestait aucun sentiment. 

Neige compris en cet instant que le combat qui l’attendait était sans merci , il n’était pas question un  instant de permettre à MARCHACOR de retrouver son intégrité, il fallait qu’il disparaisse à jamais.

A ce moment là elle sentit  le museau de Tango  contre sa main et leur deux haines vengeresses se confondirent  en une seule qui fit briller leurs yeux d’un éclat dangereux.

 

                                          Trombone

 

Le père IVARS avait été prénommé en secret par les jeune sœurs TROMBONE, en rapport avec  la voix de basse  qui sortait de son importante personne surnom qui était vite devenu BIBAS.

Il les terrorisait un peu  avec son aspect bougon , son crane lunaire et ses grosses lunettes d’écaille.

Il semblait ne pas avoir été  affecté par la disette  et arborait un ventre proéminent  qui tendait sa soutane à craquer .

Il avait fort mauvais caractère  et rentrait volontiers dans des colères  mémorables  pour des objets futiles , aussi n’était t’il pas aimé des sœurs.

La seule distraction dans  ce monde clos, était la pétanque qu’ils pratiquaient dans le préau ouvert sur la cour .

Il était fort mauvais joueur et quand il manquait un tir  il avait coutume d’accuser la tramontane d’avoir dévié sa boule.

Un jour qu’il perdait  une jeune sœur  encore un peu espiègle avait eu la malheur  de lui dire en pouffant de rire «  Tramontane » fort mal lui en pris , BIBAS  fou de rage lui lança sa deuxième boule de pétanque à la tête la ratant de peu, depuis elles refusaient obstinément de jouer avec lui..

 

                                               Le plan

 

 

Ils avaient passés les jour qui suivirent à élaborer un plan pour accéder eaux remparts de Carcassonne sans se faire voir et à tenter de délivrer le père de Neige.

BIBAS  leur indiqua comment parcourir les quelques kilomètres qui les séparaient  de la Cathédrale Saint Michel proche des remparts  où des amis leur indiquerait l’entrée d’un souterrain permettant l’accès au cœur de la Cité.

Il leur fallait emprunter le lit asséché d’un torrent  ce qui excluait  d’utiliser BOKUT où même les vélos compte tenu du terrain accidenté.

Tango ne pouvait pas les suivre au risque de les trahir en effet ils allaient tenter de se faire passer pour des gobleus grâce  à leur déguisements .

Plus l’échéance approchait plus Neige se sentait impatiente.

Le soir même ils prirent le départ  chacun était armé d’un Tacer ; Neige avait en plus en bandoulière le fusil électrique à longue portée , ils avaient pu les recharger grâce à Bokut qui était équipé d’un chargeur de batteries .

 

                        Saint Michel

 

La distance qui les séparaient de Saint Michel fut vite parcourue des compagnons de l’ombre avertis par les sœurs les attendaient avec impatience  Les nouveaux venus firent connaissance   avec les résistants locaux à qui ils apportaient enfin un immense espoir.

La nuit suivante un des compagnons de l’ombre les amena a l’entrée d’un souterrain qui les mèneraient  dans la cite interdite.

Neige vérifia que sa ceinture  à Hologramme était bien attachée et la présence de son Tacer, elle garda son fusil longue portée en bandoulière   .

Ils étaient  tous munis d’une lampe torche qu i accrochait des éclats  lumières aux parois schisteuses de la galerie.

Ils marchaient en silence depuis deux bonnes heures le couloir montait insensiblement quand Taupe qui  montrait le chemin s’arrêta brusquement manquant de faire tomber ses compagnons surpris.

 

Au détour du tunnel un assemblage de schistes entassés masquaient en partie  l’orifice , craignant  éboulis ils s’approchèrent doucement .

Alors qu’ils étaient à un mètre des pierres celle ci s’animèrent   de dizaines d’yeux grands ouverts qui les dévisageaient sans ciller.

La peur  les paralysa un instant mais Sensitive s’approcha elle percevait une onde de bienveillance qui émanait de  cette chose  aux yeux multiples .

Le regard de Sensitive se figea  son corps devint raide et s’agita de  frémissements elle re,trait subitement en contact avec l’entité  et celle ci lui délivrait un message psychique.

La chose lui dit  nous sommes  les yeux  des martyrs de la cause  des compagnons, de l’ombre , capturés par les gobleus alors que nous tentions de nous introduire dans la cité nous avons été torturés , démembrés et jetés dans les souterrains pour  servir de nourriture aux rongeurs.

Par un miracle que nous ne comprenons pas , nos yeux  jetés  à terre  se sont enkystés sur des schistes qui nous ont en quelque sorte redonnés la vie , en même temps nous leur donnions la vue.

Les gobleus  ont tués nos corps  mais ne pourront jamais s’emparer de nos âmes.

Nous sommes les sentinelles de la cité , notre rôle était de vous attendre  et de vous prévenir du danger qui vous attend.

Vous avez été trahi par un ami qui a prévenu les gobleus de votre arrivée préparez vous à leur livrer bataille que la chance soit avec vous.

La seule chose que nous pouvons vous dire  pour  vous aider  c’est que Marchador  n’est pas invincible  et qu’il suffit de trouver son point faible pour le détruire à jamais , malheureusement nous n’en savons pas plus.

Allez sans peur et le cœur bon la vérité est avec  ceux dont l’âme est pure .

 Sensitive repris peu à peu conscience et indiqua brièvement à ses amis abasourdis  ce qu’elle venait de percevoir de l’entité aux yeux multiples .

Ils n’eurent pas le temps d’épiloguer sur le fait qu’ils avaient  été trahis  leur sort les attendaient devant eux .

Saisissant leurs armes et rejetant les djellaba  désormais inutiles ils cheminèrent à visage découvert , tous les sens aux aguets.

 

                                                Le sort de Bibas

 

 

Dans le même temps dans le couvent  où Tango était resté  avec les sœurs  se passaient des évènements inattendus.
Tango avec sa grande sensibilité s’était rendu compte que le père IVARS   était entouré d’une aura négative , bien proche de celle qu’il avait ressenti  a la proximité des hommes bleus .

Fort de cette impression il décida de le surveiller de près , le père  ne prêtant aucune attention à sa présence ce qui facilitait  son observation.

Il se rendit vite compte que  la nuit tombée Bibas  comme les sœur l’avaient baptisé se glissait furtivement dehors  habillé en gobleu , il pris l’initiative de le suivre.

 

 

 

Il n’eu pas longtemps à  attendre au détour d’une place déserte violemment éclairée par les lampadaires du villages  qui étaient restés allumés en permanence  un groupe de Gobleus tirant une  cariole à bras  se dirigeait à la rencontre  du Père. 

L’échange fut rapide  Bibas leur dit quelques mots et les bras de la charrette changèrent  de mains , d’un pas vigoureux  il se dirigea vers un hangar désaffecté  s’introduit rapidement dessous et  se mis à vider les conserves entassées dans la charrette.

Tango compris  à cet instant que BIBAS était un traître et qu’ils s’était vendu aux Gobleus pour de la nourriture  ce qui expliquait sa mine si florissante.

En cet instant un froid de glace lui parcouru l’échine  quand il se rendit compte  que c’est  le père qui avait envoyé  à Carcassonne ses amis se jeter dans la gueule du loup.

Il tenta à cet instant de rentrer en contact psychique avec Neige sans résultat , l’esprit de celle ci était trop  condition,né par l’action pour percevoir  son message d’alerte.

Il résolut de prévenir les sœurs de la forfaiture du Père, mais ne sachant comment faire n’ayant pas l’usage de la parole il usa d’un ruse pour amener les sœurs a découvrir la vérité.

Les boites de conserves étaient conditionnées pour la plus part par paquet de trois  il mordit dans l’emballage en plastique et réussi à en sortir un  de la charrette.

Muni de son précieux fardeau il  le déposa au pied d’une des sœurs ; celle ci abasourdie  regarda les conserves dont elle même oublié l’existence et appela  les autres  novices.

Elles ne comprirent pas tout d’abord d’où pouvait prévenir  ce précieux  paquet  quand Tango eu l’idée de le rapprocher d’une  soutane du prêtre laissée sur une chaise  en ponctuant t son manège de  forces gémissements.

 

Sœur  Lucie qui le regardait faire sans comprendre eu tout à coup un e sorte d’illumination elle dit à ses amie, Tango veut nous faire part d’un message que veux t’il dire.

Tout à coup sœur Marie leur dit n’aviez vous pas remarqué   l’insolent embonpoint de Bibas , c’est pour cela qu’il n’est pas maigre comme nous il a pactisé avec les gobleus  c’est cela que Tango veut nous dire.

Elles décidèrent d’attendre la nuit de  se cacher et d’épier les allez et venue de BIBAS.

Le soir même Bibas alla chercher des conserves cachées pour  se nourrire , les novices  avaient préparées une grand bâche et des cordes , dés qu’il fut dans l’enceinte du couvent  elles lâchèrent la bâche du toit du préau sur le Père surpris .

L’aide Tango qui lui mordait les mollets  fut efficace  il fut vite ligoté, il confessa sans peine  tentant de se justifier  par le besoin de nourriture qu’il ne pouvait satisfaire autrement.

Les sœurs folles de rage  l’enfermèrent dans un cachot du couvent qui avait servi au siècle passé de prison  avant de statuer sur son sort.

C’est alors que la tristesse remplaça la colère , leurs nouveaux amis étaient, en danger , elles prirent contact avec les insurges de Carcassonne  leur demandant  de se tenir pets à tout pour sauver Neige et ses amis en grand péril.

 

                                               Le piège

 

Neige et ses amis se dirigeaient toujours vers leur destin le tunnel  avait fait place à un escalier qui montait  par palier et qui fint par déboucher dans une salle qu’ils crurent d’abord vide.

 

La pièce immense éclairée par un coupole de verre très haute était une succession de bassins alimentés par des cascades certains  d’entre eux bouillonnaient   d’autres étaient animés de courants .

Neige reconnu pour y avoir été avec son père un centre de relaxation identique à celui dans lequel ils allaient parfois se ressourcer   le tour de la piscine était décoré de colonnes antiques en marbre blanc.

Au milieu un bassin plus petit alimenté par un fontaine lui sembla  bizarre sans qu’elle sut pourquoi  tout d’abord.

Les quatre amis les armes à la main  s’approchaient du bord quand une voie désincarnée sembla sortit de l’eau  .

Elle vit alors avec horreur que dans le plus petit bassin se trouvait une chose gélatineuse  et bleue sorte de méduse au deux yeux d’un rouge intense et à la bouche sans dents c’est de là que provenait la voix.

Elle sut alors que c’était   Marchacor.

IL lui dit je t’attendais , nous allons faire de grandes choses ensemble , mais je n’ai pas besoin de tes petits amis il va falloir les quitter.

Dans le même moment des hommes bleus jaillirent de derrière les colonnes prêt à s’emparer d’eux.

ARCOR qui était resté en retrait fit un pas en avant et c’est à e moment là que l’entité gélatineuse dit :

         -Arcor mon fils viens me rejoindre.

         Sensitive  se retourna vers ARCOR et son regard le transperça de tout le mépris qu’elle pouvait  avoir en elle  à cette découverte.

         ARCOR cria Non !   fit un  pas en avant , s’empara du fusil de neige qu’elle avait toujours en bandoulière sauta dans l’eau et d’un  tir précis  atteint Marchacor en pleine tête.

         Le courant électrique  transmis par l’eau pulvérisa  littéralement le monstre mais atteint également ARCOR  qui fut foudroyé.

Il eut un dernier regard pour Sensitive dans lequel il fit passer tout son amour pour elle .

Neige  profita  de la diversion pour tirer sur les gobleus embusqués qui s’écroulèrent paralysés .

Elle fit signe  à se amis de la suivre  en continuant à  tirer et  se replia vers l’entrée du souterrain.

 

Ils s’apprêtaient à s’enfuir quand ils eurent la surprise de voir des compagnons de l’ombre sortir du souterrain  avertis par les sœurs ils venaient à la rescousse .

 

Privés de leur chef spirituel les gobleus survivants n’opposèrent guère de résistance et ils partirent à la recherche du père de Neige et d’autres prisonniers éventuels.

Neige trouva enfin son père dans un cellule , amaigri les traits tirés mais vivant ils s’embrassèrent avec joie, elle lui raconta brièvement les péripéties de son sauvetage remettant les détails à plus tard.

 

                                            La résistance 

 

Une fois leur Dieu disparu les gobleus ne savaient plus comment faire pour maintenir leur pouvoir  et au fil des semaines qui suivirent la plus part furent capturés  par les survivants  enhardis par le succès de Neige et ses amis.

Il fallait maintenant  penser à restaurer une vie normale et la première des choses à faire était de  relancer l’agriculture pour nourrir la population.

Les graines expérimentales que Neige avaient apportés permirent  de relance les culture d’abord a petite échelle puis de façon intensive.

 

 

 

                     La manifestation

 

 

Neige sentait sa tête lourde  des visages flous  se penchaient  au dessus d’elle quelqu’un lui tapotait la joue que ce passait t’il.

Elle ouvrit  les yeux et vit  le visage familier de Sensitive , puis Louis et Taupe qui la regardait l’air inquiet.

Ou était elle , elle sentait le sable humide sous ses doigts , une odeur de mer lui chatouilla les narines que ce passait t’il ?

Elle tenta de s’asseoir  soutenue par ses amis quant elle vit  non loin d’elle la chevelure brune  et la combinaison bleue du maître nageur enfin d’ARCOR , comment cela pouvait t’il être possible.

Autour d’elle de nombreuses personnes en combinaisons de plongées bleus  repliaient le voiles des planches sur lesquels on pouvait lire NON  A LA CENTRALE.

Elle regarda son propre corps vit qu’elle était également vêtue d’une combinaison de plongée en latex bleu et tous ses souvenirs lui revinrent .

Elle était partie ce Week  end de septembre avec ses amis  pour manifester en planche à voile sur le projet d’implantation en bord de mer d’une centrale nucléaire troisième génération.

Le vent  tout d’abord modéré avait tourné et elle avait été surprise  si bien que le mas de la planche lui avait heurté le crane la laissant inconsciente.

Elle se rendit compte alors que  son aventure était imaginaire, elle se releva , et sentit dans la poche de sa combinaison une petite excroissance. Elle l’ouvrit et contempla un objet qui ressemblait à une dent de requin ou un ongle de gobleu , elle le remis discrètement  dans sa poche  en souriant  .

Elle remonta la dune avec ses amis  et vit disparaître derrière un buisson un éclair roux .

 

Elle était plus que jamais la fille qui venait de nulle part et d’ailleurs.

 

FIN

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 06:35

La nuit était bien avancée quand ils virent la masse compacte de Sainte Cécile .

 

Sainte Cécile

 

Ils se glissèrent  silencieusement le long des murs  de la cathédrale , puis frappèrent à une petite porte cochère dissimulée  dans le mur d’enceinte de cet édifice forteresse.

La porte s’ouvrit  silencieusement  et une ombre les fit entrer.
La créature  qui les accueillit n’avait plus grand chose d’un humain , tellement elle était décharnée toutefois l’éclat de ses yeux vert émeraude  qui brillaient dans la pénombre dégageaient immédiatement une vague de bienveillance que Sensitive ressenti la première.

Aucun mot ne fut échangé , leur hôte leur fit signe de le suivre le long d’un couloir voûté  qui descendait progressivement sous terre, ils avaient pu prendre contact  au préalable avec les survivants  et ils étaient attendus.

Une fois les présentations faites leurs nouveaux amis  les accueillirent  avec joie  leur racontant comment  après la catastrophe ils avaient pu échapper aux homme bleus en se réfugiant dans la cathédrale leur poursuivants s’arrêtant à bonne distance comme pris de panique.

Ils avaient organisé leur survie dans les sous sols de la Cathédrale la découverte des ordinateurs de l’évêché  leur avaient permis de rester en contact avec d’autres survivants  et de s’organiser pour lutter contre ceux qu’ils avaient communément appelés les gobleus .

La plus grande difficulté venait du manque de nourriture les fils de GO ayant pillés  tous les dépôts  de ravitaillement , ainsi en étaient ’ils réduits  à se nourrir d’insectes  et de racines  qu’ils allaient  chercher la nuit ai bord du tarn.

Quelquefois  ils avaient la chance de capturer un lapin mutant et alors c’était la fête.                                                     

ARCOR

 

Ce que les trois amis ne savaient pas c’est  que toute à leur fuite éperdue  ils ne s’étaient pas rendu compte  qu’ils étaient suivis  de loin.

En fait les Bizarinus n’étaient pas seuls  abandonnés, un berger  les gardaient , ce n’était pas un homme bleu mais un survivant à leur solde  qui avait été recueilli par eux  et leur était tout dévoué.

Il ne partageait pas la crainte des sites religieux comme ses maîtres et voyait normalement la nuit, il ne croyait pas à Go comme à un Dieu mais  sa seule règle de vie était de satisfaire ses plaisirs et ses ambitions sans aucun état d’âme.

Le secret de son adoption par les gobleus tenait peut être à cela , il avaient détecté chez ce survivant des gènes très proches des leurs, une véritable méchanceté le possédait  comme la plus part d’entre eux ainsi il l’avait reconnu comme  un des leurs.

Comment Louis et Taupe ne l’avait il pas détecté ? Tout simplement parce que en dehors des ondes  négatives des Bizarinus , ils avaient la tête ailleurs  ils étaient tous deux tombés amoureux de Sensitive rivalisant pour mieux se faire aimer d’elle.

Sensitive  s’en était aperçue lors de leurs promenades et c’est sa perception accrue  des sentiments qui l’avait confirmée dans ses soupçons , ne voulant pas perdre leur amitié qui lui était précieuse elle  avait fait semblant  d’ignorer  leur manège les laissant fort dépités.

C’était bien  leur aveuglement momentané qui avait failli les mener à leur perte et qui avait permis au berger de les suivre sans qu’ils s’en doutent un instant.

 

                        Le loup dans la bergerie

 

C’est ainsi que ARCOR  tel était le nom dont les hommes bleus l’avait affublé  se trouvait  en bas des remparts de Sainte Cécile quelques heures après  leur passage  et cherchait l’entrée par laquelle ils avaient pu s’introduire dans la cathédrale.

