Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 14:09

Les derniers rayons du soleil me chauffent la peau d'une douceur estivale

je goute sans modération ces derniers plaisirs de l'astre resplendissant

je ferme les yeux et je vois un désert  puis un lac bleu au milieu

Il me brule a travers mes paupières chassant toutres les chimères.

Pourtant c'est l'automne mais il jette  ses derniers feux baignant cette journée 5047021160_09960118b8.jpg

qui précède la pluie d'une douceur d'été.

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 18:33
 
 
 

4067581701_708609c4ae.jpg

 

Le soleil s’était levé timidement sur un monde désertique  , dégageant peu à peu les brumes de la nuit  qui résistaient  tant bien que mal  à ses rayons , s’accrochant  en écharpes blanches aux  arbres bleus qui tendaient  leurs branches  rabougries comme une  supplique vers le ciel implacable  .

La végétation pauvre , quelques arbustes recouverts de baies violettes semblaient comme figés encore ensommeillés  tandis que  les insectes sortaient  furtivement des trous  dans la terre desséchée  pour bénéficier des premiers rayons de l’astre écarlate.

Au loin en ombre chinoise  une caravane se bizarinus  des animaux de bas dressés par les autochtones pour transporter le marchandise que l’on reconnaissait bien par leur long cou  , leur trois bosses et leurs six pattes qui leur permettait de se déplacer sur toute surface du fait de leur différente longueur .

Des silhouettes habillées de bleu les suivaient a pied à cette distance on ne distinguait  rien d’eux que leur ombre  démultipliée dans les soleil levant.

La vie  petit à petit reprenait ses droits , un éclair roux traversa la piste et un curieux animal au museaux pointus, ses deux têtes pointées  vers l’horizon humant  avec délice les premiers effluves  de vie  du matin  qui lu rappelaient que son déjeuner l’attendait quelque part au delà des  dunes  violettes.

Un éclair argenté  traversa le ciel  et un tisteros argent  plana  au dessus  de lui dardant ses yeux rouges vers sa future proie , il s’immobilisa près a fondre comme un pierre sur sa victime .

Le rinaros roux pointa un de  ses museaux vers le ciel , attiré par la lumière  qui se reflétait sur le sol  et plongea vivement dans une cavité  pratiquée dans une  roche de granit qui bordait la piste  sablonneuse.

Le tisteros  voyant sa proie lui échapper poussa un cri guttural destiné à paralyser sa victime , mais celle ci était désormais hors de vue.

Il repris son vol circulaire renvoyant tour a tour les rayons orangés de l’astre sur le sol aride  et les arbres rabougris.

Le rinaros une fois a  l’abri se retourna  pour explorer la cavité qui lui avait permis de se sauver   , son odorat sur développé  le mis en garde contre un autre danger  que tout occupé a échapper au tisteros argent  il  avait occulté.

 

                                   La rencontre

Une odeur inconnue chatouillait ses narines  , cela sentait le sucre et la canelle comme la fois ou il y a très longtemps dans une autre vie il s’était aventuré près des habitations et qu’il avait senti cette odeur sur le bord d’une fenêtre .

Il se roula en boule  en position de défense les longues épines rousses qui couvraient  son corps s’hérissant en autant de dards empoisonnés , seuls ses petits yeux rouges étaient visibles dans cette boule piquante .

L’odeur de sucre et de cannelle fut plus forte  et curieusement agissant sur lui comme un soporifique  lui faisant baisser ses défenses malgré lui.

Il se sentait désarmé , comme un  nouveau né dans la chaleur du sein maternel il pris tout à coup conscience du danger qui le guettait  et tenta de se reprendre et de redresser ses piquants qui s’étaient petit à petit couchés reprenant la souplesse d’un fourrure .

Il sentit tout à coup une main tiède fleurant bon la cannelle qui lui caressait le ventre , tandis qu’une voie douce lui parlait dans un langage qu’il ne connaissait pas .

Alors apparut devant lui une fillette accroupie  au fonds du trou , sa peau avait la couleur du ciel et ses yeux ceux du soleil levant , ses cheveux hirsutes entouraient son fin visage d’une auréole lunaire d’un blanc bleuté, un sourire  éclairait son visage.

Totalement désarmé il resta immobile , puis lécha la main tendue vers lui en signe  d’amitié.

Les jours qui suivirent il partagea ce qui servait de tanière à sa nouvelle amie.

Il découvrit avec surprise que le trou dans le rocher ouvrait en fait sur une grande salle dont l’entrée initiale avait été en partie obstruée par un éboulis rocheux .

La salle était en partie occupée par des consoles  de commandes et des écrans géants qu distribuaient une lumière verte , devant chaque une  d’elle des fauteuils de cuirs noirs  tendaient leurs bras vacants  à des habitants absents depuis longtemps.

Une porte donnait sur une autre pièce qui lui rappela la maison devant laquelle il avait senti sur le bord e la fenêtre l’odeur de sucre et de cannelle dans une autre vie.

