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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 19:08
Le Rat de Marée

Le rat de marée

Il se nourrit d'abord de vos restes discret et craintif,

peu à peu il s’enhardit se fait plus présent .

Bientôt il se multiplie envahi nos villes et nos campagnes, il impose sa loi, la faute à ceux qui ne l'ont pas vu grandir ignorant sa présence ou favorisant sa croissance.

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Claude Marcel - dans divers
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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 17:58

Fourmis autour d'un bol de lait

ils avancent et reculent successivement

serres les uns a coté des autres .

Flux et reflux dérisoire entre deux drapeaux.

Et pourtant ils crient , non de peur mais de joie

de cette joie éphémère que procure la vague qui déferle.

Plus la page déserte déroule ses longs rouleaux à peine dérangée

par les cris des mouettes et les bonds de quelques chiens errants.

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Claude Marcel - dans divers
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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 16:36
Autopsie d'un naufrage

Autopsie d'un naufrage

La mer a fracassé sur les dents acérées de ces rochers

le bateau imprudent qui s'est brisé .

Échoué il a été ballotté la mer l'a démantelé

jusqu’à disparaître en pièces disparates.

L'océan a recraché les débris qui sont venus s'échouer sur la plage, l'un d'eux récupéré revit une autre vie sculpture éphémère dressée quelques jours sur un front de mer.

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Claude Marcel - dans divers
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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 11:08
Rencontres improbables

La scène se passe dans un hall de gare, au premier plan un piano droit est mis à disposition du public.

Un homme âgé joue avec application , un sdf sans doute qui trouve ici un peu de réconfort.

Au deuxième plan un jeune , casquette en arrière l'écoute jouer , le vieux l'invite à jouer et se lève.

Le jeune se met au piano et joue un air entrainant, le vieux se rapproche et alors commence un jeu à quatre mains , le jeune assis le vieux debout qui rythme avec son pied.

La musique quelques instants a uni deux mondes, une femme s'approche et filme avec son portable , ses deux là se retrouveront peut être sur les réseaux sociaux.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 14:47
Le journal de bayonne

Bayonne en péril

Invasion du port de Bayonne, un témoignage poignant, la mairie se mobilise .

Ce jeudi 5 décembre 1675, le vaisseau portant le doux nom d’Agréable a fait une dangereuse rencontre en voulant rentrer dans le port de Bayonne.
Avec pas moins de 54 canons à son bord, ce navire de guerre est tombé sur un adversaire comme il n’en avait jamais rencontré auparavant.
Le commandant du navire très éprouvé, malgré la bravoure due à son rang, a eu l’amabilité de nous compter cette rencontre :
« Ce que j’ai vu en premier a été un geyser de plusieurs mètres de haut. En une seconde, l’eau a recouvert entièrement le pont du bateau. Celle-ci l’a fait tanguer dans tous les sens ».
L’évocation de ce seul souvenir lui semble éprouvant.
Il poursuit, la voix légèrement tremblante : « Le pire a été le bruit sourd qui a suivi : un bruit tout droit sorti des enfers qui me perça les tympans au point que j’ai cru que ça allait aussi transpercer mon âme ! »
A ce moment-là du récit, il précise qu’il ne savait pas ce qui l’attaquait : un monstre envoyé par Satan pour éprouver sa bravoure ou bien un navire de guerre équipé d’une nouvelle arme secrète ?
Il continue de la façon suivante : « Au creux de la tourmente alors que mon bateau tanguait dans tous les sens, j’ai remis mon âme à Dieu. J’ai fait une prière pour protéger mes compagnons. J’ai immédiatement ordonné à tous mes hommes de charger les canons pour être prêts à faire feu. C’est là que nous avons vu enfin notre adversaire. Il a émergé sur le flanc gauche du navire, plus large et beaucoup plus long que le plus grand des navires que je n’ai jamais rencontré ».
Il marque un temps pour reprendre son calme car, plus le récit avance, plus son teint blêmit et plus ses mains tremblent.
« Une monstruosité » dit-il comme s’il était ailleurs. Il marque un silence et reprend : « Je comptais bien mettre à terre cette abomination. En quelques minutes, nous étions prêts à riposter. J’ai alors ordonné de faire feu. »
Il poursuit la voix à peine audible : «Ça a été sans effet face à un adversaire si puissant. Notre bateau a commencé rapidement à couler. Voyant que c’était sans espoir, j’ai sonné l’abandon du navire. Heureusement, les berges n’étaient pas loin ».
Nous avons recueilli la parole de témoins qui étaient alors amoncelés sur les quais. Nous n’avons eu aucun mal à en trouver car de nombreux badauds étaient là pour admirer le cétacé rarement visible de si près, hormis pour des pécheurs de profession.
Les témoins ont déclaré qu’en un instant un bruit assourdissant de canon a envahi les berges. La fumée qu’ils crachaient a masqué presque entièrement le navire. Néanmoins, ils ont pu voir les boulets de canon jaillir et toucher violemment le cétacé. Celui-ci a émis un son puissant s’apparentant à un cri de douleur sans pour autant sembler avoir été blessé. Selon les témoins, les boulets ont rebondi sur la peau souple et solide de l’animal comme des ballons sur un mur pour retourner tout droit et puissamment vers le navire.
Certains illuminés convaincus que les animaux ont une âme y voient probablement un signe divin.
En quelques secondes, le navire a ressemblé à un bateau fantôme criblé de trous, les voiles arrachées de toutes parts et battant au vent. Les marins affolés ont tous sauté à l’eau pour sauver leur vie.
Dans le même temps, le cétacé et le bateau ont disparu dans les flots. Un dernier jet d’adieu a jailli sur plusieurs mètres de haut, une dernière provocation avant que celui-ci ne reparte vers son monde sous-marin.
Ainsi, les 54 canons de ce navire de guerre ne l’ont pas aidé face au mastodonte des mers. Des marins interrogés nous ont dit avec un sourire malicieux qu’un harpon aurait probablement été plus adapté, tout comme ils ont souligné avec malice que, s’ils n’avaient pas attaqué, ils n’auraient pas coulé.
Il est de notoriété publique que le marin basque habitué à la pêche à la baleine excelle dans cette tâche et que nul en ce territoire ne les connaît mieux que lui.
Par ailleurs et selon eux, ils n’auraient rien risqué, le cétacé étant des plus inoffensifs pour l’homme; affirmation que le capitaine malheureux du navire coulé aura probablement du mal à entériner.
Au final, cette histoire se termine plutôt bien car, heureusement, il n’y a eu aucun mort à déplorer à l’issue de cette mésaventure. Seul le navire l’Agréable construit en 1661 au port de Brest a disparu dans les flots avec, peut-être aussi, l’honneur de son capitaine diront certains mauvais esprits. Le Maire de Bayonne a eu vent de cette histoire et a décidé de donner la médaille de la bravoure au capitaine du navire.
Celle-ci lui a été remise lors d’une réception impressionnante qui a eu lieu à l’Hôtel de ville. Le Maire de Bayonne a pris par ailleurs différentes dispositions visant à inciter le développement de la pêche à la baleine. Car, à la lumière de cet événement, il a déclaré avoir pris conscience du péril contre lequel il faut lutter. « Il n’est pas possible de laisser des baleines envahir nos ports sans rien faire » a-t-il déclaré.
En toute logique, il a voulu nommer le capitaine Grand Protecteur du port en le chargeant d’organiser les futures chasses à la baleine. Le capitaine étant pressé de retourner à Brest, a élégamment décliné son offre.