Il n’avait pas eu de mal à trouver leur trace car il présageait qu’ils  se réfugieraient  à Sainte Cécile  car il savait que les proscrits  échappaient à ses maîtres en se cachant  dans des églises  et c’était la plus importante aux environs.

Les chemins de terre empruntés par les trois compagnons avaient  en outre gardés des traces de leur passage facilement reconnaissables.

 

ARCOR aurait pu être un des leurs , il avait le même âge, plus un enfant mais pas tout à fait adulte , son visage d’ange déchu était  bleu , ses cheveux blanc comme ceux de neige plaidant sa cause , seule différence  l’éclat de ses yeux d’un  rouge flamboyant aurait pu traduire l’état de son âme.

Il trouva enfin la porte d’accès qui était soigneusement verrouillée, il décida d’attendre caché  dans un buisson  et de ce faire passer pour un fugitif  auprès du premier habitant  qui sortirait du sanctuaires.

Son attente ne fut pas longue , une silhouette efflanquée  ne tarda pas  à apparaître sur le pas de la porte, il s’agissait de frère SANCOR qui était sorti chercher de la nourriture.

Il s’était muni d’un collet au bout d’une perche avec lequel il tentait d’’atraper les lapins mutants qui s’étaient multipliés sur les berges du Tarn et fournissait une chair certes pas très savoureuse  mais qui valait mieux que  les racines et les insectes.

La difficulté était de les attraper leur pattes de derrière avaient  subi une telle mutation qu’ils bondissaient d’un coup jusqu’à six mètres et il fallait être très patient et adroit  pour placer un Colet sur leur passage.

ARCOR sorti du buisson  frère SANCOR fit un pas en arrière, mais rassuré par l’aspect familier  du nouveau venu ne s’enfuit pas. 

Le frère lui demanda :

            « -qui est tu étranger et d’où viens tu ? »

 

            ARCOR arborant son sourire le plus enjôleur lui répondit :

            -« Je suis ARCOR  j’ai pu échapper la nuit dernière aux hommes bleus qu m’attachaient avec une chaîne derrière leur monture .

J’ai pu me libérer de mes liens mais  c’est quand j’ai trouvé la trace  de fuyards comme moi que j’ai vu une chance de salut. »

Frère SANCOR sans aucune méfiance  lui fit signe de le suivre et ils rentrèrent dans le bâtiment  par le même couloir qu avait vu passer les trois compagnons.

Il rentrèrent dans une salle  où étaient  réunis  diverses personnes dont le point commun était la maigreur , il ne vit pas les trois compagnons qu’il avait suivi. Il n’osa pas demander à ses hôtes s’ils étaient là de peur d’éveiller les soupçons.

 

Dans la cellule monastique où ils se reposaient Louis Taupe et Sensitive  avaient compris qu’il se passait quelque chose  d’inattendu.

Sensitive  senti subitement un froid de glace  la pénétrer, quelque chose lui disait  au fonds de son inconscient   qu’une puissance maléfique   était rentrée.

Elle chassa bien vite cette désagréable impression, mettant cela sur le compte de la fatigue et n’en parla pas à ses deux amis de peur de les inquiéter .

 

La pause

 

Sensitive avait envoyé  un bref message à Neige  pour lui indiquer  qu’ils étaient arrivés à ALBI et qu’il fallait  retarder le rendez vous  du lendemain  à Castelsarrasin pour des raisons de sécurité.

Neige avait perçu la tension dans la voie et le regard d e Sensitive , mais n’avais pas eu le temps de la questionner , l’écran s’était éteint de suite.

Elle consulta Tango et ils convirent  ensemble de prolonger  leur séjour dans la serre en maintenant la bâche de camouflage.

La journée fut longue et elle s’occupa  en montrant à Tango comment jouer sur internet à un jeu de rôle  dans lequel l’histoire qu se déroulait  était bien proche de la leur.

Alors qu’elle était à un moment crucial du jeu l’image se brouilla subitement et le visage grimaçant  d’un homme bleu s’afficha  en plein écran .

Nous t’aurons  lui dit t’il, nous savons qui tu est, inutile de tenter de nous échapper tes secrets nous appartiennent.

Elle fut d’abord terrorisée puis se rappela que la webcam était éteinte et qu’il ne pouvait pas  la voir.

Tango aussitôt sur le qui vive actionna mentalement un brouillage et l’écran  se remplit  de points bleus , comme si l’image allait  exploser , seul le son restait présent  et elle entendit une sorte de grincement  de rage qui lui irrita les oreilles.

C’est alors que Neige et Tango prirent réellement conscience  du danger  auquel elle était exposée avec ses amis.

Par précaution ils remirent BOKUT en route  et déplacèrent de plusieurs kilomètres toujours à l’abri  des couloirs plastifies qui les dérobaient aux regards.

Neige ne comprenait pas l’acharnement des homme bleus et de quel secret  ils parlaient qui la rendait aussi importante à leurs yeux.

Epuisée par l’émotion elle s’allongea sur al banquette  pris Tango  contre elle  et fint par s’endormir d’un sommeil agité de rêves.

 

Les hommes bleus

 

Les hommes bleus,étaient les survivants des commandos pro nucléaires  qui avaient essayé de prendre le contrôle de la centrale.Ils terrorisaient  villes et campagnes  en se déplaçant sur leurs bizarinus , tuant sans vergogne tout opposant .

 

Ils utilisaient des campements de toile ou les granges des fermes refusant le plus souvent l’habitat sédentaire.

La seule exception à cette règle  était le regroupement  de leurs chefs  au sein de la Cité de Carcassonne dont la situation leur avait plu de part sa proximité de Toulouse et de Narbonne où ils pouvaient trouver des traces des anciennes technologies dont ils avaient  besoin pour essayer de relancer le processus nucléaire en réactivant le réacteur de GO..

Leur société  comportait peu de femmes , elles vivaient cachées  de tous recouvertes de la tête aux pieds d’une tunique qui ne laissait voir que leurs yeux rouges et leurs mains crochues qui s’affairaient à ouvrir les boites de conserves , base essentielle de leur nourriture.

 

Aucun enfant n’était visible , le seul connu de la communauté  était ARCOR que les homme bleus avaient adoptés malgré qu’il soit différent d’eux .

Les survivants dont certains étaient cachés près de Carcassonne avaient appris  que la plus part des hommes bleus  ne parlaient que par des sons inintelligibles et  que des bulles de couleur  leur servait de langage.

 

Les rares qui parlaient étaient regroupés à Carcassonne  hormis les chefs de horde  qui  lançaient le chant de prière .

Certains bruits avaient couru que le cerveau  du groupe , celui qu dirigeait leur action maléfique était dans la ville de Carcassonne , personne ne savait  qui il était mais tous craignaient son pouvoir maléfique.

 

                                   Un nouveau venu

 

Frère Sangor frappa la porte de la cellule où SENSITIVE , TAUPE et LOUIS se reposaient  et leur présenta le nouvel arrivant.

Celui ci souriant  leur dit  quel bonheur  il avait de retrouver  enfin des survivants et combien il avait souffert  de se trouver  seul auprès des hommes bleus.

Il ne cacha pas qu’il n’avait pas subi de mauvais traitement  ce qui aurait été difficile  vu qu’il semblait en meilleure santé  qu’eux tous , mais mis l’accent  sur la solitude  qui avait été la sienne.

Il se présenta sous le nom d’ARCOR, car comme tous les autres il voulait oublier  ses origines  y repenser le rendait trop triste , si bien qu’il passa rapidement sur son passé.

TAUPE et LOUIS furent aussitôt conquis par ce nouvel ami , SENSITVE restait en retrait  insensible à son numéro de charme , mal à l’aise sans savoir pourquoi, elle présentait ai fonds d’elle même qu’ARCOR n’était pas bon pour eux.

ARCOR dés qu’il avait posé les yeux sur SENSITIVE avait été subjugué un sentiment alors inconnu pour lui l’avait subitement  bouleversé , il avait chaud et puis froid et son regard ne pouvait la quitter .

Une journée était passée pendant laquelle ils avaient échangés  avec les autres membres de la communauté , ils avaient appris que grâce  à des panneaux solaires  ils généraient assez de courant pour alimenter les ordinateurs et s’éclairer.

Une importante communauté de mutants vivait à Toulouse  les TRANSLUCIDES ils avaient aménagés  une ville souterraine  entre les sous sols et les parkings reliés par des galeries , et ne sortaient  que la nuit  tombée

SENSITIVE ayant pris ses amis à part leur  fit part de ses réticences de mettre ARCOR au courant de leur projet.

ARCOR soupçonnant qu’ils n’allaient pas se contenter  d’intégrer la communauté  ALBIGEOISE, leur proposa  de se joindre à eux , pris au dépourvus il ne purent sans raison refuser.

Il restait à résoudre le problème de transport , Frère SANCOR  leur proposa alors de leur prêter un vélo électrique  , la ville d’ALBI s’étant dotée de ce moyen de transport écologique avant la catastrophe et une dizaine d’entre eux étaient entreposés dans la station proche de la cathédrale.

Il suffirait d’attendre la tombée de la nuit pour en récupérer un en état pour ARCOR

Les trois amis ne virent pas à cet instant  l’expression perverse qui se peignit sur le visage d’ARCOR, qu’il masqua par un mouvement  de ses cheveux blancs qui tombaient devant ses yeux.

Il fut convenu que dés la nuit suivante , ils reprendraient la route , cette fois ci en direction de Castelsarrasin.

ARCOR tenta de rester seul dans la salle des ordinateurs  pour envoyer un mail aux homme bleus , mais celle ci était toujours pleine  de monde  et il dut renoncer la rage au cœur.

 

                                   La trahison

 

ARCOR  durant sa vie   avec les fils de GO avait adopté une chauve souris  qu’il avait trouvé blessée une  nuit  au pied d’une grotte oùil s’abritait  pour garder les bizarinus , il lui avait appris comme il avait vu faire par ses parents éleveurs de pigeons voyageurs  dans une autre vie , de revenir à son point d départ .

Il la gardait  toujours  cachée dans une poche sous sa tunique , il déroba un crayon et un papier sur une table , griffonna un court message ou il indiqua le lieu de rendez vous des trois voyageurs  et signa ARCOR.

Il attacha le message à une bague que la chauve souris avait à la patte et la lâcha discrètement par un soupirail.

ARCOR rit  silencieusement de sa ruse , c’est alors que SENSITIVE assise dans la pièce à côté ressenti une profonde angoisse lui mordre le cœur , elle mis cela sur le compte de la fatigue  et de son imagination.

Le rendez vous avec Neige avait été  pris   dans un abattoir halal, non loin de Castelsarrasin sachant  que leurs ennemis ne s’approcheraient pas  de ces lieux consacrés , proscrits comme tous les lieux afférents aux cultes.

 

                        Le rendez vous manqué

 

La nuit revenue Neige et Tango après avoir replié la bâche de protection mirent en route BOKUT et rejoignirent la route goudronnée, après avoir écrasé au passage de nombreux épis  de maïs  d’un champs voisin des serres que personne n e pouvait plus moissonner.

Enfin les chenillettes mordirent sur le macadam et l’allure se fit plus vive, la nuit était noire et aucun bruit ne venait troubler leur progression.

Neige fit signe à TANGO, une pancarte tordue laissait voir le nom de Castelsarrasin et deux kilomètres.

Elle paramétra l’ordinateur bord sur  les abattoirs, Bokut obliqua sur la droite descendit un petit fossé  et entra directement dans un champs en direction du sud.

Tango commença à s’agiter à l’avant  reniflant de ses deux museaux , les yeux écarquillés scrutant l’horizon, une odeur bizarre l’incommodait .

Il reconnu sans peine l’odeur de la fumée, la même que celle qu’il avait senti lors de la catastrophe quand toute la forêt brûlait autour de lui.

Il alerta Neige qui n’avait rien perçu , elle sortit  une paire de jumelles  qu’elle avait mis dans ses bagages au dernier moment  et ayant ajusté la vision , elle vit avec effroi qu’a l’horizon des bâtiments étaient la proie des flammes.

Il ne pouvait s’agire que des batisses qui abritaient le abattoirs, elle stoppa  BOKUT , vérifia les paramètres de l’ordinateur de bord et eu la confirmation  de ses craintes.

Un instant abattue , elle se demanda comment prévenir ses amis qui se dirigeaient aussi dans la même direction.

Elle tenta vainement la connexion avec son PC sans résultat  ses amis étaient certainement en train  de rouler et avaient éteint le leur.

Il n’était plus question de s’approcher  de l’incendie qui éclairait trop  les hommes bleus pouvant ainsi les repérer.

Tango sentant son angoisse lui mis la patte sur l’épaule et lui dit dans son langage mental :

« -Tu vas te cacher , j’irais  à la rencontre de tes amis les hommes bleus ne me connaissent pas , je ne risque rien. »

            Neige lui répondit : « merci tu nous sauve la vie, tiens prend ce bracelet tu le remettras  à Sensitive elle comprendra que nous sommes en danger «  

Tango bondit aussitôt dans les fourrés tandis qu’elle se cachait dans une ravine broussailleuse, les chenillettes de BOKUT écrasant sans difficultés les ronces folles.

De l’autre coté  à quelques kilomètres  de la dans un chemin creux les quatre amis s’interrogeaient  sur la marche à suivre eux aussi avaient vu le feu et ils n’étaient pas trop enclin à s’exposer.

Seul ARCOR préconisait d’aller de l’avant, il jubilait en lui-même de son prochain sucés , une fois débarrassé des deux garçons il aurait  SENSITIVE pour lui tout seul  .

Les  hommes bleus  à qui il livrerait NEIGE n’aurait plus rien à lui refuser et il vivrait heureux avec SENSITIVE.

Sensitive sentit un malaise la gagner qui la fit tituber  aussi mis le pied à terre et leur demanda de se reposer un peu avant de prendre une décision.

Elle se retira un peu à l’écart ce que les autres respectèrent discrètement pensant qu’elle avait un besoin naturel à soulager.

C’est à ce moment  qu’un clair orangé jaillit sous ses pieds , elle vit une boule de feu  et dans le même moment elle perçu un message mental , la chose s’adressait à elle.

            Tango lui dit :

« soit sans  crainte je suis l’ami de Neige »

abasourdie elle resta sans réponse  tendis que la boule de feu se dépliait et laisser apparaître les deux museaux et la queue en panache de TANGO.

Elle vit que dans une de ses gueules il tenait un bracelet qu’elle reconnu comme celui dont elle avait cadeau à Neige lors d’une de leur sortie.

Tango lui indiqua qu’ils étaient  en danger et qu’il leur fallait le suivre .

Elle revint vers ses amis et leur présenta TANGO, ils convirent de le suivre .

ARCOR rongeait son frein mais craignant d’être soupçonné il ne pipa mot se réservant une occasion propice pour redresser la situation à son profit .

Tango pris la direction opposée du feu  traînant dans son sillage les trois amis  sur leur  tandem  et ARCOR sur son vélo.

Après un long détour à travers champs, poussant le plus souvent  leur tandem à la main ,ils arrivèrent enfin devant une ancienne abbaye  en partie en ruine  oùTango savait  qu’ils seraient à l’abri. Une fois en sécurité TANGO communiqua avec SENSITVE qui percevait comme NEIGE ses images mentales. Tango lui dit , vous avez échappé à un piège tendu par les homme bleus  c’est eux qui ont mis le feu , ne pouvant pas pénétrer dans les  abattoirs ils les ont incendiés pour vous prendre à découvert grâce à la lumière de l’incendie.

Je pars rejoindre Neige , nous nous retrouverons ici la nuit prochaine , surtout ne bougez pas de là.

Sensitive regarda la flamme rousse de Tango s’éloigner et rentra songeuse a l’abri de l’Abbaye, ARCOR était assis  au coin de la cheminée éteinte et respirait une profonde tristesse.

Elle pensa en cet instant qu’il pensait à son passé à ses parents disparus et fut prise d’une  grande compassion , le charme d’ARCOR qui n’avait fait aucun effet sur elle  jusqu’à présent  la touchait  subitement .

Elle s’approcha de lui toucha la main dans un geste de réconfort, son contact  provoqua chez ARCOR une  vague de joie subite  qui éclaira son visage.

Des sentiments tumultueux  lui embrouillaient le cerveau il ne savait plus ce qu’il voulait exactement .

C’est le moment que choisis Louis vaguement jaloux pour demander à ARCOR :

-« Toi qui a vécu chez les hommes bleus  peut tu nous dire s’ils possèdent des armes ?

ARCOR pris au dépourvu lui répondit :

-« oui mais en petites quantités c’est grâce à elles qui ont pu prendre possession des dépôts de conserves »

Louis lui dit :

 

Pourquoi cherchent t’ils notre amie NEIGE ?

ARCOR partagé entre l’envie de dire la vérité et celle de mentir  pensa que la vérité ne présentait pas de risques particuliers aussi il leur dit :

-« Neige  a des pouvoirs  dont elle ne sait même pas l’importance et il la soupçonne d’avoir une mission  qu’ils ne connaissent pas en revanche  mais qu’ils pensent  être dangereuse pour leur survie. »

Cette réponse  laissa nos amis insatisfaits mais ARCOR s’était replongé dans une rêverie moroses dont ils n’eurent pas à cœur de le distraire.

 

Quelques instants plus tard conscient de la bizarrerie de son comportement il leur fit un de ses sourires enjôleurs sachant que la pénombre de la pièce  uniquement éclairé par les flammèches du feu qu’ils avaient allumés dans l’âtre ne dévoilerait pas  l’éclat de son regard haineux.

Il n’avait pas compté sur la précieuse présence de Sensitive qui ressenti comme une onde de choc la parcourir.

Les retrouvailles

 

Ce fut Tango qui leur donna le signal du départ alors qu’indécis  sur la destination prendre  ils sentaient l’inquiétude les gagner.

Sensitive remarqua la première  que Tango allait et venait  en direction de la sortie , elle s’approcha , lui caressa le museau  et la communication psychique fut établie .Il lui dit suivez moi je vous amènerais à Neige, il faudra faire un grand détour pour éviter les hommes bleus qui vous attendent à proximité des abattoirs Halal, ils ne pouvaient y entrer à cause de leur destination  cultuelle alors ils les ont incendiés .