Il reconnu ce qu’il avait découvert le jour ou il s’était glissé furtivement  par la porte ouverte pour dérober la  nourriture une cuisine , bien qu’il ne connaisse pas le sens du mot il savait que c’est là que les hommes préparaient à manger .

La fillette lui fit signe d’entrer et lui parlant de sa voie douce et musicale lui fit découvrir le reste de l’antre qu se composait  de deux autres pièce avec des lits superposés et  de sanitaires.

Sur des étagères métalliques des conserves en tous genre  étaient empilées soigneusement , il savait que ça aussi c’était de la nourriture mais qu’on ne pouvait pas y toucher tant que l’homme n’avait pas  fait quelque chose avec un instrument bruyant qu permettait de les ouvrir.

Il avait aussi vu les hommes bleus en porter sur le dos de  leur bizarinus  saut qu’eux il pouvait les ouvrir avec l’unique ongle de leur main qui leur servait d’outil tranchant , parfois il avait léché les restes  qu restaient accrochés dans les boites métalliques, qu’ils jetaient  sans vergogne derrière eux.

Il avait même vu le titeros argent  s’en emparer un jour et l’ouvrir de son bec crochu pour dévorer ce qu’elles contenaient  faute de proies vivantes .

La fillette  aux cheveux de lune s’assit sur un fauteuil appuya sur un bouton et un écran s’alluma devant lui , des images défilaient devant  ses quatre yeux ébahis 

Tout d’abord il vit des arbres et des maisons  et des gens qui circulaient  a pied ou dans  des véhicules inconnus pour lui  et qui communiquaient par des sons qu’il ne comprenait pas.

Puis suivirent des lacs et des rivières, des animaux qu évoquaient vaguement  quelque chose pour lui, puis vint un image en gros plan d’un terrier dans un champs .

Un dernière image le rempli d’émotion , du terrier un éclair roux  sortit un museau fin un pelage roux et enfin une queue en panache , en un instant tous ses souvenirs revinrent .

C’elle qu’il voyait ainsi c’était son amie la renarde avant que tout n’arrive.

Les images changèrent  brutalement des hommes derrière des pupitres la mine grave parlaient sans qu’il comprenne  ce qu’ils disaient .

L’un d’entre eux commentait des images sur un grand écran ou apparaissait  des immeubles détruits  , un énorme champignon blanc sortait  d’une structure en béton en forme de cône .

L’homme montrait le cheminement d’un énorme nuage sur une carte d’Europe , l’image devint floue un moment pour  revenir à la normale, sauf que l’homme n’était plus devant l’écran  mais allongé au sol agité de soubresauts.

 

D’autres images suivirent ou l’on voyait des populations   s’abriter dans des blokaus en bétons  repoussant sauvagement ceux qui tentaient  d’entrer.

Les amis

La fillette le pris sur ses genoux  caressant ses deux têtes tour à tour lui dit dans un langage, devenu tout à coup intelligible , parce que venant du cœur, je suis la fille qui venait de nulle part et d’ailleurs.

Nous sommes les quelques survivants mutants d’une  catastrophe nucléaire

et nous essayons de survivre dans ce monde désert .

Il lui lécha doucement la main comme un message d’espoir ils savaient tous deux que seul l’amour  leur permettrait d’assumer leur destin.

Le contact noué ils s’aperçurent qu’ils pouvaient communiquer sans mot ,leur esprit  étaient cordonnés  sur une même fréquence psychique.

Elle lui demanda , quel est ton nom ? Il ne sut quoi répondre réfléchît un instant personne ne lui avait donné de nom .Elle sourit consciente de  son embarras elle lui dit je t’appellerai Tango si tu veux bien , parce que tu est un peu orange.

Surpris , il la regarda  et remua a queue  en panache en guise d ‘acquiescement  alors il lui dit et toi quel est ton nom ?

Elle le regarda le regard un instant assombri par la tristesse et lui répondit , je n’ai pas de nom, celui  qui me rattachait à ce monde disparu  ,n’a plus de sens , mes parents sont morts  tous  les deux ainsi que tous mes amis , alors!

Il se blottit contre elle  en une boule de poils orange et lui dit , je pourrais t’appeler  Neige si tu veux bien , tu me rappelle ces nuits d’hiver  quand au saut du terrier , la lune donnait  à la neige fraîchement tombée une lueur bleutée que j’aimais beaucoup.

Allons y pour Neige , dit elle en riant , viens je te fais visiter  ma maison et puis après le te raconterais mon histoire et toi la tienne.

Elle l’amena dans une grande pièce qui servait de salon, meublée de grands fauteuils de cuir et d’un écran de télévision plat qui diffusait en boucle des images d’apocalypse.

Je ne peux pas l’arrêter dit elle , il est programmé ainsi et il est alimenté par des piles nucléaires, ce que tu vois  ce sont les évènements  tels qu’ils se sont  produits il y a déjà deux ans .