Sieur Maigniez

Un article écrit sur un journal de Bayonne dans le cadre d'une animation culturelle qui m'a bien amusé

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Claude Marcel - dans divers
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 09:41
SAINT NICOLAS

Saint Nicolas arrive avec le mois de décembre et nous voilà l'esprit en fête.

Saint Nicolas nous sauvera peut être du naufrage de nos civilisations qui se perdent, entre profit et religiosité dénaturée.

L'espoir c'est bien la seule chose qui nous reste aujourd'hui, celui de jours meilleurs, de jours de paix, au delà de toutes croyances .

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Claude Marcel - dans divers
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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 12:10
avant que ne meurre les feuilles

Avant que ne meure les feuilles

Des grand enfants aux rêve éveillés

ont sculpté des images éphémères.

Des grands sourires émerveillés

sur une plage désertée.

Comme un rappel à l'été.

Un message d'espoir à tous ceux qui au fonds d'eux même

on su garder quelques instants leur âme d'enfant.

Si je vous ais fais sourire un instant , je n'ai pas failli à mon devoir

et je peux refermer content mon cahier de vacances.

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 06:06
La solitude

L'épisode cévenole est passée les rivières gonflées ont tari leurs torrents impétueux qui ont dévasté tout sur leur passage, arrachant arbres et talus.

Les champs dévastés sont laminés les vergers détruits et la mer a reçu dans son lit des monceaux de bois mort.

Et là seule sur la gréve seule survivante d'un beau verger, une pomme est venue s'échouer loin des siens, sur cette terre inconnue.

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 11:32
Les glaneuses d'espoir

Elles sont là , le dos courbé,elle glanent au bord de la plage des bois flottés des coquillages et surtout elles écoutent la mer.

A travers les bois usés blanchis , taraudés-elle leur parle des jours anciens , des histoires de marins, des réfugiés qu'elle a recueilli dans son lit et n'en sont jamais sortis.

Elle leur raconte aussi l'espoir de ceux qui sur des coquilles de noix sont partis de là bas pour des rivages meilleurs, alors elles glanent sans relâche parce que sans espoir il n'y a plus de vie.

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Claude Marcel - dans divers
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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 09:29
STEP BACWARD

On s’imagine difficilement dans ce monde ou tout file comme le vent , ou le produit d'hier est déjà obsolète qu'il puisse y avoir encore des endroits ou survivent des moments d'antan, comme figés.

Dans un joli petit village une maison imposante nous accueille, la façade refaite nous laisse augurer de belles promesses, nous passons la porte massive et vermoulue et là nous retournons un siècle en arrière.

Ce n'est pas un musée d'art populaire c'est réellement là qu'une personne vivait il y a encore quelques mois avant que le bien soit mis en vente.

C'est un retour en arrière dans le siècle dernier avant que tout ne bouge, une époque ou on se contentait de peu et que les objets faisaient usage durant plusieurs générations.

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Claude Marcel - dans divers
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