Ils étaient au courant de votre rendez vous , il faut profiter qu’ils pensent que vous n’êtes pas au courant de leur piège pour fuir dans une autre direction.

Sensitive interpella ses compagnons , sans prendre le temps de leur donner de plus amples explications  et leur dit nous partons , Tango va nous montrer le chemin.

Taupe Louis et elle même prirent  le tandem et ARCOR suivit sur son vélo.

Arcor qui fermait la caravane formée par ses amis de rencontre tempêtait  dans son fort intérieur  de l’échec de son plan il n’avait plus aucun moyen d’avertir ses maîtres  et devait suivre ses compagnons sans broncher.

Les premières lueurs de l’aube  commençaient à peine  que Tango s’arrêta brusquement  et leur fit signe de prendre  un petit chemin de terre bordant un plan d’eau et c’est là qu’ils découvrirent le campement de Neige.

Les effusions avec Tango quoique silencieuse  furent intenses , Tango dit à Neige par transmission de pensée qui était ARCOR  elle lui donna une accolade de bienvenue avant de tomber dans les bras de ses amis .

Une longue journée d’attente  allait de nouveau commencer  avant qu’ils puissent se diriger  vers Toulouse , leur prochaine étape.

 

                                                     Toulouse

 

La nuit suivante  fut propice à leur départ  de lourds nuages obscurcissaient l’horizon et rendait la nuit encore plus noire  ce qui était propice à leur dessein.

Après avoir arrimés le tandem et le vélo sur BOKUT et s’être serrés dans l’habitacle devenu étroit  du fait du nombre accru de passagers ils prirent la route.

Une fois sorti des champs la progression se fit plus rapide , l’ordinateur  de bord programmé sur la destination à atteindre leur permettait de laisser leurs pensées errer plus librement  .

Neige revoyait avec émotion les derniers jours avant la catastrophe  et le visiomètre en trois D que son ami John avait testé sur elle .

Il avait pu capter son image  et la restituer  sous forme d’hologramme , si bien que grâce  à un boîtier  monté sur une ceinture elle pouvait être ici et ailleurs en même temps.

En fait ce n’était pas vraiment elle qui se déplaçait dans l’espace , mais son hologramme  qui a bonne distance de l’original avait sa vie propre sans que l’on puisse déceler à moins d’essayer de le toucher  que ce n’était que son image en trois D.

Ils s’étaient  beaucoup amusés  avec cette invention jouant à une sorte de jeu de cache cache  ou il devait découvrir la vrai , même John se laissait tromper par sa propre invention.

Un jour après une  partie finissant dans un fou rire  il lui avait  dit : « »désormais on peut dire que tu est la fille qui venait de nulle part et d’ailleurs. »

Des larmes de nostalgie perlèrent à ses paupières , elle s’assura machinalement que sa ceinture était bien à sa place et rassurée repris sa rêverie.

Ses amis s’étaient endormis bien que leur position ne soit pas très confortable  seul l’un d’eux veillait et sous ses paupières  un filet de regard flamboyant observait Neige sans que celle ci ne s’en rende compte .

Sensitive  remuait les lèvres  dans un rêve agité ou elle disait le nom d’ARCOR ressentant même dans son sommeil des sentiments contradictoire à son égard entre attirance et répulsion.

Heureusement ARCOR trop occupé à surveiller NEIGE  ne remarqua rien.

Les premières lueurs du jour n’étaient pas encore arrivées  que la pancarte de Toulouse  et un signal sur l’ordinateur de bord  leur fit comprendre  qu’ils étaient presque arrivés à leur but.

Neige  programma le navigateur  sur la direction du parking souterrain de Saint Sernin où ils avaient  décidé de trouver refuge dans un premier temps.

A l’entrée de la place Saint SERNIN  un chantier d’immeubles en construction  leur permis de garer BOKUT  parmi d’autres engins laissés à l’abandon le rendant quasiment invisible pour un regard non averti.

Ils avaient  du se résoudre à ce choix la hauteur limitée du parking souterrain ne leur permettant pas d’y rentrer avec BOKUT.

 

                                                 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 11:03

 

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Encore une journée ordinaire qui doit lui plaire lui qui se targue d'être ordinaire.

Le ciel est noir et la ville aussi  loin du petit nuage blanc de nos élus .

Les trombes d'eau se déversent sur la France anticipation d'un avenir noir ou se profilent  plans sociaux non résolus et grèves latentes.

Ils l'attendent au tournant le brave homme ordinaire il faudra  qu'il les tiennent  ses promesses à ce petit peuple qui a cru en lui.

La statue sur la place se lave sous la pluie  des fientes d'oiseaux , impavide , elle était là avant  elle sera là après à moins quelle ne représente  quelque valeur déchue.

Les passants courent  essayant en vain de passer entre les gouttes , les premières mesures sont en routes , le temps presse , bientôt  un nouveau vote , il ne faut pas décevoir.

Alors  attendons la suite l'été sera chaud c'est sur et de toute façon on pourra toujours  manger des haricots  rouges bien sur ,une fois que nous serons plumés .

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 11:58

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Money

 

Il y avait longtemps  qu’il n était plus allé à Vesoul , plus rien  ne l’attachait à cet endroit à présent , son enfance  était loin et après avoir goûté le soleil du midi le climat  pluvieux de la haute saone  lui rebutait un peu..

Il lui fallu tout de même y retourner  le notaire qui s’occupait de la succession de sa grande tante lui avait demandé de venir débarrasser la maison de sa  grande tante disparue avant la mise en vente.

 

Il profita d’un week end de juin  pris l’avion pour Dijon puis se rendit à Vesoul dans une voiture de location.

Il arriva  en milieu de matinée , un faible  soleil éclairait  la vieille bâtisse  sur la place, il monta les quelques marches  du perron de pierre  , glissa sa main derrière  un vase en fonte  et en retira la clé rouillée.

 

La porte  vitrée  de vitraux plombés  aux dessins àdemi effacés qui  représentaient  un arbre  en feuille avec  des  fleurs écarlates s’ouvrit en grinçant  sur un couloir étroit , à gauche  se trouvait  la salle à manger au fond la cuisine  un escalier  en bois donnait à l’étage.

L’odeur d’humidité le pris à la gorge , il écarta  d’une main impatiente  les voiles  aranéens  des toiles d’araignées  qui avaient pris possession de l’espace .

 

La maison sentait la solitude et l’abandon , cela faisait bientôt dix ans que sa tante avait disparu, un jour ces voisins avaient constaté son absence et depuis plus personne  ne l’avaient  revu.

 

Un instant il revit sa Tante les souvenirs heureux l’envahissaient , elle était un peu excentrique , un peu sorcière même, elle l’initiait aux tarots et autres sciences divinatoires dont elle raffolait.

 

Sur l’étagère  de vieux grimoires  aux reliures  mangées par les souris prenaient la poussière  il se dit qu’il ferait bien de commencer à débarrasser  s’il voulait avoir   terminé avant la nuit.

Il commença a remplir les cartons  de vieux livres  éternuant à cause  de la poussière  qui se dégageait  mêlée à l’odeur douceâtre de moisissures quand  il fut interrompu par la cloche

de l’entrée.

 

Surpris il alla ouvrir et se trouva nez à nez avec un ami d’enfance qui était à  l’époque garçon vacher celui-ci était resté  au village et avait monté une exploitation agricole .

 

Ils évoquèrent leurs souvenirs commun puis Tonio lui proposa de venir dîner ferme ce qu’il accepta bien volontiers.

Le repas fut copieux bien arrosé d’un petit vin régional qui fit que  Tonio lui avoua que les affaires marchaient mal et que  si il ne faisait pas  face dans le trimestre suivant à ses remboursements la banque l’obligerait à vendre.

 

La soirée était déjà bien avancée et il n’envisageait pas de conduire après ce qu’ils avaient bus au cours du repas aussi pris il congé e se dirigea t’il vers la maison de sa tante pou y passer la nuit.

 

Contrant de dormir sur place il monta à l’étage où se trouvait la chambre de  sa tante , le grand lit àl baldaquin était resté  tel que lors de sa dernière visite , les chiffonniers d’émaeus devaient  passer le lendemain matin pour enlever les meubles.

 

Un peu ivre il essaya de se frayer un passage  entre les colonnes de livres  qui encombraient la pièce  non sans avoir fait tomber deux au passage dans un nuage de poussière.

 

Il s’allongea sur le lit chercha la poire  qui servait d’interrupteur  pour éteindre le plafonnier  qui éclairait chichement  le sol, quand son regard fut attiré  par un des ouvrages qui s’était ouvert lors de la chute de la colonne.

 

Il se sentit attiré par ce livre , souvenirs d’enfances , brumes  de l’alcool il se vit à côté de sa tante quand elle lui apprenait à déchiffrer les textes anciens des incunables.

 

Il commença   a déchiffrer le texte ancien  comme sa tante  lui avait appris  , prenant fébrilement des notes, et plus il avançait plus la curiosité le poussait à aller plus loin.

 

Le sommeil le pris au petit matin ses yeux rougis d’avoir lu se fermèrent d’eux-mêmes.

 

Le soleil du matin le réveilla , il consulta sa montre  9 heures déjà , il  n’avait plus de temps à perdre , il fallait que son déménagement  soit terminé à midi.

 

Il chercha dans la table de nuit s’il trouvait un marque page pour retrouver le texte ultérieurement  et découvrit une lettre manuscrite de sa tante qu’il glissa sans la lire entre els pages de l’incunable.

 

Le reste de la matinée  passa à ranger et à préparer les quelques  meubles disparates et les livres dépareillés dont il voulait se séparer , sauf  celui qu’il avait découvert la ville qu’il glissa dans son sac.

Les compagnons passèrent dans l’après midi  et après un dernier regard  vers la maison il ferma à clé  contemplant pensivement  le vitrail de la porte qui lui disait vaguement quelque chose sans qu’il puisse se rappeler quoi.

 

Il avait déjà mis le contact  quand une force obscure  le poussa à sortir de la voiture , il se rendit à la cave à charbon  par la trappe extérieur en métal à deux abattants , trouva à ta ton  l’interrupteur , se dirigea vers le fonds  et se servant d’une pelle à charbon  jetée sur le sol , rempli un seau en zinc d’une terre  noire  qui remplissait un bac en bois .

Il agissait dans un état second ne se rendant pas compte  de ses actes poussé par un seul impératif remplir le seau .

Il ouvrit le coffre de la voiture déposa  son fardeau précieusement  contre la roue de secours , referma et repris le volant satisfait.

Ayant ramené la voiture au loueur il se trouva fort embarrassé de son seau de terre  dont il ne pouvait pas se séparer.

Il mis à profit le temps  qui lui manquait  avant  de prendre l’avion pour acheter un sac de voyage  et un sac pour les gravas dans lequel il transvasa le terreau .

 

Le retour se fit sans encombre , une légère somnolence  le pris due au manque de sommeil de la nuit précédente ,il vit alors sa tante  en rêve qui lui parlait.

 

Elle lui disait  lit la lettre dont tu t’est servi comme marque page et prend garde à toi, les apparences sont trompeuses, sur cette phrase sibylline elle disparu.

L’hôtesse  lui demanda  s’il voulait une consommation , il repris alors contact  avec la réalité  et déclina son offre  en souriant.

 

De retour chez lui il retrouva avec plaisir  le soleil du midi , il s’assit sur un fauteuil  se servit une bière  et tirant l’incunable  de son sac  commença à relire le texte ancien.

 

A la lumière du jour  ce qu’il lisait  semblait pure fantasme , il allait le ranger  sur une étagère  quand il se rendit compte que le marque page  improvisé avait glissé sur ces genoux .

 

Il reconnu l’écriture de sa tante , cette lettre lui était adressée elle lui disait : « si tu me lis  aujourd’hui c’est que j’aurais  disparu  , alors prend garde à toi,  laisse parler ton cœur. Et surtout au grand jamais ne cueille pas le dernier fruit  de l’arbre. »

Incrédule il se rappela  ce qu’il avait déchiffré la nuit précédente, sans vraiment y croire c’était trop énorme et pourtant .

 

Il repris le livre ancien  l’ouvrit au passage qu’il avait marqué et regarda la gravure enluminé qui ornait la page.

C’était un  arbuste au feuilles  vert foncé aux fruits rouges , l’un deux était comme incrusté dans la page et ressemblait à une pierre précieuse , un rubis en fait  .

 

Il passa son doigt sur la page et ressenti en fait une protubérance il se muni d’un cutter et desserti la pierre minuscule qui brillait d’un rouge profond.

Dans un état d’exaltation extrême il pris son sac de voyage vida la terre dans un pot  et planta la pierre beau milieu.

 

Il eu alors conscience que l’arbuste du livre était la reproduction exacte de celui du vitrail de la maison de sa tante , son destin était tracé il savait à présent ce qui lui restait à faire.

 

Les jours suivants il arrosa la terre dans laquelle il avait planté la pierre, il savait que c’était  irrationnel mais il ne pouvait pas s’en empêcher.

 

Une semaine passa sans que rien n’arrive il allait oublier ses fantasmes quand un matin une pouce verte sortit de terre, incrédule il la regarda, ce n’était quand même pas……

 

Les jours suivants la plante grandit de lus en plus il la contemplait subjugué par la vitesse à laquelle elle se développait.

 

Les semaines  qui suivirent  furent décisives pour lui , il était fait mettre en congé maladie par son médecin qui a sa mine avait diagnostiqué une grave dépression en fait une  addiction à sa plante été née.

 

Le plus beau jour de sa vie fut quand elle son premier bouton ; oui il ne s’était pas trompé les fleurs étaient des rubis et chaque jour en apportait un autre.

 

Il en cueilli un le serra précieusement dans  sa main et se rendit chez un bijoutier de ses connaissances  à qui il raconta que lors de l’ouverture de la succession de sa tante il avait hérité de cette pierre dont il ne connaissait pas la valeur.

 

Le bijoutier examina la pierre  ne put s’empêcher d’émettre un sifflement admiratif, mon ami lui dit il vous êtes en possession d’un véritable rubis Birman de la plus belle eau, celui,qu’on appelle la pierre des rois.

 

Suivi une estimation qui le laissa abasourdi, il rentra chez lui sur ses entrefaites, il n’avait pas refermé la porte que le téléphone sonna.

Il décrocha c’était son ami Tonio qui venait prendre de ses nouvelles, sa voie était altérée il lui demanda ce qui n’allait pas, Tonio lui avoua que ces affaires allaient de mal en pis et que sauf pour lui de trouver cinq mille euros d’ici la fin du mois sa ferme serait vendue.

 

Contrarié de ne pas pouvoir goûter le plaisir de la découverte de sa nouvelle fortune il lui répondit un peu sèchement  qu’il était occupé sans plus se préoccuper de son ami .

 

Sa plante avait pris d e l’essor et ce n’était plus un  rubis mais neufs qui fleurissaient sur les branches.

Fébrilement il se mis a cueillir le pierres précieuses , son cœur battait la chamade il était riche à présent , un dixième fleur venait d’éclore , il se rappela à cet instant la mise  garde de sa tante et hésita un instant.

 

Un moment il sentit un souffle autour de lui il ressentit la présence de  sa tante qui lui soufflait c’est ta dernière chance ouvre ton cœur.

La porte fenêtre était ouverte sur cette chaude journée d’été , il mis cela sur le compte du vent d’Espagne qui agitait les rideaux , le téléphone  sonna une fois de plus c’était Tonio qui cherchait un peu de réconfort.

Alors qu’il répondait à son ami sa main s’approchait inexorablement du dixième bouton quand celui-ci s’ouvrit commune bouche carnivore lui happent un doigt, Tonio l’entendit crier et lui dit que ce passe t’il ?

 

En un instant il compris que sa cupidité allait le faire finir comme sa tante, la douleur lui fit prendre conscience qu’au bout du fil son ami avait besoin  de lui,sa fortune pouvait le sauver et le sauver lui-même.

 

Dans un effort et malgré la douleur  il dit TONIO ne  t’inquiète pas pour tes dettes  je peux t’avancer cette somme, il entendit un soupir de soulagement et les lames de joie de son ami.

 

La bouche de la plante se referma et les feuilles se mirent à faner, les pierres  vendues lui permirent d’aider son ami et lui laissèrent un petit bénéfice.

 

La vie repris son train la plante fanée fini aux ordures et  quand quelqu’un lui demande ce qui lui est arrivé à son doigt il répond avec un sourire contraint , un accident de jardinage.

 

FIN

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 08:43

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Les clés du paradis

 

C e fut d’abord  une  petite rumeur , elle circulait  à mi voix  de bouche en bouche , dans un bruissement d’ailes froissées , puis de l’un à l’autre elle se confirma, devint une vérité, la vérité , l’abominable vérité.

Il avait perdu les clés , on avait bien remarqué depuis quelques temps qu’il n’avait plus toute sa tête, c’était normal vu son grand âge, mais de là à perdre les clés  ça non alors.

Et l’autre le grand , le seul il n’aurait pas pu y penser lui qui sait tout , cela fait trop longtemps qu’il se reposait sur lui, au moins il aurait pu faire des doubles.

Après que la rumeur  fut devenue réalité, les questions vinrent , comment allait on faire.

Enfin il fallut bien se rendre à l’évidence , SAINT PIERRE avait perdu les clés du paradis.

 

Les anges chuchotaient  entre eux la mine atterrée , tandis que Saint Pierre essayait dans sa vieille mémoire de se  rappeler où il avait bien pu mettre ses foutus clés.

Il se rappelait  bien qu’après  le dernier arrivage il avait fait  rentrer les âmes des bienheureux  après les avoir félicités  de leur vie sur terre .

 

Il leur avait ouvert en grand les portes du paradis , il s’en souvenait  bien parce que dans  cette promotion  il y avait l’Abbé Pierre  et qu’il avait du le forcer pour entrer , celui-ci voulant aller au purgatoire  pour aider les pauvres âmes en détresse .

Des fois  cela arrivait que certains  pensent qu’ils étaient  encore vivants  et que leur mission  n’était pas finie , la précédente avait été  sœur Emmanuelle qu’il avait eu du mal à convaincre aussi.