Mon père était gardien de sécurité à la centrale  nucléaire, nous habitions  dans l’enceinte de la centrale dans un bunker , avec les autres membres du personnel et nous partagions nos loisirs avec les ingénieurs et  chercheurs du site.

Mon père et quelques autres gardiens étaient chargés  de faire  des rondes  autour de la centrale  armés de pistolets électroniques  paralysants  qui permettaient de mettre hors d’état de nuire un adversaire sans le tuer  du moins normalement .

Dés l’ âge de deux ans , mon père m’a laissé me promener dans la centrale  et j’ai joué entre les pupitres informatiques  depuis que je sais marcher.

Un chercheur du centre  me montrait souvent comme un jeu le fonctionnement des écrans de contrôle , et un jour à sa grande surprise j’ai anticipé son geste et effectué seule la manipulation .

Surpris il m’a fait recommencer , puis continuer , sans pouvoir en croire ses yeux.

Je comprenais intuitivement le fonctionnement  des ordinateurs sans avoir jamais appris .

C’est ainsi que mon père averti par John le chercheur de cette faculté j’ai intégré une école dans le village  voisin de la centrale  ou l’enseignement était particulièrement élevé car réservé à ce que le commun es gens appellent les surdoués.

J’avais alors  fait connaissance de mes amis , Taupe prénommé ainsi à cause  de ses grosses lunettes , Louis car il avait perdu  une partie de l’audition lors d’un concert de roCK ou il était placé trop près des  baffles géantes et Sensitive  qui percevait intuitivement les évènements et les sentiments de son entourage.

La catastrophe

 

Un jour  les sirènes se sont mises à hurler , John le chercheur  qui s’occupait de moi c’est précipité  et m’a enfermé  dans une pièce  à l’abri des rayons ,  cette endroit était  prévu en cas d’accident majeur,  non sans m’avoir griffonné le code de la porte et enjoint de ne pas sortire sous aucun prétexte tant que la lumière rouge au dessus de la porte resterait allumée.
Je me suis trouvée seule là où nous sommes  actuellement  sans savoir quoi faire , si bien qu’au bout de quelques jours d’attente malgré la lumière rouge , je suis sortie .

Je ne me souviens pas de ce qui c’est passé  après sinon  qu’a mon réveil  j’avais changé d’aspect , mais j’étais vivante et seule.

Il n’y avait plus aucune trace de vie autour de moi , en surface tout était détruit .

Je fouillais désespérément  les décombres pendant plusieurs jours sans trouver trace de personne.

De retour dans l’abri je vis  les images qui défilaient  à la télévision témoin d’un véritable cauchemar, je pensais à cet instant être la seule survivante.

Le club des quatre

Il se passa quelques jours ou je restais prostrée , dans un état second quand en passant devant  l’écran de veille d’un des ordinateurs je vis qu’un message clignotait , folle de joie je me connectais .

Je ne pus retenir des larmes de joie quand je vis apparaître le visage amis de Taupe , puis celui de Louis et enfin Sensitive .

Ils avaient du leur salut au fait qu’ils étaient partis  en exploration spéléologiques  dans un gouffre des environs et que  la grotte les avaient en partie préservés des radiations.

Ils avaient néanmoins comme moi subis des modifications suite à l’explosion de la centrale .

Louis  développait curieusement subitement une ouie hyper développée qui lui permettait de percevoir des sons inaudibles par les autres,  Taupe  lui s’était vu doter d’une hyper vision de loin et sensitive percevait désormais les évènements et  avait développé une sorte de  communication psychique appelée communément transmission de pensée.

Elle appela Tango et lui expliqua  qu’elle était restée en contact  par internet  avec ses trois amis  à qui elle les présenta.

Sensitive  ressenti une onde  d’affection  quand la boule de poile roux apparu à l’écran et Tango se sentit heureux comme quand il  avait sentit l’odeur de cannelle.

Ses amis lui apprirent que d’autres personnes avaient survécus  mais qu’ils vivaient   dans de conditions difficiles  , il ne pouvait pas en dire plus pour l’instant  il la contacterait   rapidement mais il y avait danger  à communiquer trop longtemps.

Les hommes bleus

 

C’est alors que Tango lui raconta  par projection mentale comment en cherchant sa nourriture il avait découvert les hommes bleus ,ils étaient  revêtus d’une tunique qui leur couvrait le corps et la tête au moyen d’une capuche ils s’exprimaient pour la plus part d’entre eux non par de mots par des sons gutturaux  qui accompagnaient  des bulles de couleurs qui sortaient de leur bouches torves . Leurs petits yeux rouges qui brillaient dans l’ombre de leur capuche respiraient la méchanceté et la folie .

Ils étaient  entourés d’un aura noire comme une cape virtuelle qui était l’expression  de leur méchanceté profonde, c’étaient une  race de mutants impitoyables qui se prénommaient entre eux les enfants de Go , et que les survivants avaient appelés les gobleus .

Le long de leurs longs bras maigres les mains apparaissaient  difformes , elles ne possédaient  que deux doigts , dont le pouce curieusement déformé était prolongé d’un ongle long et tranchant qui leur servait tout à tour  d’outil pour ouvrir les boites  de conserves ou d’arme.

Les pro nucléaires

Ses suppositions  se vérifiaient , ces homme bleus mutants n’étaient autres que des pro nucléaires  qui adoraient la centrale comme un dieu  et qui  en voulant s’en emparer avaient fait exploser le réacteur .

Mais qu’avait elle a faire avec ces hommes , à cette question  Tango n’avait pas de réponse  et les images mentales  continuèrent à défiler dans sa tête . Des scènes de pillages  se succédaient . Elle vit les hommes bleus  chevauchant leurs Bizarinus  tirer sur les survivants et s’emparer les dépôts alimentaires tuant tous ceux qui s’opposaient à eux.

Puis d’autres images remplacèrent les scènes de violences, des hommes et des femmes aux cheveux  blanc comme neige et à la peu bleu transportaient  des caisses  qu’ils chargeaient ensuite sur le dos des bizarinus sous l’étroite surveillance des hommes en capuche.

Elle compris alors que les hommes bleus détenaient  le monopole de la nourriture comestible dans la région , le nuage toxique  ayant détruit  en grande partie  la végétation et fait muter les animaux survivants.

Tango lu dit  que les hommes bleus de ne sortaient jamais la nuit  la nuit car leur vue  ne le permettait pas et ils avaient peur des embuscades des insurgés ; des le soleil couché ils regagnaient leurs camps .

Elle dit à son compagnon d’infortune, je te remercie de ton aide , il nous faut maintenant  reprendre contact avec mes amis, sur un site sécurisé afin que les hommes bleus ne puisse pas découvrir d’où nous émettons.

 

Tango

 

Tango s’avéra avoir outre ses deux   têtes développé des facultés au niveau de ces cellules grises , il lui indiqua comment faire un pare feu incontournable  d’autant  que les apôtres de Go n’avaient pas lors de leur mutation développé une intelligence bien vive .

L’écran s’éclaira de nouveau , la fenêtre s’ouvrit  et Sensitive apparue, elle lui fit part  de ce qui lui était arrivée et la mis en garde du danger  représenté par les hommes bleus .

Sensitive était déjà au courant , elle même lui indiqua qu’elle faisait partie d’un mouvement  de résistance  à l’oppression  des adeptes e GO, elle ne pouvait lui en dire plus pour l’instant.

Le visage de Sensitive disparut, dans le même moment un nouvel avis de message s’afficha à l’écran , elle l’ouvrit  et vit avec horreur le visage  grimaçant   d’un homme bleu qui l’invectivait violemment il faisait  partie de ceux qu avaient gardé la faculté de la parole .

Elle compris  aux menaces proférées qu’il ne pouvait arriver à la localiser le pare feu de Tango avait été efficace .

Elle se rendit compte à cet instant , combien elle était vulnérable  seule ou du moins  à la merci de ses féroces prédateurs qui si ils découvraient   sa présence dans l’enceinte de la centrale ne manqueraient pas de la tuer.

Ils devaient penser qu’elle avait fui comme tous les autres survivants  et qu’elle était réfugiée quelque part dans la région, tant l’hypothèse qu’il puisse y avoir des survivants  autour de la centrale était  invraisemblable.

Mais qu’avait elle à faire avec ces hommes , pourquoi tant de haine à son égard  elle qui  sortait à peine  d e l’enfance et qui ne faisait de tort à personne .

 

Le secret

 

Neige éteignit son écran  et se retournant vers Tango lui dit , suis moi je dois te montrer  mon secret.

Celui ci la suivit  à travers  des enfilades  de pièces meublées sommairement  pour enfin arriver dans une salle fermée  par une  porte blindée avec un code digital.

Elle activa l’ouverture et la loure porte s’ouvrit sur un laboratoire, au milieu de celui ci un cône de verre très épais brillait doucement d’une lumière verte.

Elle s’approcha doucement pianota  rapidement sur un clavier , une trappe s’ouvrit et apparu un récipient entouré de glace ressemblant à un énorme thermos.

Ce munissant de gants de protection elle sortit le récipient de sa gangue de glace  et le posa sur le bureau proche.

Tu vois dit elle à Tango dans son langage mental ce récipient contient des graines de blé d’orge  et de maïs ainsi que des graines de légumes  que les chercheurs testaient pour développer  leur résistance  au rayonnement nucléaire ils sont le gage de notre survie .

Il faut absolument que nous quittions Go avant quel es homme bleus ne vainquent la crainte de s’approcher de la centrale et nous découvrent .

Tango hocha comiquement ses deux têtes dans u mouvement comique de marionnette et lui dit comment allons nous faire.