C’était plus facile  quand il s’agissait de chérubins  qui rentraient  en jouant , n’ayant de la terre que le souvenir  de leur enfance , d’autres  ne voulaient pas croire  à leur béatitude , mais en général  la difficulté  venait plutôt  de ceux qui n’étaient pas élus , les recalés de Dieu.

Dur  comme rôle que de juger  les âmes , de condamner les uns  à errer pendant des siècles au purgatoire , d’autres  à brûler en enfer , sans rémission.

Qui était t’il après tout  pour juger ainsi de l’éternité des autres , parfois il doutait de sa mission .

Peut être  était ce la nature de ce doute  qui fit  qu’il perdit les clés , sa vieille main ridée lasse de condamner , les avaient laisser tomber dans quelque crevasse  de l’espace temps ou même l’autre , le grand le seul, ne pourraient les retrouver.

 

Dans une grande fureur  que l’on ressentit sur terre par de violents  tremblements de terres, l’entité supérieure  lui dit : «  c’est à toi  de trouver la solution , débrouille toi par toi-même »  

Il gratta pensivement sa barbe blanche  mortifié , sans pour autant résoudre son problème.

 

Les anges  avaient  transmis la nouvelle  à ceux du purgatoire  et aux anges déchus qui riaient sous cape  de leur mésaventure , leurs portes n’ayant pas de clés , il ne risquaient pas  pareil avatar.

 

Pendant ce temps  sur terre se multipliaient  les cas de morts cliniques  suivi de réveils, les personnes racontaient tous la même chose ,ils avaient pris un long tunnel lumineux  avaient vu une grande lueur  et subitement étaient revenus  à eux alors qu’ils avaient été considérés comme cliniquement morts.

Les médecins , les sommité scientifiques   se penchaient  sur ces cas  sans en comprendre  la raison  certains allèrent même jusqu’à parler de miracles.

 

La raison de ce phénomène était  bien simple ,Saint Pierre ne pouvait plus  faire entrer  les âmes des justes au paradis  et ne pouvait tout de même pas en éthique les envoyer au purgatoire ou en enfer, il ne restait qu’une alternative les renvoyer  sur terre où ils réintégraient leurs corps.

 

Ce fut le début d’une triste histoire du monde , certains  qui étaient revenus à la vie  avaient eu connaissance de la vérité implantée au passage  par les anges noirs , c’et ainsi  que les anciens justes témoignèrent  qu’après s’être privés leur vie durant des jouissances terrestres ils  n’avaient pas été récompensés.

Déçus aigris ils entraînèrent les hommes dans la violence , aucune valeur morale n’existait plus rament  l’humanité à ses pires instincts.

 

Saint Pierre impuissant  regardait avec désespoir les effets de son erreur sans pouvoir  y remédier , toutes les âmes étaient dirigées à présent ver l’enfer dont les foyers éclairaient  le ciel de leur feux , se mêlant à ceux des guerres fratricides.

 

En fait Dieu s’ennuyant un peu , avait essayé de créer d’autres ondes  mais sans succès il ne réussissait plus à créer une telle imperfection, cet homme  à la fois complexe et fragile et combien imprévisible .

Alors il avait décidé de jouer un tour à Saint pierre et de lui cacher les clés du paradis , ce qu’il n’avait pas prévu  c’est que cette innocente plaisanterie allait plonger le monde  dans le chaos.

Le temps arriva qu’il se rendit  compte que la terre était  au bord de l’apocalypse, il appela Saint pierre et lui dit : « Dans ma grande mansuétude  j’ai décidé  de te pardonner  et de te refaire un jeu de clés  du paradis  prend en bien soin  dorénavant. »

 

Saint Pierre fou de joie  le remercia de sa bonté  et s’empressa  d’ouvrir les portes  du royaume divin .

Le destin  des dieux  sont impénétrables , alors peut être  un jour  grâce à des hommes  de bonnes  volontés la paix reviendra sur terre ;

Fin

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 06:40

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MP777

Mil neuf cent soixante six, c’était bien l’année  1966, le six juin exactement, celle que l’on appela dans les milieux initiés  l’année du diable.

La pendule s’était arrêtée brusquement sur  la sixième heure  de la journée du six juin  1966, cette date restera gravée dans sa mémoire jusqu’à sa mort.

Elle vaquait à ses occupations  dans le petit appartement  qu’elle avait hérité de son père dans une grande ville du sud ouest.

Celui ci n’était pas très grand, un deux pièces dans une maison ancienne  avec des grandes cheminées d’époque  qu’il avait fallut obstruer car en hiver un vent coulis  en sortait refroidissant les pièces.

Il était meublé sobrement  de quelques meubles anciens  un cartel sur la cheminée sonnait les heures et les demi au moyen de petits personnages articulés  qui tapent avec un marteau sur  des cloches de bronze.

Elle vivait seule bien qu’elle ne fut pas très âgée, la trentaine, employée de banque, elle occupait ses loisirs  à lire ou à rédiger  ses mémoires pour évacuer  les douleurs d’une enfance  malheureuse dont elle n’avait pu se défaire malgré la mort de sa mère.

Seul un chat de gouttière noir avec une tache blanche dans le cou  du nom de mirliton  lui tenait compagnie.

Ce jour là elle était aller  au marché  en plein air  comme tout les mardi, laissant mirliton  au balcon  d’où il pistait les oiseaux  des platanes de la place dont les branches affleuraient la maison.

La journée était belle  et le marché retentissait des cris des camelots, les étals  dégageaient une bonne odeur de légumes frais  la foule bonhomme déambulait lentement, les paniers en osier s’entrechoquant  en de joyeux échanges.

Un individu s’était subitement dressé sur une  veille caisse devant un étal de salades  et haranguait la foule à grands cris.

Elle s’approcha l’homme semblait être devenu fou il criait : « Aujourd’hui est le jour du démon  repentez-vous la fin est proche » Les ménagères souriaient sans y prêter plus attention, elle-même allait s’éloigner  quand elle ressentit comme un e onde de choc dans sa tête.

Depuis sa petite enfance elle avait une  sorte de don  qui lui faisait pressentir des événements  elle  ressentait d’une façon aiguë toutes les  manifestations de méchanceté.

Elle sut à cet instant que cet homme était en danger, elle tenta de s’en approcher  mais la foule dense qui s’écoulait semblait se faire un malin plaisir  à lui barrer le passage.

Le sentiment de danger  imminent  se faisant de plus en plus sentir, elle bouscula les personnes qui lui barraient le passage, au moment ou elle arrivait enfin à la hauteur de l’homme, celui ci vacilla de sa caisse et s’écroula lourdement sur les salades de l’étal.

Elle essaya de le secourir, il gisait sur les salades sans bouger elle tenta de lui relever la tête quand elle vit consternée le filet de sang qui lu coulait de la commissure des lèvres.

C’est alors que l’homme sembla reprendre  un peu conscience  et balbutia quelques mots  étouffés dont elle crut comprendre le sens «méfiez vous disait- il est revenu  ne pas  se fier aux apparences» à peine ceux ci prononcés qu’il  se raidit dans un  dernier spasme.

Le SAMU appelé d’urgence ne put que constater le décès du pauvre homme victime semble t’il d’une rupture d’anévrisme.

Son humeur du matin s’était trouvée assombrie par cet événement  et elle écourta son marché pour rentrer chez elle et réfléchir.

La sonnette retentit alors même que le carillon sonnait six heures, elle alla ouvrir la porte un peu surprise n’attendant personne.

Sur le seuil une jeune femme brune lui souriait, un peu abasourdie, elle reconnut sa sœur  Clara  qu’elle n’avait pas vu depuis quinze ans.

Clara alla s’asseoir sans y être invitée  sur un fauteuil  et d’un œil curieux  fit l’inventaire  de la pièce en silence avant  d’aborder le motif de sa visite.

Elle exposa du ton péremptoire qui lui était habituel qui lui était apparut qu’après toutes ces années passées elle voulait reprendre contact et effacer le passé.

Méfiante pour avoir été trop souvent abusée, elle la regarda  un peu surprise, mais ne voulant pas repousser la main tendue, tout le monde pouvant s’amender un jour, elle l’écouta parler.

Toutefois un froid glacial lui coulait le long du dos, sans qu’elle sut pourquoi, le visage de sa sœur  faisait remonter en elle des émotions enfouies qu’elle croyait avoir enterrées au plus profond de son subconscient.

Elle se rappelait le retour de clinique de sa mère après l’accouchement, quand elle s’était précipitée toute joyeuse vers elle et la façon dont elle l’avait bousculée pour s’occuper du nouveau né.

Puis revint par vagues , les brimades morales  de cette sœur à qui ont donnait toujours raison , qui lui prenait systématiquement ses jouets préférés, et dont la méchanceté naturelle de beaucoup d’enfants avait été entretenue par la bienveillante complicité de la mère et l’absence de réaction du père.

Tandis que Clara parlait sans se rendre compte de rien, tout à son discours, le sourire mielleux démenti par la dureté du regard qu’elle ne pouvait contrôler, les souvenirs montaient  sans fin  l’étouffait, la colère  le ressentiment, l’incompréhension  la submergeait la laissant sans voie.

Sure de sa position Clara lui saisit la main, elle avait une poigne sèche et dure, sa main était froide, elle se dégagea vivement de son étreinte par un mouvement reflex de rejet qui paru surprendre Clara .

Clara se tut subitement la regardant de ses yeux sombres, elle se leva, machinalement, Sophia porta  la main à son cou comme pour mieux respirer, et sentit la médaille de sainte Thérèse cadeau d’une voisine qui s’occupait d’elle quand elle était enfant et  qui lui servait de porte- bonheur.

Un instant une bouffée de tendresse lui monta aux lèvres et elle sourit inconsciemment en pensant aux souvenirs heureux qu’évoquait ce médaillon.

Cette soudaine saute d’humeur sembla désarçonner Clara qui quittant le ton de badinage affectueux se mis subitement à lui parler sèchement, lui expliquant qu’elle était dans la précarité, qu’elle pouvait l’aider financièrement  que c’était son devoir de sœur.

Prenant conscience du changement de ton  de son interlocutrice elle porta son regard sur ses mains  qui s’agitaient devant elle  comme animées de leur propre vie et qui ressemblaient à si méprendre à des serres d’oiseau de proie  que l’on aurait  vernies en carmin.

Le message de l’homme du marché  s’imposa  tout à coup à son esprit et elle pris conscience que sous l’apparence de sa sœur se cachait une entité démoniaque, tenant très fort le médaillon de Sainte Thérèse elle fit un pas en avant.

Elle n’avait pas encore prononcé un mot de refus  que toute la pièce se mis  à tanguer  comme le plancher d’un bateau

Le carillon du cartel de la cheminée sonnait à tout rompre la demi de  six heures, une chaleur subite envahi la pièce, la cheminée semblait fondre sous la chaleur qui devenait de plus en plus intense.

Elle recula d’un pas sans lâcher le médaillon , le visage de sa sœur se modifiait, le visage se décharnait, les mains devenaient définitivement griffues, la bouche se tordait dans un flot d’imprécations, tout à coup la pièce redevint normale et sa sœur repris son apparence.

Elle compris que le médaillon l’avait protégée des forces malignes,

Clara semblait éteinte, elle ne s’attarda pas semblant avoir oublié le motif de sa visite, soulagée elle la raccompagna à la porte.

Le temps avait fait son œuvre , et cette journée du  six juin  mil neuf cent soixante six fut pour certains initiés certes l’année du démon mais surtout ce la fut pour elle celle ou elle se débarrassa définitivement de tous ses démons.

 

Fin

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 18:33

 

 

 

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Le soleil s’était levé timidement sur un monde désertique  , dégageant peu à peu les brumes de la nuit  qui résistaient  tant bien que mal  à ses rayons , s’accrochant  en écharpes blanches aux  arbres bleus qui tendaient  leurs branches  rabougries comme une  supplique vers le ciel implacable  .

La végétation pauvre , quelques arbustes recouverts de baies violettes semblaient comme figés encore ensommeillés  tandis que  les insectes sortaient  furtivement des trous  dans la terre desséchée  pour bénéficier des premiers rayons de l’astre écarlate.

Au loin en ombre chinoise  une caravane se bizarinus  des animaux de bas dressés par les autochtones pour transporter le marchandise que l’on reconnaissait bien par leur long cou  , leur trois bosses et leurs six pattes qui leur permettait de se déplacer sur toute surface du fait de leur différente longueur .

Des silhouettes habillées de bleu les suivaient a pied à cette distance on ne distinguait  rien d’eux que leur ombre  démultipliée dans les soleil levant.

La vie  petit à petit reprenait ses droits , un éclair roux traversa la piste et un curieux animal au museaux pointus, ses deux têtes pointées  vers l’horizon humant  avec délice les premiers effluves  de vie  du matin  qui lu rappelaient que son déjeuner l’attendait quelque part au delà des  dunes  violettes.

Un éclair argenté  traversa le ciel  et un tisteros argent  plana  au dessus  de lui dardant ses yeux rouges vers sa future proie , il s’immobilisa près a fondre comme un pierre sur sa victime .

Le rinaros roux pointa un de  ses museaux vers le ciel , attiré par la lumière  qui se reflétait sur le sol  et plongea vivement dans une cavité  pratiquée dans une  roche de granit qui bordait la piste  sablonneuse.

Le tisteros  voyant sa proie lui échapper poussa un cri guttural destiné à paralyser sa victime , mais celle ci était désormais hors de vue.

Il repris son vol circulaire renvoyant tour a tour les rayons orangés de l’astre sur le sol aride  et les arbres rabougris.

Le rinaros une fois a  l’abri se retourna  pour explorer la cavité qui lui avait permis de se sauver   , son odorat sur développé  le mis en garde contre un autre danger  que tout occupé a échapper au tisteros argent  il  avait occulté.

 

                                   La rencontre

Une odeur inconnue chatouillait ses narines  , cela sentait le sucre et la canelle comme la fois ou il y a très longtemps dans une autre vie il s’était aventuré près des habitations et qu’il avait senti cette odeur sur le bord d’une fenêtre .

Il se roula en boule  en position de défense les longues épines rousses qui couvraient  son corps s’hérissant en autant de dards empoisonnés , seuls ses petits yeux rouges étaient visibles dans cette boule piquante .

L’odeur de sucre et de cannelle fut plus forte  et curieusement agissant sur lui comme un soporifique  lui faisant baisser ses défenses malgré lui.

Il se sentait désarmé , comme un  nouveau né dans la chaleur du sein maternel il pris tout à coup conscience du danger qui le guettait  et tenta de se reprendre et de redresser ses piquants qui s’étaient petit à petit couchés reprenant la souplesse d’un fourrure .

Il sentit tout à coup une main tiède fleurant bon la cannelle qui lui caressait le ventre , tandis qu’une voie douce lui parlait dans un langage qu’il ne connaissait pas .

Alors apparut devant lui une fillette accroupie  au fonds du trou , sa peau avait la couleur du ciel et ses yeux ceux du soleil levant , ses cheveux hirsutes entouraient son fin visage d’une auréole lunaire d’un blanc bleuté, un sourire  éclairait son visage.

Totalement désarmé il resta immobile , puis lécha la main tendue vers lui en signe  d’amitié.

Les jours qui suivirent il partagea ce qui servait de tanière à sa nouvelle amie.

Il découvrit avec surprise que le trou dans le rocher ouvrait en fait sur une grande salle dont l’entrée initiale avait été en partie obstruée par un éboulis rocheux .

La salle était en partie occupée par des consoles  de commandes et des écrans géants qu distribuaient une lumière verte , devant chaque une  d’elle des fauteuils de cuirs noirs  tendaient leurs bras vacants  à des habitants absents depuis longtemps.

Une porte donnait sur une autre pièce qui lui rappela la maison devant laquelle il avait senti sur le bord e la fenêtre l’odeur de sucre et de cannelle dans une autre vie.

Il reconnu ce qu’il avait découvert le jour ou il s’était glissé furtivement  par la porte ouverte pour dérober la  nourriture une cuisine , bien qu’il ne connaisse pas le sens du mot il savait que c’est là que les hommes préparaient à manger .

La fillette lui fit signe d’entrer et lui parlant de sa voie douce et musicale lui fit découvrir le reste de l’antre qu se composait  de deux autres pièce avec des lits superposés et  de sanitaires.

Sur des étagères métalliques des conserves en tous genre  étaient empilées soigneusement , il savait que ça aussi c’était de la nourriture mais qu’on ne pouvait pas y toucher tant que l’homme n’avait pas  fait quelque chose avec un instrument bruyant qu permettait de les ouvrir.

Il avait aussi vu les hommes bleus en porter sur le dos de  leur bizarinus  saut qu’eux il pouvait les ouvrir avec l’unique ongle de leur main qui leur servait d’outil tranchant , parfois il avait léché les restes  qu restaient accrochés dans les boites métalliques, qu’ils jetaient  sans vergogne derrière eux.

Il avait même vu le titeros argent  s’en emparer un jour et l’ouvrir de son bec crochu pour dévorer ce qu’elles contenaient  faute de proies vivantes .

La fillette  aux cheveux de lune s’assit sur un fauteuil appuya sur un bouton et un écran s’alluma devant lui , des images défilaient devant  ses quatre yeux ébahis 

Tout d’abord il vit des arbres et des maisons  et des gens qui circulaient  a pied ou dans  des véhicules inconnus pour lui  et qui communiquaient par des sons qu’il ne comprenait pas.

Puis suivirent des lacs et des rivières, des animaux qu évoquaient vaguement  quelque chose pour lui, puis vint un image en gros plan d’un terrier dans un champs .

Un dernière image le rempli d’émotion , du terrier un éclair roux  sortit un museau fin un pelage roux et enfin une queue en panache , en un instant tous ses souvenirs revinrent .

C’elle qu’il voyait ainsi c’était son amie la renarde avant que tout n’arrive.

Les images changèrent  brutalement des hommes derrière des pupitres la mine grave parlaient sans qu’il comprenne  ce qu’ils disaient .

L’un d’entre eux commentait des images sur un grand écran ou apparaissait  des immeubles détruits  , un énorme champignon blanc sortait  d’une structure en béton en forme de cône .

L’homme montrait le cheminement d’un énorme nuage sur une carte d’Europe , l’image devint floue un moment pour  revenir à la normale, sauf que l’homme n’était plus devant l’écran  mais allongé au sol agité de soubresauts.