Le visage de Neige s’illumina d’un grand sourire  et elle lui dit de t’inquiète pas j’ai mon idée.

Ces mots se transformaient  dans l’esprit de Tango en des petits  nuages roses apaisants et lui redonnait du courage.

Tout d’abord il faut que je contacte Taupe dit elle mais attendons que les hommes bleus dorment .

Elle remis le récipient dans sa cavité referma la trappe  et invita Tango à quitter la pièce par une autre porte que celle par laquelle il s’étaient introduit.

La seconde porte donnait sur un escalator qui se mis automatiquement en route et les amena  rapidement dans un hangar dans lequel divers véhicules étaient  immobilisés.

Elle se dirigea vers l’un d’entre eux , un  engin à chenilles  de bonne taille  avec un bras articulé qui pouvait servir de pelleteuse ou de perforeuse .

La cabine relativement spacieuse, puisque prévue pour une équipe de cinq ou six techniciens était prolongée par un coffre de bonne taille .

Elle grimpa à l’aide d’une échelle accrochée à l’engin  tenant Tango sous son bras.

Elle pris place devant le pupitre de commande et retrouva la même émotion que le jour ou John  l’avait initié  à la commande de cet engin à propulsion nucléaire à l’autonomie quasi illimitée  qu servait aux travaux de la centrale.

Le moteur quasi silencieux  répondit à la première sollicitation et se mis à ronronner doucement .

Je te présente BOKUT dit elle à TANGO , je l’ai baptisé ainsi il y a quelques années .

La première partie de son plan commençait à prendre forme.

Elle redescendît  de l’engin d’un bond dans le hangar et se dirigea  vers un grand placard  d’ou elle sortit une  grande bâche  roulée  de la couleur du sol.

Elle la montra à Tango et lui dit , c’est une bâche de camouflage , elle prend la couleur de l’endroit ou elle se trouve, elle nous sera certainement utile.

Il nous reste à ;rassembler suffisamment de nourriture  pour assurer notre survie  pour plusieurs mois sans doute.

Elle se dirigea vers un petit chariot élévateur  et commença à transférer les palettes  de conserves  des rayonnages du hangar au coffre  de BOKUT.

En ce qu concerne l’eau  Bokut  est muni d’un système  qui récupère l’eau de l’atmosphère  et le restitue en eau potable.

Elle allait quitter le hangar quand elle se ravisa ouvrit un  placard vertical qui servait de râtelier et décrocha cinq  pistolets à impulsion électrique TACER et un fusil paralysant à longue portée , les mêmes qu servaient aux gardiens  pour protéger la centrale .

Elle pris également une  gosse ceinture bardée d’électronique qu’elle regarda avec émotion , il s’agissait du dernier cadeau de John, un engin qui permettait à celui qui le portait de projeter à distance son propre Hologramme .

Elle senti une larme perler à ses paupières quand les images heureuse  lui revenaient en mémoire.

Elle se voyait taquinant John qui ne sait plus si c’était elle  qu’il voyait ou son hologramme , le tout finissant dans de grands éclats de rire.

La nuit tombée il ne restait plus qu’a contacter Taupe , après deux essais infructueux  le visage de son ami apparu à l’écran.

Elle le rassura  sur la sécurité de la transaction  en lui expliquant  brièvement l’aide apportée par Tango.

Elle lui fit par de son projet de quitter la centrale  pour rejoindre les survivants , Taupe lui confirma que certains avaient  échappés à la mort  et s’étaient réfugiés  à Albi et Toulouse dans des endroits secrets d’où ils tentaient de combattre les hommes de go .

Il lui dit que les hommes bleus craignaient tous les lieux de culte ou ce qui s’en approchait si bien que les survivants avaient pu se cacher dans les églises et abbaye nombreuses dans la région  arborés par leurs ennemis qui pensaient que ces endroits étaient porteurs de malédiction .

Cette croyance de leurs ennemis leur avait permis de leur échapper , de survivre et d’organiser un semblant de résistance , principalement la nuit  où ils gardaient l’avantage .

Il lui dit que lui même et ses deux amis avaient prévus de rejoindre dans in premier temps les insurgés d’ ALBI, il lui proposa de  se retrouver à mi chemin au lieu-dit Silence à Castelsarrasin, un e chapelle leur servirait de point d’étape.

Il se chargerait pour plus de sécurité de contacter Louis et Sensitive, le rendez vous fut pris pour deux jours plus tard à minuit.

 

La fuite

 

Il ne lui restait que peu de temps pour préparer son départ , elle passa la ceinture à sa taille y glissa un Tacer supplémentaire , pris son ordinateur portable qu’elle plaça dans la cabine  de BOKUT et parti chercher les précieuses graines.

Elle jeta un dernier regard mélancolique sur le laboratoire glissa le récipient contant les graines  dans un contener de conservation portable dont elle brancha l’alimentation sur une prise du pupitre de BOKUT et se prépara au départ.

La nuit s’avérait noire en cette journée  d‘automne , elle ouvrit  la porte automatique du hangar  et Bokut se glissa  presque silencieusement sur ses chenilles  dans la cour centrale  pur rejoindre bientôt la route déserte.

A ces cotés silencieux Tango tremblait un peu , ressentant l’angoisse de son amie .

L’engin pris la route  sur ces chenilles  qui ne lui permettait  de se déplacer qu’à un e allure réduite , ce qui n’était pas sans danger dans la mesure ou ils étaient  obligés d’emprunter des routes désertes ce qui les rendaient visibles loi.

Heureusement la nuit était noir et le guidage de l’ordinateur d e bord permettait de se déplacer sans craindre de heurter un obstacle inattendu.

Ils étaient quasiment surs de ne pas être inquiétés jusqu’au petit jour les hommes bleus ne se déplaçant jamais la nuit  du fait de leur vision altérée.

La nuit commençait à pâlir et ils n’avaient  franchis qu’une cinquantaines de kilomètres, il fallait songer à se cacher pour la journée.

Neige consulta  le GPS du tableau de bord  et vit qu’a un kilomètre  à droite  se trouvait  les serres géantes, de pruneaux d’Agen , elle se rappelait les avoir visitées avec son père , d’énormes tunnels  de plastiques  couvraient les champs à perte de vue .

En s’introduisant dans l’un d’entre eux  elle serait dissimulée aux regards, d’autant que les fruits avaient été irradiés et que les hommes bleus ne s’aventureraient pas dans les vergers.

Les chenillettes de  l’engin mordirent brutalement le bas côté quand  elle indiqua la direction à prendre  et s’engagea a travers champs dans la terre meuble.

Ils furent  bientôt hors de vue de la route et s’engagèrent sous un tunnel de plastique  translucide  qui les protégeait néanmoins des regards indiscrets.

Elle stoppa le moteur et par précaution déroula la bâche de camouflage dont elle recouvrit  Bokut qui pris aussitôt l’apparence  de son environnement.

Elle pris son ordinateur portable et tenta un e connexion avec ses amis ,Taupe ne répondit pas  ni Sensitive  mais la fenêtre s’ouvrit sur  LOUIS a qui elle indiqua q u’elle était en mouvement vers leur point de rencontre et qu’elle le contacterai pour plus de sécurité la nuit suivante.

 

Le cri

 

Tout à coup alors qu’ils sommeillaient tous les deux , un cri à leur glacer le sang retentit i dans la campagne .

C’était plutôt une sorte de chant plaintif   et monocorde qui se répétait à l’infini renvoyé par l’écho, c’était l’heure de la prière des hommes bleus . 

L’un de leurs  de ceux que  les réfugiés nommaient les  Gobleus a voix lançait son chant triste  à la gloire du Dieu GO.

Elle sentit une sueur  glacée lui couler le long du dos , ainsi ils étaient là non loin d’eux , qui étaient ils réellement  que voulaient ils enfin ?

Une haine féroce pris bientôt place à la peur , c’était ces hommes qui avaient tués son père et ses amis et qui l’avait rendue telle qu’elle était aujourd’hui cette mutante bleu aux yeux oranges  avec pour seule présence son fidèle ami Tango.

Elle sut à cet instant que son rôle était tracé, que le combat  ne pourrait se finir  que par la disparition de ses êtres .et la réhabilitation d’une  société  civilisée respectueuse  de la nature  qu’ils avaient  gravement blessée.

A ses pieds Tango s’était hérissé ,de tous ses dards ressemblant  tout à coup à une boule de feu , ses yeux brillant de fureur au diapason de son amie.

Ils n’étaient plus  que Neige et Feu , redoutable tandem.

 

Les abbattoirs

 

La nuit venue elle ouvrit une boite de cassoulet  qu’elle partage avec Tango après l’avoir faite chauffer  sur le petit réchaud  de camping-

Cela faisait longtemps  que Tango  n’avait pas fait un pas aussi copieux , il se contentait d’ordinaire de restes de boites de conserves  abandonnées par les hommes bleus  ou d’insectes, rares étaient les espèces d’animaux qui avaient survécus.

Blanche s’apprêtait a reprogrammer l’ordinateur de bord de BOKUT quand un nouveau message arriva sur son PC.

Elle vit avec plaisir le visage de Sensitive s’afficher celle ci lui dit :

·        il nous faut changer les plans  le lieu dit silence à Castelsarrasin n’est plus sur , on nous a signalé des mouvements de  troupes  dans ce secteur , certain, des notre ont mêmes été arrêtés et torturés il cherchent la fille de la centrale .

·        Neige atterrée lui répondit :

·        que me veux le t’ils ?

pourquoi torturer des innocents

·        Sensitive ne sut quoi répondre

Elle lui dit alors :

·        nous nous retrouverons plus au nord  dans les abattoirs Halal, c’est un lieu consacré ou les hommes bleus ne peuvent pas rentrer , nous y serons provisoirement en sécurité.