 

D’autres images suivirent ou l’on voyait des populations   s’abriter dans des blokaus en bétons  repoussant sauvagement ceux qui tentaient  d’entrer.

Les amis

La fillette le pris sur ses genoux  caressant ses deux têtes tour à tour lui dit dans un langage, devenu tout à coup intelligible , parce que venant du cœur, je suis la fille qui venait de nulle part et d’ailleurs.

Nous sommes les quelques survivants mutants d’une  catastrophe nucléaire

et nous essayons de survivre dans ce monde désert .

Il lui lécha doucement la main comme un message d’espoir ils savaient tous deux que seul l’amour  leur permettrait d’assumer leur destin.

Le contact noué ils s’aperçurent qu’ils pouvaient communiquer sans mot ,leur esprit  étaient cordonnés  sur une même fréquence psychique.

Elle lui demanda , quel est ton nom ? Il ne sut quoi répondre réfléchît un instant personne ne lui avait donné de nom .Elle sourit consciente de  son embarras elle lui dit je t’appellerai Tango si tu veux bien , parce que tu est un peu orange.

Surpris , il la regarda  et remua a queue  en panache en guise d ‘acquiescement  alors il lui dit et toi quel est ton nom ?

Elle le regarda le regard un instant assombri par la tristesse et lui répondit , je n’ai pas de nom, celui  qui me rattachait à ce monde disparu  ,n’a plus de sens , mes parents sont morts  tous  les deux ainsi que tous mes amis , alors!

Il se blottit contre elle  en une boule de poils orange et lui dit , je pourrais t’appeler  Neige si tu veux bien , tu me rappelle ces nuits d’hiver  quand au saut du terrier , la lune donnait  à la neige fraîchement tombée une lueur bleutée que j’aimais beaucoup.

Allons y pour Neige , dit elle en riant , viens je te fais visiter  ma maison et puis après le te raconterais mon histoire et toi la tienne.

Elle l’amena dans une grande pièce qui servait de salon, meublée de grands fauteuils de cuir et d’un écran de télévision plat qui diffusait en boucle des images d’apocalypse.

Je ne peux pas l’arrêter dit elle , il est programmé ainsi et il est alimenté par des piles nucléaires, ce que tu vois  ce sont les évènements  tels qu’ils se sont  produits il y a déjà deux ans .

Mon père était gardien de sécurité à la centrale  nucléaire, nous habitions  dans l’enceinte de la centrale dans un bunker , avec les autres membres du personnel et nous partagions nos loisirs avec les ingénieurs et  chercheurs du site.

Mon père et quelques autres gardiens étaient chargés  de faire  des rondes  autour de la centrale  armés de pistolets électroniques  paralysants  qui permettaient de mettre hors d’état de nuire un adversaire sans le tuer  du moins normalement .

Dés l’ âge de deux ans , mon père m’a laissé me promener dans la centrale  et j’ai joué entre les pupitres informatiques  depuis que je sais marcher.

Un chercheur du centre  me montrait souvent comme un jeu le fonctionnement des écrans de contrôle , et un jour à sa grande surprise j’ai anticipé son geste et effectué seule la manipulation .

Surpris il m’a fait recommencer , puis continuer , sans pouvoir en croire ses yeux.

Je comprenais intuitivement le fonctionnement  des ordinateurs sans avoir jamais appris .

C’est ainsi que mon père averti par John le chercheur de cette faculté j’ai intégré une école dans le village  voisin de la centrale  ou l’enseignement était particulièrement élevé car réservé à ce que le commun es gens appellent les surdoués.

J’avais alors  fait connaissance de mes amis , Taupe prénommé ainsi à cause  de ses grosses lunettes , Louis car il avait perdu  une partie de l’audition lors d’un concert de roCK ou il était placé trop près des  baffles géantes et Sensitive  qui percevait intuitivement les évènements et les sentiments de son entourage.

La catastrophe

 

Un jour  les sirènes se sont mises à hurler , John le chercheur  qui s’occupait de moi c’est précipité  et m’a enfermé  dans une pièce  à l’abri des rayons ,  cette endroit était  prévu en cas d’accident majeur,  non sans m’avoir griffonné le code de la porte et enjoint de ne pas sortire sous aucun prétexte tant que la lumière rouge au dessus de la porte resterait allumée.

Je me suis trouvée seule là où nous sommes  actuellement  sans savoir quoi faire , si bien qu’au bout de quelques jours d’attente malgré la lumière rouge , je suis sortie .

Je ne me souviens pas de ce qui c’est passé  après sinon  qu’a mon réveil  j’avais changé d’aspect , mais j’étais vivante et seule.

Il n’y avait plus aucune trace de vie autour de moi , en surface tout était détruit .

Je fouillais désespérément  les décombres pendant plusieurs jours sans trouver trace de personne.

De retour dans l’abri je vis  les images qui défilaient  à la télévision témoin d’un véritable cauchemar, je pensais à cet instant être la seule survivante.

Le club des quatre

Il se passa quelques jours ou je restais prostrée , dans un état second quand en passant devant  l’écran de veille d’un des ordinateurs je vis qu’un message clignotait , folle de joie je me connectais .

Je ne pus retenir des larmes de joie quand je vis apparaître le visage amis de Taupe , puis celui de Louis et enfin Sensitive .

Ils avaient du leur salut au fait qu’ils étaient partis  en exploration spéléologiques  dans un gouffre des environs et que  la grotte les avaient en partie préservés des radiations.

Ils avaient néanmoins comme moi subis des modifications suite à l’explosion de la centrale .

Louis  développait curieusement subitement une ouie hyper développée qui lui permettait de percevoir des sons inaudibles par les autres,  Taupe  lui s’était vu doter d’une hyper vision de loin et sensitive percevait désormais les évènements et  avait développé une sorte de  communication psychique appelée communément transmission de pensée.

Elle appela Tango et lui expliqua  qu’elle était restée en contact  par internet  avec ses trois amis  à qui elle les présenta.

Sensitive  ressenti une onde  d’affection  quand la boule de poile roux apparu à l’écran et Tango se sentit heureux comme quand il  avait sentit l’odeur de cannelle.

Ses amis lui apprirent que d’autres personnes avaient survécus  mais qu’ils vivaient   dans de conditions difficiles  , il ne pouvait pas en dire plus pour l’instant  il la contacterait   rapidement mais il y avait danger  à communiquer trop longtemps.

Les hommes bleus

 

C’est alors que Tango lui raconta  par projection mentale comment en cherchant sa nourriture il avait découvert les hommes bleus ,ils étaient  revêtus d’une tunique qui leur couvrait le corps et la tête au moyen d’une capuche ils s’exprimaient pour la plus part d’entre eux non par de mots par des sons gutturaux  qui accompagnaient  des bulles de couleurs qui sortaient de leur bouches torves . Leurs petits yeux rouges qui brillaient dans l’ombre de leur capuche respiraient la méchanceté et la folie .

Ils étaient  entourés d’un aura noire comme une cape virtuelle qui était l’expression  de leur méchanceté profonde, c’étaient une  race de mutants impitoyables qui se prénommaient entre eux les enfants de Go , et que les survivants avaient appelés les gobleus .

Le long de leurs longs bras maigres les mains apparaissaient  difformes , elles ne possédaient  que deux doigts , dont le pouce curieusement déformé était prolongé d’un ongle long et tranchant qui leur servait tout à tour  d’outil pour ouvrir les boites  de conserves ou d’arme.

Les pro nucléaires

Ses suppositions  se vérifiaient , ces homme bleus mutants n’étaient autres que des pro nucléaires  qui adoraient la centrale comme un dieu  et qui  en voulant s’en emparer avaient fait exploser le réacteur .

Mais qu’avait elle a faire avec ces hommes , à cette question  Tango n’avait pas de réponse  et les images mentales  continuèrent à défiler dans sa tête . Des scènes de pillages  se succédaient . Elle vit les hommes bleus  chevauchant leurs Bizarinus  tirer sur les survivants et s’emparer les dépôts alimentaires tuant tous ceux qui s’opposaient à eux.

Puis d’autres images remplacèrent les scènes de violences, des hommes et des femmes aux cheveux  blanc comme neige et à la peu bleu transportaient  des caisses  qu’ils chargeaient ensuite sur le dos des bizarinus sous l’étroite surveillance des hommes en capuche.

Elle compris alors que les hommes bleus détenaient  le monopole de la nourriture comestible dans la région , le nuage toxique  ayant détruit  en grande partie  la végétation et fait muter les animaux survivants.

Tango lu dit  que les hommes bleus de ne sortaient jamais la nuit  la nuit car leur vue  ne le permettait pas et ils avaient peur des embuscades des insurgés ; des le soleil couché ils regagnaient leurs camps .

Elle dit à son compagnon d’infortune, je te remercie de ton aide , il nous faut maintenant  reprendre contact avec mes amis, sur un site sécurisé afin que les hommes bleus ne puisse pas découvrir d’où nous émettons.

 

Tango

 

Tango s’avéra avoir outre ses deux   têtes développé des facultés au niveau de ces cellules grises , il lui indiqua comment faire un pare feu incontournable  d’autant  que les apôtres de Go n’avaient pas lors de leur mutation développé une intelligence bien vive .

L’écran s’éclaira de nouveau , la fenêtre s’ouvrit  et Sensitive apparue, elle lui fit part  de ce qui lui était arrivée et la mis en garde du danger  représenté par les hommes bleus .

Sensitive était déjà au courant , elle même lui indiqua qu’elle faisait partie d’un mouvement  de résistance  à l’oppression  des adeptes e GO, elle ne pouvait lui en dire plus pour l’instant.

Le visage de Sensitive disparut, dans le même moment un nouvel avis de message s’afficha à l’écran , elle l’ouvrit  et vit avec horreur le visage  grimaçant   d’un homme bleu qui l’invectivait violemment il faisait  partie de ceux qu avaient gardé la faculté de la parole .

Elle compris  aux menaces proférées qu’il ne pouvait arriver à la localiser le pare feu de Tango avait été efficace .

Elle se rendit compte à cet instant , combien elle était vulnérable  seule ou du moins  à la merci de ses féroces prédateurs qui si ils découvraient   sa présence dans l’enceinte de la centrale ne manqueraient pas de la tuer.

Ils devaient penser qu’elle avait fui comme tous les autres survivants  et qu’elle était réfugiée quelque part dans la région, tant l’hypothèse qu’il puisse y avoir des survivants  autour de la centrale était  invraisemblable.

Mais qu’avait elle à faire avec ces hommes , pourquoi tant de haine à son égard  elle qui  sortait à peine  d e l’enfance et qui ne faisait de tort à personne .

 

Le secret

 

Neige éteignit son écran  et se retournant vers Tango lui dit , suis moi je dois te montrer  mon secret.

Celui ci la suivit  à travers  des enfilades  de pièces meublées sommairement  pour enfin arriver dans une salle fermée  par une  porte blindée avec un code digital.

Elle activa l’ouverture et la loure porte s’ouvrit sur un laboratoire, au milieu de celui ci un cône de verre très épais brillait doucement d’une lumière verte.

Elle s’approcha doucement pianota  rapidement sur un clavier , une trappe s’ouvrit et apparu un récipient entouré de glace ressemblant à un énorme thermos.

Ce munissant de gants de protection elle sortit le récipient de sa gangue de glace  et le posa sur le bureau proche.

Tu vois dit elle à Tango dans son langage mental ce récipient contient des graines de blé d’orge  et de maïs ainsi que des graines de légumes  que les chercheurs testaient pour développer  leur résistance  au rayonnement nucléaire ils sont le gage de notre survie .

Il faut absolument que nous quittions Go avant quel es homme bleus ne vainquent la crainte de s’approcher de la centrale et nous découvrent .

Tango hocha comiquement ses deux têtes dans u mouvement comique de marionnette et lui dit comment allons nous faire.

Le visage de Neige s’illumina d’un grand sourire  et elle lui dit de t’inquiète pas j’ai mon idée.

Ces mots se transformaient  dans l’esprit de Tango en des petits  nuages roses apaisants et lui redonnait du courage.

Tout d’abord il faut que je contacte Taupe dit elle mais attendons que les hommes bleus dorment .

Elle remis le récipient dans sa cavité referma la trappe  et invita Tango à quitter la pièce par une autre porte que celle par laquelle il s’étaient introduit.

La seconde porte donnait sur un escalator qui se mis automatiquement en route et les amena  rapidement dans un hangar dans lequel divers véhicules étaient  immobilisés.

Elle se dirigea vers l’un d’entre eux , un  engin à chenilles  de bonne taille  avec un bras articulé qui pouvait servir de pelleteuse ou de perforeuse .

La cabine relativement spacieuse, puisque prévue pour une équipe de cinq ou six techniciens était prolongée par un coffre de bonne taille .

Elle grimpa à l’aide d’une échelle accrochée à l’engin  tenant Tango sous son bras.

Elle pris place devant le pupitre de commande et retrouva la même émotion que le jour ou John  l’avait initié  à la commande de cet engin à propulsion nucléaire à l’autonomie quasi illimitée  qu servait aux travaux de la centrale.

Le moteur quasi silencieux  répondit à la première sollicitation et se mis à ronronner doucement .

Je te présente BOKUT dit elle à TANGO , je l’ai baptisé ainsi il y a quelques années .

La première partie de son plan commençait à prendre forme.

Elle redescendît  de l’engin d’un bond dans le hangar et se dirigea  vers un grand placard  d’ou elle sortit une  grande bâche  roulée  de la couleur du sol.

Elle la montra à Tango et lui dit , c’est une bâche de camouflage , elle prend la couleur de l’endroit ou elle se trouve, elle nous sera certainement utile.

Il nous reste à ;rassembler suffisamment de nourriture  pour assurer notre survie  pour plusieurs mois sans doute.

Elle se dirigea vers un petit chariot élévateur  et commença à transférer les palettes  de conserves  des rayonnages du hangar au coffre  de BOKUT.

En ce qu concerne l’eau  Bokut  est muni d’un système  qui récupère l’eau de l’atmosphère  et le restitue en eau potable.

Elle allait quitter le hangar quand elle se ravisa ouvrit un  placard vertical qui servait de râtelier et décrocha cinq  pistolets à impulsion électrique TACER et un fusil paralysant à longue portée , les mêmes qu servaient aux gardiens  pour protéger la centrale .

Elle pris également une  gosse ceinture bardée d’électronique qu’elle regarda avec émotion , il s’agissait du dernier cadeau de John, un engin qui permettait à celui qui le portait de projeter à distance son propre Hologramme .

Elle senti une larme perler à ses paupières quand les images heureuse  lui revenaient en mémoire.

Elle se voyait taquinant John qui ne sait plus si c’était elle  qu’il voyait ou son hologramme , le tout finissant dans de grands éclats de rire.

La nuit tombée il ne restait plus qu’a contacter Taupe , après deux essais infructueux  le visage de son ami apparu à l’écran.

Elle le rassura  sur la sécurité de la transaction  en lui expliquant  brièvement l’aide apportée par Tango.

Elle lui fit par de son projet de quitter la centrale  pour rejoindre les survivants , Taupe lui confirma que certains avaient  échappés à la mort  et s’étaient réfugiés  à Albi et Toulouse dans des endroits secrets d’où ils tentaient de combattre les hommes de go .

Il lui dit que les hommes bleus craignaient tous les lieux de culte ou ce qui s’en approchait si bien que les survivants avaient pu se cacher dans les églises et abbaye nombreuses dans la région  arborés par leurs ennemis qui pensaient que ces endroits étaient porteurs de malédiction .

Cette croyance de leurs ennemis leur avait permis de leur échapper , de survivre et d’organiser un semblant de résistance , principalement la nuit  où ils gardaient l’avantage .

Il lui dit que lui même et ses deux amis avaient prévus de rejoindre dans in premier temps les insurgés d’ ALBI, il lui proposa de  se retrouver à mi chemin au lieu-dit Silence à Castelsarrasin, un e chapelle leur servirait de point d’étape.

Il se chargerait pour plus de sécurité de contacter Louis et Sensitive, le rendez vous fut pris pour deux jours plus tard à minuit.

 

La fuite

 

Il ne lui restait que peu de temps pour préparer son départ , elle passa la ceinture à sa taille y glissa un Tacer supplémentaire , pris son ordinateur portable qu’elle plaça dans la cabine  de BOKUT et parti chercher les précieuses graines.

Elle jeta un dernier regard mélancolique sur le laboratoire glissa le récipient contant les graines  dans un contener de conservation portable dont elle brancha l’alimentation sur une prise du pupitre de BOKUT et se prépara au départ.

La nuit s’avérait noire en cette journée  d‘automne , elle ouvrit  la porte automatique du hangar  et Bokut se glissa  presque silencieusement sur ses chenilles  dans la cour centrale  pur rejoindre bientôt la route déserte.

A ces cotés silencieux Tango tremblait un peu , ressentant l’angoisse de son amie .

L’engin pris la route  sur ces chenilles  qui ne lui permettait  de se déplacer qu’à un e allure réduite , ce qui n’était pas sans danger dans la mesure ou ils étaient  obligés d’emprunter des routes désertes ce qui les rendaient visibles loi.

Heureusement la nuit était noir et le guidage de l’ordinateur d e bord permettait de se déplacer sans craindre de heurter un obstacle inattendu.

Ils étaient quasiment surs de ne pas être inquiétés jusqu’au petit jour les hommes bleus ne se déplaçant jamais la nuit  du fait de leur vision altérée.

La nuit commençait à pâlir et ils n’avaient  franchis qu’une cinquantaines de kilomètres, il fallait songer à se cacher pour la journée.

Neige consulta  le GPS du tableau de bord  et vit qu’a un kilomètre  à droite  se trouvait  les serres géantes, de pruneaux d’Agen , elle se rappelait les avoir visitées avec son père , d’énormes tunnels  de plastiques  couvraient les champs à perte de vue .

En s’introduisant dans l’un d’entre eux  elle serait dissimulée aux regards, d’autant que les fruits avaient été irradiés et que les hommes bleus ne s’aventureraient pas dans les vergers.

Les chenillettes de  l’engin mordirent brutalement le bas côté quand  elle indiqua la direction à prendre  et s’engagea a travers champs dans la terre meuble.