Neige lui adressa un sourire mouillé de larmes et lui dit :

·        A demain soir donc .

L’écran s’éteignit

Tango qui avait suivi toute la conversation avec sa perception extrasensorielle  tenta  de la réconforter , Neige retenait ses larmes  de rage .

Elle regarda le plan sur son écran de bord et programma son trajet , en fait elle savait pour avoir pu capter des images sur la toile que les hommes bleus évitaient les villes et préféraient  errer dans la campagne avec leurs bizarinus.

 

La seule exception était la ville de Carcassonne où leurs chefs les gobleus à voix avaient élu domicile  séduits par les remparts médiévaux qui leur permettaient de se tenir en garde contre les embuscades  des survivants.

Ils n’étaient pas très nombreux mais leur férocité  et le fait qu’ils aient rapidement  eu l’idée de monopoliser  les points de distribution de nourritures  disponibles leur donnait  pour un temps un pouvoir absolu.

Le trio

 

Pendant que Neige  et Tango se cachaient  dans les serres les trois compères qui avaient fini par se rejoindre se dirigeaient vers la cathédrale d’Albi première étape où ils savaient  être en sécurité  d’autres survivants y ayant trouvé refuge.

Sensitive , Louis et Taupe  pratiquaient dans leurs moments de loisirs du cyclotourisme, ils faisait partie du même club régional, si bien qu’ils connaissaient  toutes les petites routes  de la région.

Avant que les événements  ne les transforment ils avaient mis au point un prototype de tandem à trois places  muni d’un moteur électrique qui se rechargeait  du simple fait  du mouvement des roues et une remorque  dont le capot servait de capteur solaire leur donnant une autonomie de plusieurs heures .

La nuit venue ils avaient  rempli la remorque de boites de conserve , d’eau potable et de leur indispensable PC dont la charge pouvait être faite grâce aux batteries solaires de la remorque.

Taupe avait pris la première place sur le tandem, suivi de Louis et enfin Sensitive , la particularité de Louis  de voire à une grande distance  leur permettait d’éviter  toute mauvaise rencontre.

 

Les bizarinus

 

Louis aussi avait perçu comme Neige le chant lugubre des hommes bleus  malgré la distance qui les séparaient , ou peut être s’agissait t’il d’un autre groupe plus proche .

Il en eu des frissons dan le dos mais ne dit rien a ses deux amis de peur de les inquiéter.

Ils avançaient lentement, guettant tout mouvement suspect, Louis bercé par le mouvement  du tandem qui glissait  silencieusement le long  des routes de campagne dans une longue déclivité  s’assoupit .

C’est à ce moment là qu’un événement se produisit qui aurait pu leur être fatal, ils se trouvèrent à quelques centaines de mètres d’un troupeau de Bizarinus qui paissaient tranquillement .

Les pouvoirs des trois compagnons avaient une limite , lorsque les Bizarinus étaient réunis en groupe, ce qui était le cas  leurs naseaux à la faveur de la nuit fraîche dégageait une vapeur radioactive qu interféraient avec  les ondes  émises par leurs cerveaux et rendaient leurs pouvoirs inopérants.

 

Heureusement les hommes bleus dormaient et n’avaient pas détectés leur présence , terrorisés ils firent immédiatement demi tour  et repartirent à grands coups de pédales silencieux dans la direction opposée  jusqu’à ce qu’un  embranchement de route leur permette de s’éloigner

.

La présence de ce danger immédiat leur fit changer leur plan, ils décidèrent  de modifier leur  chemin en empruntant  une route peu fréquentée qui les éloignait mais s’avérait plus sure.

Leur périple fut difficile les chemins empruntés  étaient à peine carrossables  et ils avaient du mal à ne pas tomber avec leur Tandem et sa remorque .

La nuit était bien avancée quand ils virent la masse compacte de Sainte Cécile .
 A SUIVRE
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 16:37

L’écume de l'âme4846704257_88fa66510e.jpg

 

 

j'ai sept ans, c'est la nuit et je viens de me coucher dans  la grande chambre, comme

D’habitude je fais le loup à travers la cloison qui me sépare de mon petit frère qui couche encore dans la chambre de mes parents ; aujourd'hui il ne crie pas il dort déjà.

J'attends que maman vienne me dire bonsoir, pourquoi ne vient- elle pas, je ne peux pas dormir, elle m'a dit que le marchand de sable aller passer, je ne veux pas elle ne m'a pas dit bonsoir. Je sais que c'est vrai le matin j'ai encore du sable au coin des yeux.

 

Le mur de ma chambre et peint en vert foncé, je crois que c'est la forêt de sapins comme chez ma grand-mère. J’aime me promener dans la forêt c'est magique, je fixe le mur et je vois les grands arbres qui bougent dans le vent et le bruissement dans les feuillages, je ne veux pas dormir, pourquoi maman ne vient telle pas me border, marchand de sable attend  avant de jeter ton sable dans mes yeux, mais déjà il est trop tard, je m'endors enfin, je crois.