Ils furent  bientôt hors de vue de la route et s’engagèrent sous un tunnel de plastique  translucide  qui les protégeait néanmoins des regards indiscrets.

Elle stoppa le moteur et par précaution déroula la bâche de camouflage dont elle recouvrit  Bokut qui pris aussitôt l’apparence  de son environnement.

Elle pris son ordinateur portable et tenta un e connexion avec ses amis ,Taupe ne répondit pas  ni Sensitive  mais la fenêtre s’ouvrit sur  LOUIS a qui elle indiqua q u’elle était en mouvement vers leur point de rencontre et qu’elle le contacterai pour plus de sécurité la nuit suivante.

 

Le cri

 

Tout à coup alors qu’ils sommeillaient tous les deux , un cri à leur glacer le sang retentit i dans la campagne .

C’était plutôt une sorte de chant plaintif   et monocorde qui se répétait à l’infini renvoyé par l’écho, c’était l’heure de la prière des hommes bleus . 

L’un de leurs  de ceux que  les réfugiés nommaient les  Gobleus a voix lançait son chant triste  à la gloire du Dieu GO.

Elle sentit une sueur  glacée lui couler le long du dos , ainsi ils étaient là non loin d’eux , qui étaient ils réellement  que voulaient ils enfin ?

Une haine féroce pris bientôt place à la peur , c’était ces hommes qui avaient tués son père et ses amis et qui l’avait rendue telle qu’elle était aujourd’hui cette mutante bleu aux yeux oranges  avec pour seule présence son fidèle ami Tango.

Elle sut à cet instant que son rôle était tracé, que le combat  ne pourrait se finir  que par la disparition de ses êtres .et la réhabilitation d’une  société  civilisée respectueuse  de la nature  qu’ils avaient  gravement blessée.

A ses pieds Tango s’était hérissé ,de tous ses dards ressemblant  tout à coup à une boule de feu , ses yeux brillant de fureur au diapason de son amie.

Ils n’étaient plus  que Neige et Feu , redoutable tandem.

 

Les abbattoirs

 

La nuit venue elle ouvrit une boite de cassoulet  qu’elle partage avec Tango après l’avoir faite chauffer  sur le petit réchaud  de camping-

Cela faisait longtemps  que Tango  n’avait pas fait un pas aussi copieux , il se contentait d’ordinaire de restes de boites de conserves  abandonnées par les hommes bleus  ou d’insectes, rares étaient les espèces d’animaux qui avaient survécus.

Blanche s’apprêtait a reprogrammer l’ordinateur de bord de BOKUT quand un nouveau message arriva sur son PC.

Elle vit avec plaisir le visage de Sensitive s’afficher celle ci lui dit :

·        il nous faut changer les plans  le lieu dit silence à Castelsarrasin n’est plus sur , on nous a signalé des mouvements de  troupes  dans ce secteur , certain, des notre ont mêmes été arrêtés et torturés il cherchent la fille de la centrale .

·        Neige atterrée lui répondit :

·        que me veux le t’ils ?

pourquoi torturer des innocents

·        Sensitive ne sut quoi répondre

Elle lui dit alors :

·        nous nous retrouverons plus au nord  dans les abattoirs Halal, c’est un lieu consacré ou les hommes bleus ne peuvent pas rentrer , nous y serons provisoirement en sécurité.

Neige lui adressa un sourire mouillé de larmes et lui dit :

·        A demain soir donc .

L’écran s’éteignit

Tango qui avait suivi toute la conversation avec sa perception extrasensorielle  tenta  de la réconforter , Neige retenait ses larmes  de rage .

Elle regarda le plan sur son écran de bord et programma son trajet , en fait elle savait pour avoir pu capter des images sur la toile que les hommes bleus évitaient les villes et préféraient  errer dans la campagne avec leurs bizarinus.

 

La seule exception était la ville de Carcassonne où leurs chefs les gobleus à voix avaient élu domicile  séduits par les remparts médiévaux qui leur permettaient de se tenir en garde contre les embuscades  des survivants.

Ils n’étaient pas très nombreux mais leur férocité  et le fait qu’ils aient rapidement  eu l’idée de monopoliser  les points de distribution de nourritures  disponibles leur donnait  pour un temps un pouvoir absolu.

Le trio

 

Pendant que Neige  et Tango se cachaient  dans les serres les trois compères qui avaient fini par se rejoindre se dirigeaient vers la cathédrale d’Albi première étape où ils savaient  être en sécurité  d’autres survivants y ayant trouvé refuge.

Sensitive , Louis et Taupe  pratiquaient dans leurs moments de loisirs du cyclotourisme, ils faisait partie du même club régional, si bien qu’ils connaissaient  toutes les petites routes  de la région.

Avant que les événements  ne les transforment ils avaient mis au point un prototype de tandem à trois places  muni d’un moteur électrique qui se rechargeait  du simple fait  du mouvement des roues et une remorque  dont le capot servait de capteur solaire leur donnant une autonomie de plusieurs heures .

La nuit venue ils avaient  rempli la remorque de boites de conserve , d’eau potable et de leur indispensable PC dont la charge pouvait être faite grâce aux batteries solaires de la remorque.

Taupe avait pris la première place sur le tandem, suivi de Louis et enfin Sensitive , la particularité de Louis  de voire à une grande distance  leur permettait d’éviter  toute mauvaise rencontre.

 

Les bizarinus

 

Louis aussi avait perçu comme Neige le chant lugubre des hommes bleus  malgré la distance qui les séparaient , ou peut être s’agissait t’il d’un autre groupe plus proche .

Il en eu des frissons dan le dos mais ne dit rien a ses deux amis de peur de les inquiéter.

Ils avançaient lentement, guettant tout mouvement suspect, Louis bercé par le mouvement  du tandem qui glissait  silencieusement le long  des routes de campagne dans une longue déclivité  s’assoupit .

C’est à ce moment là qu’un événement se produisit qui aurait pu leur être fatal, ils se trouvèrent à quelques centaines de mètres d’un troupeau de Bizarinus qui paissaient tranquillement .

Les pouvoirs des trois compagnons avaient une limite , lorsque les Bizarinus étaient réunis en groupe, ce qui était le cas  leurs naseaux à la faveur de la nuit fraîche dégageait une vapeur radioactive qu interféraient avec  les ondes  émises par leurs cerveaux et rendaient leurs pouvoirs inopérants.

 

Heureusement les hommes bleus dormaient et n’avaient pas détectés leur présence , terrorisés ils firent immédiatement demi tour  et repartirent à grands coups de pédales silencieux dans la direction opposée  jusqu’à ce qu’un  embranchement de route leur permette de s’éloigner

.

La présence de ce danger immédiat leur fit changer leur plan, ils décidèrent  de modifier leur  chemin en empruntant  une route peu fréquentée qui les éloignait mais s’avérait plus sure.

Leur périple fut difficile les chemins empruntés  étaient à peine carrossables  et ils avaient du mal à ne pas tomber avec leur Tandem et sa remorque .

La nuit était bien avancée quand ils virent la masse compacte de Sainte Cécile .

 A SUIVRE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 16:37

L’écume de l'âme4846704257_88fa66510e.jpg

 

 

j'ai sept ans, c'est la nuit et je viens de me coucher dans  la grande chambre, comme

D’habitude je fais le loup à travers la cloison qui me sépare de mon petit frère qui couche encore dans la chambre de mes parents ; aujourd'hui il ne crie pas il dort déjà.

J'attends que maman vienne me dire bonsoir, pourquoi ne vient- elle pas, je ne peux pas dormir, elle m'a dit que le marchand de sable aller passer, je ne veux pas elle ne m'a pas dit bonsoir. Je sais que c'est vrai le matin j'ai encore du sable au coin des yeux.

 

Le mur de ma chambre et peint en vert foncé, je crois que c'est la forêt de sapins comme chez ma grand-mère. J’aime me promener dans la forêt c'est magique, je fixe le mur et je vois les grands arbres qui bougent dans le vent et le bruissement dans les feuillages, je ne veux pas dormir, pourquoi maman ne vient telle pas me border, marchand de sable attend  avant de jeter ton sable dans mes yeux, mais déjà il est trop tard, je m'endors enfin, je crois.

Les arbres sont serrés les uns  contre les autres leur feuillage est d'un vert foncé presque noir, je n'ai pas peur, j'aime cette forêt c'est mon refuge, je rentre à petits pas le silence est palpable, pas un cri pas un chuchotement l'air est suspendu, je suis bien mes pieds nus foulent la mousse douce comme le tapis haut laine du salon, je ne suis jamais allé aussi loin.

L'autre jour au cathé, le curé nous a expliqué que nous serons  tous ressuscités un jour et que nous et que nous retrouverons tous nos corps, c'est bizarre non crois- tu que le cul de jatte qui fait la ^quête à la sortie de l'église va revenir tel qu'il est ce ne serait

pas juste, non, je l'ai dit à l'abbé  et il s'est fâché, et la dame du premier qui est remariée parce que son mari est mort, comment va- elle faire avec deux maris au paradis.

C'est ce petit hérisson couché sous le buisson qui m'a fait penser à tout cela, il avait l'air mort tout roulé comme une bogue de châtaigne, j'ai cru qu’il était parti pour le paradis de l'abbé retrouver tous les autres animaux de la forêt, mais quand je me suis approché j'ai vu son oeuil briller malicieusement à travers ses piquants.

 

Vacances

 

 Je suis allé chez ma grand-mère passer des vacances, maman était fatiguée par mon petit frère, mamie  elle a une grande maison ancienne, avec une cuisine mansardée et un placard sous  le toit plein de casseroles et de couverts accrochés au mur et une grande penderie ou il fait bon se cacher entre les vêtements qui sentent la naphtaline on peut e passer de la salle à manger à la chambre sans en sortir.

 

Quand  je ferme la porte je rentre dans un couloir j'ouvre une porte dissimulée  par les vêtements et je me trouve dans la forêt, es ce la même que celle de ma chambre, je ne sais pas c'est une autre entrée car ma grand-mère habite en haute marne à bien cent kilomètres de chez mes parents.

 

Je sais qu'elle a plusieurs entrées il y a aussi celle dans la chambre de mes parents ou trône un énorme réfrigérateur  joufflu, un jour la porte était restée entrouverte  et la lumière filtrait dans le noir, j'étais attiré irrésistiblement, j'ai ouvert la lumière bleue s'ouvrait sur un couloir et je me suis trouvé  dans passage lumineux  dans lequel je me suis aventuré puis j'ai descendu quelques marches moussues  et je me suis trouvé à coté d'une fontaine dont les eaux étaient figées par la glace.

 

Ce jour là je ne suis pas allé plus loin le froid m'a donné envie de faire pipi et je me suis réveillé dans mon lit tout transi.

Aujourd'hui avec mamie nous sommes passés  par le viaduc, qui relie deux collines boisées le train passe tout en haut, on peut passer  à pied en dessous  du tablier du train c'est très impressionnant  car la vallée est très loin en dessous.

Il paraît qu'un jour une femme  s'est jetée  par le parapet pour se suicider  et que sa robe  à fait parachute,  c’est ce qui l'a sauvée malgré elle, mamie m'interdit de m’approcher de la rambarde en fer forgé, j'ai délicieusement peur, mais je suis grand  et je continue à traverser d'un air gaillard.

 

En bas du viaduc il y a des genêts  et de l'herbe, c'est là que mon arrière-grand-mère  faisait paître ses chèvres jusqu'à lui n'y pas très longtemps, mamie m'a dit qu'elle était  morte un jour d'une insolation.

 

A la maison de mamie toutes les descentes de lit sont faites de peaux de  chèvres tannées, le poil est doux  et j'aime marcher dessus les pieds nus avant de me coucher.

Ce matin on a été réveillé par RIRI, c'est l'idiot, il chante à tue tête  en balançant  sur son balai  de paille  un seau en zinc, il va nettoyer les WC publics  qui donnent   derrière l’abattoir.

En fait ma grand-mère habite  sur une place  qui donne sur l’abattoir,  on entend souvent les vaches qui meuglent, elles sentent la mort proche, cela ne m'impressionne pas j'ai l'habitude, mes camarades et moi nous sommes fascines par ce qui ce passe dans ici.

 

La nuit est tombée  et mamie est venue me border dans mon lit après que nous avons fait ma toilette dans  ce qui sert de salle de bains car chez mamie il n'y a pas de salle de bains comme nous avons à Paris ici c'est une petite pièce avec une table avec un dessus en marbre sur laquelle trône une  grande cuvette  et un broc pour l'eau ; il n'y a pas non pas de W-C on se sert d'un seau hygiénique que l'on va vider tous les matins  dans le cabinet au fonds du jardin

.

Comme tous les soirs mamie me donne une tranche   d'orange, en fait  c'est un bonbon en forme d'orange, cela m'aide à m'endormir et puis elle  me glisse "michka," c'est mon ours en peluche et me souhaite une bonne nuit.

 

J'entends ses pas dans l'escalier qui descend au rez-de-chaussée, il est raide et glissant car mamie le cire régulièrement et un jour je suis descendu jusqu’en bas sur le derrière après avoir manqué la première marche.

Je crois qu'elle a sa chambre à coucher en bas, mais je n'y suis jamais rentré, en fait je n'ai jamais vu sa chambre, peut être ne dort-elle jamais.

Des que le silence  se fait présent, juste ponctué par le tic tac de la grosse horloge Francontoise, je  me relève doucement et je me glisse par la porte de la penderie qui donne  dans ma chambre, tout de suite  l'odeur familière de naphtaline  et de vêtements me prend au nez, mais bientôt je traverse  la porte dissimulée derrière un vieux manteau noir et l’odeur de la forêt me chatouillent  les narines.

 

Je rentre dans la forêt, émerveillé par le spectacle  qui s'offre à moi, la lune  baigne  tout d'une lumière irréelle, les fougères sont comme argentées, les mousses phosphorescentes.

Je m'aventure un  peu plus loin que la nuit dernière, un gros châtaignier me sert de point de repère, une source  chante au loin  son refrain, l'air est comme parfumé.

Tout à coup  le calme est troublé, quelque chose d'infime s'est passé, je ressens un frisson dans mon dos, pourtant rien n'a changé ou plutôt si, un  bruissement de feuilles sur ma droite, peut être un écureuil.

Une silhouette apparaît entre deux bouleaux, curieusement l'homme est sans épaisseur, sans relief, comme une gravure de magazine, le visage flou ou plus exactement ressemblant à ses effigies  de pièces de monnaies usées.

Une impression de  familier, de déjà vu me traverse l'esprit, le visage me rappelle  ces vieilles pièces de monnaies  avec lesquelles  je jouais chez la belle-mère de ma marraine qui habitait dans l'appartement du rez-de-chaussée de notre immeuble à PARIS, chez qui je passais beaucoup de temps  en rentrant de l'école.

 

Tout à coup je me trouvais dans l'appartement du rez-de- chaussée  avec ses gros fauteuils  en cuir usés, son énorme bureau  patiné par les ans, sur lequel trônait  un encrier en bronze  en forme de gondole .surmonté de son gondolier. Je retrouvais  l'odeur de vieille  épice  et de fleurs fanées.

La vision fut fugitive  et je doutais  même d'avoir vu  quoi ce soit , peut être était  ce  simplement le courant d'air  dans les branches, le froid me saisit et je reculais de quelques pas  repoussant d'une  main  devenue fébrile  les robes et  les manteaux  de la penderie

Je regagnais mon lit en grelottant, saisi Michka entre mes bras et m'endormit du sommeil du juste.

 

Mon camarade pierre, a une maison derrière l'abattoir au fond dune impasse, il m'a appris à me glisser furtivement dans l'abattoir sans être vu, nous nous cachons dans des greniers à foin derrière des grosses balles de paille. , Des fois on ramasse des petits os d'agneaux  dont on se sert pour jouer aux osselets, c'est un  jeu difficile il faut garder les petits os  entre les doigts de la main en lancer un en l'air et puis  rattraper ceux qu'il y a sur le sol, celui qui en ramasse le plus a gagné, je ne gagne pas très souvent.

 

Avec Pierre et Jacques un autre copain on a fabriqué une tente devant sa porte avec une toile imperméable kaki qu'il a récupéré de la base militaire américaine où travaille son frère et on a joué les aventuriers.

Le ciel s'est couvert et la pluie s'est mise à tomber, nous étions bien à l'abri de notre tente  de fortune, il ne fallait pas toucher la toile car sinon cela faisait des gouttières.

Le tonnerre s'est mis à gronder et tout à coup un éclair a zébré le ciel éclairant notre tente d 'une lumière  violente, nous sommes sortis comme des diables pour nous réfugier dans un appentis qui sert de remise à outil au fond du jardin, bien qu'on ne le soit jamais avoué on avait eu très peur.

On s'est occupé le reste de l’âpres midi a regarder des bandes dessinées de cow boy, Billy le kid Buch Cassidy, mais c'est dommage car elles sont en américain et on ne comprend pas l'histoire.

Chez ma grand-mère il y a aussi un gramophone avec des vieux disques 78 tours  que l'on lit avec une tête de lecture dans laquelle on met une aiguille. Il marche avec une manivelle qui actionne le moteur, le son est tellement fort que l'on met des chiffons dans  la micro, le plus drôle c'est les disques en carton vernis que les Américains ont laissés à la libération, ils sont  marrons et brillants et tout mous  et on ne comprend pas les paroles des chansons.

 

Aujourd’hui avec Pierre, Jacques et Romain on a voulu jouer au toréador avec une chèvre qui paissait le long du mur de l'abattoir, on a pris un pull-over rouge et  on la agité devant elle.

Bien mal nous en a pris l'animal est devenu furieux et nous a donné des grands coups de tête, nous avons étés obligés de monter en haut du mur de l'abattoir pour lui échapper.

La voisine de mamie est très gentille et elle a beaucoup d'enfants, certains sont grands et la dernière marche à peine j'aime bien lui rendre visite car elle a un train en porcelaine qui fait tirelire avec des wagons bleus et verts, les roues sont fixes mais il est très beau cela me fait penser aux grosses machines a vapeur que l'on voit en gare de l'est quand on va chez mamie ; qui soufflent leur vapeur à travers leurs énormes roues ?

La seule chose que je n'aime pas chez la voisine c'est quand elle met son petit dernier sur le pot de chambre sur la table de la salle à manger, je pense que c'est pour mieux le surveiller, car elle est très forte et ne dois pas se baisser facilement.

 

Les vacances tirent à leur fin et maman et Papa, ainsi que mon petit frère est venu me chercher, ils couchent dans une petite maison dans le jardin qui comporte une cuisine et une  chambre et qui sert à la location saisonnière.

Ce matin nous avons bien rit, Papa nous a raconté qu'il avait fait un rêve, il était allongé dans des champs au soleil et il sommeillait quant il fut réveillé par la queue d'une vache qui lui chatouillait le visage et qui s'apprêtait à lui faire une bouse  en plein sur la figure.

Le réflexe immédiat fut de donner un grand coup de poing dans le derrière de la vache, sauf que la vache était dans le rêve et que c'est maman qui a été réveille en sursaut par la main de mon père sans plus de mal heureusement, que la surprise.

 

 

Le retour

 

Me revoici à la maison, j'entends par la fenêtre ouverte le chiffonnier qui lance son cri, peaux de lapins, vieux chiffons il rachète à ceux qui veulent se débarrasser des vieux chiffons, je ne sais pas ce qu'il peut en faire.

Il y a aussi le marchand de glace avec son gros cheval de labour qui tire une charrette plate sur laquelle  coulent de gros blocs de glace qu'il vend à la pièce et qu'il faut transporter dans un chiffon pour ne pas se brûler les doigts, cette année on n'a plus besoin de lui  on s'est acheté le réfrigérateur.

 

Jeudi je suis resté seul à la maison maman a amené  mon frère au dispensaire pour faire un vaccin, je me suis glissé dans la chambre de mes parents et j'ai ouvert la porte du réfrigérateur, l'intérieur était baigné d'une  lumière bleutée  et les clayettes habituellement  remplies  de produits frais  avaient disparues, un escalier s'ouvrait sous mes pas.

Je me suis glissé furtivement dans l'espace ainsi dégagé non sans frissonner car l'air était glacé  comme quand  nous allions glisser  sur la glace des lacs du bois de Boulogne en hiver, tout est silencieux. Je descends un escalier en marbre rose aux marches patinées, la paroi était tendue d'une étoffe brillante violette qui me penser à l'évêque qui était venu  à l' eglise Saint Odile et a qui monsieur le Curé nous a dit qu'il fallait embrasser la bague violette qu'il avait au doigt, une améthyste je crois, je n'ais pas pu le faire et je lui ai tendu la main

 

Ce jour là monsieur le Curé nous a  dit que la foi  descendait subitement  sur nous et  que les vocations  venaient ainsi, tous les soirs je prie que la foi ne tombe pas sur moi, mon dieu ne me donnez pas la vocation, je n'en ai pas envie.

 

Claude

 

Au bout de l'escalier je trouvais un long couloir avec des murs en calcaires émaillés de silex comme j'avais vu en bord de Seine chez ma sœur Françoise ou il y a des maisons troglodytes creusées dans la falaise, il faisait froid, je continuais néanmoins poussé par la curiosité.

Le couloir s'élargissait, le plafond s'élevait  pour faire une voûte baignée d'une  douce lumière, le sol n'était plus dur mais spongieux une mousse vert foncé le tapissait.

J'étais attiré  malgré moi en avant  je sentais comme une main qui me poussait  en avant, sans que je puisse résister.

 

Tout à coup je pensais à ma sœur Claude, celle  que je n'avais jamais connue .

Elle était morte  très jeune de la tuberculose,  je ne connaissais son image que par une  photo d’identité vieillie, peut être était-elle là dans ce monde parallèle  et j’allais la rencontrer, mon cœur battait la chamade.

 

Un moment je crus entendre un bruit de pas, je me figeais instantanément, l'oreille à l'écoute, tous mes sens en éveil, puis rien  ce ne devait être que mon imagination, au loin, j'entendis la sonnerie d'une horloge  qui me fis penser à celle de ma grand-mère, pourtant ce n'était pas possible  j'étais bien trop loin de chez elle, et pourtant, j'étais troublé, inquiet.

Le sable avait progressivement remplacé la mousse et un ruisseau serpentait doucement, avec une particularité qui m'intrigua sans toutefois m'inquiéter  car je connaissais déjà cela, l eau était rouge  comme le sang, c'était comme le ruisseau de sang qui sortait derrière l'abattoir  qui est devant la maison de ma grand-mère ou Pierre m'avait amené un jour pour ramasser des asticots pour la pêche, qui grouillaient dans la boue sanguinolente du bord.

C'est là également ou se trouvait les WC publics  de l'abattoir que RIRI l'idiot venait nettoyer.

Comment était ce possible, j'étais à PARIS  pas à CHAUMONT, que faisais  ce ruisseau dans cet endroit bizarre était  sa source qui prenait ici, je ne sais pas  je ne sais plus.

Au loin ce j'avais pris pour  le carillon d'une horloge insistait, je réalisais tout à coup que c'était la sonnette de l'appartement, je fis rapidement demi-tour remontais vivement l'escalier ressorti du réfrigérateur et me précipitait vers la porte d'entrée.

 

Les copains

 

Devant la porte je trouvais la concierge, Madame LELIEVRE, la grand-mère d'un de mes copains Jacques, à qui maman avait demandé de venir vérifier si tout se passait bien en son absence, elle était gentille, des fois elle nous laissait jouer dans la cour de l'immeuble ou elle interposait les poubelles et on sautait dessus pour les tasser et pouvoir fermer les couvercles.

Un jeudi j'avais décidé que maman devait nous amener au bois de Boulogne, j'en avais parlé à Jacques qui était ravi  et sa maman lui avait acheté des croissants pour le goûter, seulement quand il est venu maman qui n'était pas au courant  n'a pu nous amener au bois car nous avions  de la visite à la maison, j'étais très déçu et honteux.

 

 

 .

 

 

A paris j'ai un autre  copain au dessus de chez moi Philippe, il est gentil, et en  plus il est riche, enfin ces parents, il a une  vrai armée de soldats de plomb avec des canons qui tirent réellement des allumettes, on s'amuse bien quant il nous invite chez lui pour faire la guerre.

On a un truc pour communiquer il suffit de taper très fort sur le tuyau de chauffage qui passe d'un appartement à l'autre de parler fort en plaçant la bouche devant, le son est retransmis assourdi mais on s'entend quand même. Philippe nous envoie par le balcon avec une ficelle des bandes dessinées de TINTIN que nous cachons sous le lit,  de temps en temps  maman nous achète le magazine de Mikey , mais ce n'est pas pareil, il n'a que quelques pages et les histoires  sont à suivre.

 

Mon frère Gérard est venu passer quelques jours à la maison, il est militaire  de carrière dans l'aéronavale, il a un bel uniforme avec une casquette bleue et blanche, l'autre jour il m'a proposé cinq francs pour que je m'arrête de parler, j'ai accepté mais il ne m’a pas dit quant je pourrais m'arrêter et cela m'a paru bien long.

Jeunesses en plein air

A l’école le maître  nous a distribué des carnets de timbre à vendre, c'est pour les petits pauvres qui ne peuvent pas partir en vacances  cela s’appelle jeunesse en plein air   il, il faut en vendre beaucoup pour que le maître soit content, mes parents nous ont en pris un, l'épicier aussi mais il m'en reste beaucoup.

 

Avec un copain de classe il nous est venu une idée géniale, comme on ne peut pas passer devant les conciergeries des immeubles car les colporteurs sont interdits on décida de passer par les escaliers d'incendie derrières les bâtiments ce qui nous permit d'accéder directement aux étages.

Cela marche très bien les gens sont gentils et nous achètent une grande partie  de nos timbres, jusqu' a ce qu'on tombe sur un monsieur qui après nous avoir acheté un carnet  nous questionna rudement, nous disant que ce que  nous faisons est interdit, que

 c’ était une violation de propriété. Nous ne comprenons  rien à ce qu'il dit sinon que c'est un gendarme à la retraite et qu’il n’était pas content. Après nous avoir demandé notre nom il téléphona chez mes parents pour qu’ils viennent nous chercher.

Ma mère était un peu fâchée contre nous ,mais nous ne pensions pas avoir fait quelque chose de mal, après tout c’était pour le bien des enfants pauvres que nous avions agis et cela nous donnait bonne conscience .

.

 

Vesoul

 

Aux vacances prochaines on doit aller à Vesoul chez la Tante Renée, c'est une tante à Papa, une sœur de ma grand-mère Paternelle, qu'y habite CHAUMONT elle vit chez le frère de mon père Pierre et sa femme  Rolande qui parle fort car son mari est sourd.

On va moins souvent la voir car elle ne peut pas nous loger.

 

La tante Renée habite dans un ancien presbytère sur la place du village en haute Saône, ici la vie est dure la plus part des habitants n'ont pas l'eau courante viennent chercher l'eau à la fontaine du village.

 

Ici on s'amuse bien il y a Tonio qui a notre âge et qui est garçon vacher, il nous amène avec lui garder le troupeau et puis il y a un grand jardin fermé par des  hauts murs  bordés de haies épaisses derrières lesquelles ont peut se glisser c'est ici que j'ai découvert une nouvelle entrée de la forêt.

 

Au fond du jardin une petite porte donne sur le bord de la rivière et sur un abri à l’intérieur duquel il y a des bacs en bois qui se manipulent avec des poulies ce qui les fait descendre au niveau de l'eau Tante René nous a expliqué que cela servait autrefois aux lavandières pour laver le linge dans la rivière, elles s'agenouillaient dans le bac en bois, le faisait  descendre au raz de l'eau et lavaient leur linge.

 

Il y a aussi les poules qui viennent picorer sur la table de la cuisine et un gros chat gris qui se faufile derrière notre dos en ronronnant quant nous somme assis, maman dit que c'est sale et elle passe toute la vaisselle à la Javel à chaque fois que nous venons.

Tante rené est très gentille et originale, elle est âgée mais elle est coquette et met des bottines à bouton en cuir noir à talon, il paraît  qu'elle a beaucoup de succès auprès des vieux de l'hospice.

 

Mes parents m'ont laissé chez ma tante quelques jours, avec Tonio et mon frère Richard on s'est glissé derrière la haie, un écureuil nous est apparu tache rousse sur le feuillage vert foncé, c'était comme un signe, nous nous sommes enfoncés plus profondément dans le feuillage qui nous griffait le visage, Tonio qui était devant nous  disparu tout à coup, il venait en fait de glisser dans un trou aménagé dans le sol c'était une trappe qui menait à une cave par un escalier usé et étroit.

Tonio sorti de sa poche un briquet tempête qu'il avait toujours sur lui quand il allait aux champs et éclaira la salle voûtée et humide qui s'ouvrait à nos yeux.

Les murs étaient couverts de toiles d'araignées et des casiers pleins  de bouteilles les longeaient jusqu’au plafond bas , cela me rappela les bouteilles de cerises en conserves que mamie faisait , et qu'elle faisait sortir du goulot a l'aide d'un fil de fer pour me les faire goûter.

 

Etouffée par le feuillage la voie de tante renée nous parvint curieusement déformée par la voûte de la cave et nous  fit sursauter, si bien que Tonio en perdit son briquet, ce fut la débandade, nous nous précipitames vers l'escalier pour remonter au grand jour, tante rené nous appelait  depuis un moment pour le goûter, ce fut ce jour là la fin de notre aventure, et une expérience que ni TONIO ni mon frère ne voulurent recommencer.

 

L’autre jour ont est allé à la ferme de TONIO voir les vaches à l'étable, elles nous tournent le dos dans leur box en bois et derrière elle il y a une rigole ou s'écoule le purin, l'odeur est forte cela sent l’ammoniaque, un peu comme quand maman nettoie les costumes de mon père avec de l'alcali et qu'elle passe le fer  mais en beaucoup plus fort.

 

Mon frère Richard a voulu s'amuser avec la queue de la vache, la noiraude qu’elle s'appelle, une teigneuse d'après Tonio qui n'hésite pas à botter quand elle n'est pas contente. Et là justement elle n'était pas contente, heureusement elle n'a bas donné de coup de pied un seul mouvement de sa queue musclée a suffit à repousser Richard qui a plongé jusqu'au genoux sa jambe dans la rigole a purin remplissant ainsi sa pataugas de liquide nauséabond, Tonio et moi nous étions éclatés de rire, couchés sur les bottes de paille disposées au fond de la grange nous n'arrivions pas à nous arrêter devant l'air déconfit de mon frère. ,

 

Tante René a proposé à mes parents de me garder quelques jours de plus, j'étais très content et j'ai insisté pour rester, ma mère était un peu réticente mais a fini par céder.

 

Il me tardait de retourner à la cave que nous avions découverte tant je pressentais qu'elle contenait des secrets que nous n'avions  pas vus, l’âpres midi même profitant de la sieste de Tante Renée qui somnolait dans un antique Roking cher avec le chat sur ces genoux  je me faufilais sous la haie, non sans avoir pris la précaution de prendre une lanterne que Tata  gardait en cas de coupure de courant.

 

Je descendis l'escalier rassuré par la lumière tremblotante de la lanterne qui projetait des ombres fantomatiques sur les parois voûtées et des reflets bleue vert sur les bouteilles rangées sur les claies. , l'une d'elle attira mon attention.

 

Contrairement a tout ce qui était dans la cave une seule bouteille n'était pas couverte de poussière mais luisait faiblement comme un vert luisant  j'approchais la main du goulot irrésistiblement attiré et la tirait à moi pour l'examiner, c'est alors que la cave a disparu  pour faire place à la forêt.

 

La Ravaudière

 

J'étais au bord d'un étang sur lequel flottait une veille barque l'eau était verte recouverte de nénuphars , on aurait dit l'étang de mon parrain à LA RAVAUDIERE, dans sa propriété de CHARTRES où nous avions  été invités avec mes parents , sauf qu'ici il n'y avait pas les mouflons qui paissaient dans l'herbe .

 

Je m'approchais de l'eau et je vis des bulles à la surface , puis un éclair argenté , une carpe  avait sauté attiré par une mouche , je pensais tout à coup à mes expériences de pêcheur , j'avais attrapé deux poissons dans ma vie et mon goût de la pêche s'était arrêté là.

La première fois chez ma  grand mère au bord d'un plan d'eau ou nous allions nous baigner je m'amusais a faire des ricochets  dans l'eau avec des cailloux plats quand à ma grande surprise je m'étais rendu compte que mon ricochet avait  assommé un gardon qui nageait en surface, dure destin pour un poisson.

La deuxième fois i c'était sur un pont au bord de la marne , les poissons grouillaient en bas du pont et semblaient nous narguer , soit ils mangeaient notre appas sans que l'on puisse les attraper , soit il l'ignorait tout simplement.

 

Je surveillais mon bouchon qui flottais cinq mètres plus bas quand je le vis frémir je tirais  d'un coup sec si bien que je remontais effectivement un petit gardon que j'avais accroché par le dos , devant la taille de ma prise je dus le rejeter à l'eau.

Ce fut hormis quelques essais de pêche au lancer quelques années plus tard qui ne furent  pas concluantes  l’hameçon finissant systématiquement dans les branches des arbres de la rive , la seule expérience de pêche à la ligne.

 

Tout à coup je frissonnais ,l'air devenait plus frais , le soleil descendait derrière l'horizon nimbant l’étang d'une lueur  orangée, je crus un instant voir une silhouette diaphane sur la barque , on aurait dit une fillette, mais l'image s'évanouit comme un banc de brume au soleil et je restais là rempli d'une douce mélancolie.

 

Tonton Eugène

 

Me voici de retour à PARIS , l'école a repris , Dimanche, c'est la fête , nous avons la visite de Tonton Eugène , celui qui vit en Afrique , c'est un aventurier , il raconte plein d'histoires drôles et ramène plein d'objets bizarres. Il a fait cadeau à maman des sacs en crocodiles et en lézard, fabriqués par les Africains, en fait-il les avaient apportés à sa femme la tante Yvonne qui lui a ri au nez, c'est pour cela qu'il les a apportés à maman  qui les a mis dans une  armoire, il est devenu à la mode vingt ans plus tard, c'était un visionnaire Tonton.

 

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 11:17





Le ciel était bas, mais il ne pleuvait pas, le parking comme toujours en cette période de l'année proche de la Toussaint était plein  et elle eu quelques difficultés a trouver une place pour stationner
Après être remontée  sur une centaine de mètres, le long du mur de briques qui longe le cimetière, elle rentra par une porte  qui ne lui était pas habituelle.
Elle longea un carré de tombes anciennes  de petites tailles, entourées  d'un muret, qui s'avéra être un emplacement  réservé  aux sœurs d'un couvent voisin.
Il en respirait une  certaine sérénité due  probablement à la simplicité des tombes en ciment et des inscriptions funéraires évoquant le nom des défuntes  " sœur marie, sœur évangélique, sœur de la compassion "
Elle longea l'allée ombragée de grands cyprès noirs, pour enfin  déboucher sur l'allée principale, elle reconnut le dépositoire, puis l'emplacement  ou reposait sa tante.
Dans la petite jardinière de la tombe, un arbuste planté dix ans auparavant  prenait des allures d'arbre, dressant ses feuilles jaunes et vertes vers le ciel, donnant paradoxalement l'impression d'abandon, comme si la nature avait repris ses droits.
Comme chaque année depuis la mort de la sœur de son père qui ne lui avait survécu qu'un an, elle déposa soigneusement un pot de chrysanthèmes violet.
Elle se recueillit quelques instants, se rappelant  l'année  ou elle s'était trouvée confrontée à l'inscription nécrologique de la mort de son oncle dont elle n'avait pas été informée.
Son oncle un homme dur et sans scrupule avait lors du décès de son beau-frère tenté d'abuser de sa jeunesse et de sa douleur pour tenter de la spolier de l'héritage de son père.
Ce jour là restait gravé dans sa mémoire, son père lui avait parlé et l'avait mise en garde contre les manipulations de son oncle, curieusement il était étonnamment présent comme de son vivant.
Forte de cette mise en garde, elle avait rejeté toutes les tentatives de manipulation de son oncle et elle n'avait revu celui ci que lors des obsèques de sa tante un an après.
Ce jour là il avait tenté dans une crise de rage  de lui interdire l'entrée de l'église ou se déroulait la cérémonie, l'empêchant de suivre  la dépouille de sa tante jusqu'au cimetière.
A peine avait-elle pris connaissance de l'inscription nécrologique, qu'elle ressentit une poussée brutale  en arrière, son oncle la repoussant de toute son âme, un instant elle avait vu son corps redressé puis le bras de sa tante apaisant son époux qui s'était doucement recouché.
Les autres années la tombe lui était  apparue vidée de toute substance, comme si les âmes des défunts étaient parties dans d'autres lieux.
On était  à la veille de la  Toussaint, un carré blanc glissé  sous un bac en porcelaine posé sur la tombe, attira son attention il s'agissait  d'une enveloppe de petit format protégé par un cache en plastique transparent.
Elle hésita un instant  puis l'ouvrit, mais les pluies  violentes d'orages des jours précédents avaient détrempé la feuille rendant toute lecture impossible  ne laissant que la trace de quelques lettres manuscrites à l'encre bleue.
Elle resta perplexe sachant que plus personne hormis elle et sa cousine ne visitait la tombe.
En un instant elle fut convaincue  que c'était donc  bien a elle - qu'était destiné ce message.
N'ayant  aucun moyen  de prendre  contact  avec sa cousine, son aînée de dix ans  perdue de vue  depuis plusieurs années, elle mis elle- même une missive sur la tombe, en prenant la précaution  de le protéger de la pluie.
Elle indiquait succinctement à  la personne de se faire connaître si elle le souhaitait.
Au moment ou elle glissait le pli sous le pot, elle ressentit une présence  et vit l'image de sa tante qui lui souriait, comme pour la remercier de cette tentative de réconciliation.
Elle  avait prévu de revenir quelques jours après la fête des morts  pour voir si la mystérieuse personne avait pris connaissance de son message et lui avait répondu.
Ses activités l'ayant occupée elle n'avait pas eu le temps d'aller au cimetière de nouveau.
Elle s'apprêtait à rentrer chez elle en fin de journée quand elle ressentit le besoin impérieux et irrationnel de se rendre sur la tombe, son père décédé s'était une fois de plus manifesté en lui indiquant  que la réponse était arrivée.
Curieusement elle l'avait vu assis sur un fauteuil noir qu'elle ne connaissait pas, il donnait une impression  de gêne ou de fatigue dont elle ne comprit pas  l'objet comme  s'il portait sur le lui  l'ombre d'un regret informulé.
La visite sur la tombe lui permis de constater qu'un pot de fleurs artificielles avait été déposé, et qu'une réponse  avait été faite à son message.
Fébrilement elle pris connaissance  du mot qui lui avait été laissé, sa cousine germaine Nuria, la fille de sa tante décédée dont elle fleurissait la tombe depuis quinze ans demandait à l'inconnue qu'elle était  toujours pour elle de prendre contact avec elle  et elle lui laissait son numéro de téléphone.
Un peu interloquée elle- compris  que son père  avait été l'instrument de ces retrouvailles rocambolesques et qu'il avait souhaité  faire renaître des liens familiaux, rompus  il y a trente ans  par la mésentente des parents et l'indifférence de Nuria envers autrui.
En un instant lui revins en mémoire l'image de sa cousine, une belle femme a qui la famille prêtait toutes les qualités, que la nature avait gâté et qui vivait dans une opulence insouciante, ne se préoccupant  que très peu de son entourage.
Ces événements l'ayant fortement émotionnée, cette présence quasi physique de son père décédé lui faisant  remonter comme des bulles de rancœur dans la vase, des souvenirs acides qui lui brûlaient l'âme.
Une enfance malheureuse pendant laquelle elle avait du subir sans comprendre la cruauté mentale de sa mère, l'indifférence d'un père qui  ne prenait comme référence de qualité que ses nièces, Nuria, Maria  et Céleste, l'avait amené à développer une sensibilité exacerbée qui lui permettait de percevoir des ondes dont le commun des mortels était ignorant.
Cette faculté ajoutée au mal être d'une enfance sacrifiée, n'était pas sans susciter de profondes angoisses qui la laissait pantelante .
Elle hésita sur la suite à donner s'interrogeant  sur les hasards de la vie qui par le biais d'une lettre délavée par la pluie posée sur une tombe lui permettrai si elle le souhaitait  de retrouver  le fil d'une famille qu'elle croyait à jamais perdue.
Que fallait- il attendre  de retrouvailles quarante ans après, les années avaient-elles pansé les plaies, et l'âge dans sa sagesse  avait il permis de prendre du recul.
Elle était partagée entre joie de retrouvailles et la crainte, le passé tellement présent occultant la joie, la gêne de son père dans sa dernière apparition la laissait perplexe, fallait- il prendre le risque.
Elle savait au fond d'elle- même qu'elle n'avait pas réellement le choix, les manifestations de son père depuis son décès avaient toujours été positives, elle décida donc malgré la gêne ressentie de téléphoner à Nuria.
Elle eut sa cousine au téléphone qui ravie de reprendre contact  l'invita à lui rendre  une visite, elle accepta et se rendit chez elle une près midi car il s'avéra qu'elle habitait non loin de chez elle.
Elle  chercha le nom de la rue et finit par trouver la maison située à l'orée d'un bois dans un lotissement pavillonnaire.
Elle s'attendait à trouver une maison de maître avec un parc, tant l'image qu'elle avait gardée de Nuria  était celle d'une femme vivant grand train, elle fut un peu déçue de découvrir en fait une maison courante.
Elle sonna  à la cloche du portail extérieur qui s'ouvrit quelques instants plus tard sur sa cousine.
Elle reconnut l'expression de visage de Nuria, mais la femme âgée qu'elle avait devant elle ne ressemblait en rien  à celle qu'elle avait connue quarante ans auparavant.
Elle prirent le thé  après qu'elle lui eu fait visiter rapidement sa maison évoquant le passé commun, elle constata rapidement  que sa vision des personnes et des faits était très différente mais elle apprécia néanmoins ses retrouvailles inattendues.
Nuria insista pour l'inviter pour le Jour de l'An, les deux autres cousines Maria et Céleste, filles de son autre tante décédée également seraient là et ce serait une occasion de réunir la famille.
Il faut dire que la notion de la famille chez Nuria, Maria et Céleste était basée sur des critères particuliers initiés par leurs parents.
Les deux tantes de son père et leur frère se considéraient comme les uniques détenteurs du nom familial, la famille d'origine grecque était restée refermé sur elle-même.
Tout élément mari ou femme étranger  à leur famille d'origine les Ascarios n'avait de grâce à leurs yeux, si bien que son père avait toujours privilégié ses nièces à ses enfants et sacrifié sa vie conjugale  au profit de ces sœurs en une dépendance infantile.
Elle attendit ce jour là dans un mélange d'anxiété et de joie pensant que la vie lui permettait  dans une nouvelle chance de recréer  des liens affectifs qu'elle croyait perdus.
Enfin ce fut les retrouvailles, surprise des visages marqués par le temps, des corps qui s'épaississent, mais aussi le bonheur de retrouver intact le même regard, la même complicité avec Maria et Céleste que dans l'enfance.
Elles parlèrent beaucoup, l'émotion était présente, quand tout à coup elle ressentit la présence de sa tante, rassurante rassérénée.
Elle découvrit que Céleste avait des dons de guérisseuses, devant son émotion elle lui proposa de lu faire une passe ce qui a pour effet d'énerver Nuria qui n'a pas perdu sa mauvaise habitude de ne pas supporter le partage.
Nuira l'assaillit de questions, sur sa vie sa famille, peu enclin a parler d'elle même elle ne lui répondis que vaguement ce qui plongea Nuira dans une agitation bizarre.
L'apéritif se déroula dans une curieuse ambiance, Nuria s'agitait  et un verre de mousseux à la main monopolisait toute la conversation et répétant à loisir la même plaisanterie qu'elle ponctuait de rires.
Elles passèrent enfin a table ou la conversation s'instaura difficilement ponctuée par les cris discordants des mainates de Nuria qu'elle avait placé à côté de la table rendant difficile tout échange.
La fin du repas arriva sans qu'il y ait eu de réel échange entre les cousines, Nuria paraissait de plus en plus distante, comme ennuyée, elle se demanda si cela ne venait pas du fait que l'on avait évoqué  la présence chez elle de l'icône de saint Stanislas qu'elle avait eu dans des conditions anormales au décès de son oncle.
Il était de tradition familiale chez le Ascarios qu'une icône représentant saint Stanislas soit transmis à l'aînée de la famille en cas de décès du père, ors au décès de son père la mère de Nuria se prévalant des  mêmes principes qui avaient  affecté les relations familiales toute leur vie durant se l'était appropriée.
Elle l'avait mise devant le fait accompli lui promettant toutefois qu'a sa propre mort  l'icône lui serait remis par Nuria, ce que évidemment elle n'avait jamais fait, elle avait beaucoup souffert du manque de cet objet hautement symbolique.
La journée était passée malgré tout  rapidement à évoquer leurs souvenirs, leurs souffrances à essayer de panser leurs plaies, chacune ayant eu son vécu douloureux, sans toutefois qu'un sentiment confus de gêne ne reste palpable.
Elles se séparèrent en se promettant de se revoir au cours de l'année et de se téléphoner.
Passé les retrouvailles  vint le temps des échanges de correspondances en attendant d'autres retrouvailles.
Nuria qui habitait près de chez elle avait décliné son invitation, elle devait se voir un après midi, mais elle n'était pas libre, ce temps mort lui a permis d'analyser le malaise qu'elle avait ressenti.
Il émanait d'elle une aura qu'elle sentait à priori négative, cela venait il des réminiscences du passé et de leur cortège de vielles rancunes, elle ne savait définir  exactement d'où lui venait cette sensation.
Elle ne pouvait s'empêcher de penser à la dernière vision  qu'elle avait eu de son père juste avant que ne se rende au repas de ses cousines, il paraissait mécontent, contrarié sans qu'elle puisse en connaître la raison.
Elle avait acquis la quasi-certitude que le mécontentement de son père avait un rapport direct avec Nuria, mais sans en définir la cause, peut être cela était il du à l'icône.
Le temps passé depuis le nouvel an lui avait fait percevoir des éléments épars que l'émotion de se retrouver n'avait pas permis d'analyser, Nuria  avait un comportement  bizarre, son discours était parfois confus ou contradictoire et elle dégageait soit une certaine agressivité  soit une curieuse passivité.
Le décalage entre l'image qu'elle gardait dans ses souvenirs d'enfant de ce personnage auquel tout le monde faisait référence, étalon d'intelligence, de beauté, de réussite était bien mis à mal par la réalité.
Elle découvrait avec incrédulité l'étendue de l'imposture, pour d'obscures raisons familiales, on lui avait menti ventant des mérites imaginaires pour mieux la rabaisser.
Elle réalisa alors que le mécontentement de son père trouvait peut être son explication dans cette vérité qui lui était dévoilée aujourd'hui, des années d'imposture de cruauté inutiles que son père n'avait pas pu se faire pardonner de son vivant.
Nuria avait décidé enfin de lui rendre visite, elle  l'attendis avec curiosité maintenant que ses yeux  s'étaient désillusionnés, elle était curieuse de découvrir la vraie personnalité de sa cousine et faisant table rase du passé d'établir une vraie relation amicale.
La visite de Nuria chez elle s'était bien passée jusqu'à ce que les souvenirs évoqués amène le sujet de conversation sur l'icône, elle eut la confirmation malgré les tentatives de dénégation de Nuria que sa mère lui avait dit que celui ci devait revenir  à  l'aînée des ASCARIOS ce dont elle n'avait pas tenu compte.
Devant la tournure de la conversation Nuria s'était trouvée très gênée et avait fini par lui proposer de lui rendre, elle avait senti chez elle un certain soulagement d'avoir pris cette décision qui devait lui coûter.
Elle était consciente au fonds d'elle-même connaissant le caractère de Nuria que cette promesse ne serait pas tenue.
Elle ne savait pas si elle tiendrait parole, mais si ce n'était pas le cas cela serait dommage car cela resterait toujours un obstacle entre elles.
On ne pouvait pas s'opposer à la volonté des défunts sans qu'il en résulte des conséquences  fâcheuses et pour la paix de l'âme de son oncle elle se devait de le faire.
Une semaine était passée depuis la dernière visite de Nuria et comme elle l'avait prévu elle lui avait annoncé que suite à une communication téléphonique avec son fils Stanislas en poste en Inde dans une mission humanitaire, elle ne pouvait lui restituer l'icône.
Il est bien sur qu'il  lui était difficile d'expliquer à son fils que l'icône de saint Stanislas qu'il avait toujours connu chez lui devait être restitué à une cousine dont il n'avait jamais entendu parler pour des raisons familiales dont il ne connaissait rien.
Elle n'avait pas été autrement surprise car elle avait sentit que non seulement Il ne lui serait pas rendu, mais que le retour improbable de l'icône n'était pas souhaitable en l'état.
Son absence de réaction avait dérouté Nuria qui s'était trouvée très gênée au téléphone.
Elle songea un instant à l'environnement délétère dans lequel le saint avait vécu toutes ces années, haine du père de Nuria envers sa fille et sa femme, violences familiales et enfin la détérioration des rapports de Nuria avec son fils à l'adolescence qui l'avait conduit à s'en séparer pour le confier à une famille d'accueil.
Le fait d'avoir détourné l'icône de son destin n'était il pas un facteur de malheur pour ses auteurs, elle savait que s'il devait lui revenir il ne serait plus conforme à son objet.
Les semaines avaient passé sans autre contact jusqu'à ce que sa cousine lui téléphone pour lui demander si elle pouvait lui garder ses ménates durant un voyage d'une semaine qu'elle devait faire à Athènes.
Elle avait accepté bien que le fait d'être obligée d'aller chercher les clés  chez elle ne lui ait pas particulièrement plu Nuria fidèle a elle-même considérant toujours les autres comme à son service exclusif.
Elle avait eu une nouvelle manifestation de sa tante, alors qu'elle conduisait, elle était calme, mais le message transmis n'était pas clair, elle parlait de sa fille qu'elle semblait plaindre.
A son retour de voyage en Grèce, Nuria était venue lui rendre visite et lui avait fait cadeau d'une reproduction d'une icône de Saint stanislas qu'elle avait pu se procurer à l'église orthodoxe d'Athènes.
Elle avait failli lui dire ce qu'elle en pensait mais curieusement elle avait perçu lorsqu'elle avait pris en main la copie de l'icône comme le passage de la force de celui qui lui avait été dérobée dans celui qu'elle venait de recevoir.
Elle avait essayé de reprendre contact plusieurs fois avec  sa cousine sans succès celle ci prétextant ses occupations pour décliner toute invitation, elle la sentait gênée, mal à l'aise sans en connaître la cause.
Le fils de Nuria devant venir lu rendre visite sa mission en Inde prenant fin elle en profita pour lui rendre les clés de sa maison  quand elle sortit pour la recevoir par une chaude journée d'été elle crut voir  un mort vivant.
Sa maison était plongée dans la pénombre et sentait le caveau, elle même était d'une blancheur de porcelaine avec toutefois un masque jaunâtre sur le visage, comme pourrait être celui d'une personne décédée.
Elle fit bonne contenance  malgré tout pensant qu'elle était malade, ce qui ne semblait pas être le cas , elle craignait simplement le soleil et s'en protégeait soigneusement.
Son discours était portant agressif et décousu, elle resta quelques instants  et pris congé prétextant un rendez vous important , soulagée de retrouver le soleil de la rue qui dissipa  en quelques instants  l'impression angoissante qu'elle dégageait.
Elle était assise dans sa voiture et les  souvenirs remontaient comme des bulles d'acide qui lui brûlaient le cœur et l'âme, elle comprenait enfin le pourquoi des souffrances, non dites, non décrites profondément enfouies qui lui empoissonnaient la vie.
Elle entendait  derrière elle les mots durs , les dénigrations les tu ne sauras jamais faire cela, les de quoi je me mêle, laisse cela à ta sœur.
Tous ces actes journaliers répétés de destruction , d'affaiblissement  contre lesquels elle s'était protégée  par un mur de silence sur lequel ruissellent les pleurs cachés, jusqu'à en devenir ruisseau puis torrent ,et ses  vagues de haine qu'elle ne pouvait diriger  contre les auteurs du mal.
Ce silence qui lui avait permis de développer cette faculté d'entendre les âmes de ses proches .
La lave des souvenirs enfuis la brûlait , l'étouffait elle voulait savoir pourquoi cette haine, elle voulait qu'ils parlent qu'ils s'expliquent  qu'ils disent pourquoi.
Elle prenait conscience comme on se réveille d'un cauchemar d'une évidence qui lui avait échappée lors des retrouvailles  rocambolesques avec sa famille, que la gêne ressentie par son père lors des retrouvailles avec ses cousines s'expliquait pleinement.
La raison l'aveuglait et elle ne pouvait la voir tant elle avait été conditionnée par des années de rabaissement  pendant lesquelles son père  avait donné comme référence à l'enfant qu'elle était  Nuria , et même Maria et Céleste comme des références, d'intelligence de probité et de réussite ravalant ses propres enfants au niveau de moins que rien .
La réalité était tout autre , aucune des trois cousines ne présentaient , une  brillant intelligence, ni une réussite dans leur vie qui puisse servir d'exemple, bien au contraire, la médiocrité apparaissait flagrante.
Elle n'allait pas tomber dans l'excès contraire , mais le voile était tombé, des yeux désillusionnés  voyait enfin des gens ordinaires, là ou on avait dépeint des dieux.
Quel secret de famille ou qu'elle faiblesse avait pu pousser son père  a ne voir les qualités que chez les autres en dénigrant son propre sang nul ne le saura jamais.
Les statues de sa jeunesse étaient tombées de leur pied de plâtre, fini les dorures et le faste dont on les paraient à tort, il n'y avait plus que des gens  ni référence ni exemple , des gens tout simplement ordinaires.
Enfin elle se sentait  vivre, chassé  les fantômes du passé, elle sentait soudain son père rasséréné, il avait poussé le destin  jusqu'à ce qu'elle découvre  la vérité, même si elle démentait  ses propres dires car c'était pour lui la seule façon d'obtenir la paix pour l'éternité .
Fin
note de l'auteur:
ce texte est une pure oeuvre d'imagination
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