Les arbres sont serrés les uns  contre les autres leur feuillage est d'un vert foncé presque noir, je n'ai pas peur, j'aime cette forêt c'est mon refuge, je rentre à petits pas le silence est palpable, pas un cri pas un chuchotement l'air est suspendu, je suis bien mes pieds nus foulent la mousse douce comme le tapis haut laine du salon, je ne suis jamais allé aussi loin.

L'autre jour au cathé, le curé nous a expliqué que nous serons  tous ressuscités un jour et que nous et que nous retrouverons tous nos corps, c'est bizarre non crois- tu que le cul de jatte qui fait la ^quête à la sortie de l'église va revenir tel qu'il est ce ne serait

pas juste, non, je l'ai dit à l'abbé  et il s'est fâché, et la dame du premier qui est remariée parce que son mari est mort, comment va- elle faire avec deux maris au paradis.

C'est ce petit hérisson couché sous le buisson qui m'a fait penser à tout cela, il avait l'air mort tout roulé comme une bogue de châtaigne, j'ai cru qu’il était parti pour le paradis de l'abbé retrouver tous les autres animaux de la forêt, mais quand je me suis approché j'ai vu son oeuil briller malicieusement à travers ses piquants.

 

Vacances

 

 Je suis allé chez ma grand-mère passer des vacances, maman était fatiguée par mon petit frère, mamie  elle a une grande maison ancienne, avec une cuisine mansardée et un placard sous  le toit plein de casseroles et de couverts accrochés au mur et une grande penderie ou il fait bon se cacher entre les vêtements qui sentent la naphtaline on peut e passer de la salle à manger à la chambre sans en sortir.

 

Quand  je ferme la porte je rentre dans un couloir j'ouvre une porte dissimulée  par les vêtements et je me trouve dans la forêt, es ce la même que celle de ma chambre, je ne sais pas c'est une autre entrée car ma grand-mère habite en haute marne à bien cent kilomètres de chez mes parents.

 

Je sais qu'elle a plusieurs entrées il y a aussi celle dans la chambre de mes parents ou trône un énorme réfrigérateur  joufflu, un jour la porte était restée entrouverte  et la lumière filtrait dans le noir, j'étais attiré irrésistiblement, j'ai ouvert la lumière bleue s'ouvrait sur un couloir et je me suis trouvé  dans passage lumineux  dans lequel je me suis aventuré puis j'ai descendu quelques marches moussues  et je me suis trouvé à coté d'une fontaine dont les eaux étaient figées par la glace.

 

Ce jour là je ne suis pas allé plus loin le froid m'a donné envie de faire pipi et je me suis réveillé dans mon lit tout transi.

Aujourd'hui avec mamie nous sommes passés  par le viaduc, qui relie deux collines boisées le train passe tout en haut, on peut passer  à pied en dessous  du tablier du train c'est très impressionnant  car la vallée est très loin en dessous.

Il paraît qu'un jour une femme  s'est jetée  par le parapet pour se suicider  et que sa robe  à fait parachute,  c’est ce qui l'a sauvée malgré elle, mamie m'interdit de m’approcher de la rambarde en fer forgé, j'ai délicieusement peur, mais je suis grand  et je continue à traverser d'un air gaillard.

 

En bas du viaduc il y a des genêts  et de l'herbe, c'est là que mon arrière-grand-mère  faisait paître ses chèvres jusqu'à lui n'y pas très longtemps, mamie m'a dit qu'elle était  morte un jour d'une insolation.

 

A la maison de mamie toutes les descentes de lit sont faites de peaux de  chèvres tannées, le poil est doux  et j'aime marcher dessus les pieds nus avant de me coucher.

Ce matin on a été réveillé par RIRI, c'est l'idiot, il chante à tue tête  en balançant  sur son balai  de paille  un seau en zinc, il va nettoyer les WC publics  qui donnent   derrière l’abattoir.

En fait ma grand-mère habite  sur une place  qui donne sur l’abattoir,  on entend souvent les vaches qui meuglent, elles sentent la mort proche, cela ne m'impressionne pas j'ai l'habitude, mes camarades et moi nous sommes fascines par ce qui ce passe dans ici.

 

La nuit est tombée  et mamie est venue me border dans mon lit après que nous avons fait ma toilette dans  ce qui sert de salle de bains car chez mamie il n'y a pas de salle de bains comme nous avons à Paris ici c'est une petite pièce avec une table avec un dessus en marbre sur laquelle trône une  grande cuvette  et un broc pour l'eau ; il n'y a pas non pas de W-C on se sert d'un seau hygiénique que l'on va vider tous les matins  dans le cabinet au fonds du jardin

.

Comme tous les soirs mamie me donne une tranche   d'orange, en fait  c'est un bonbon en forme d'orange, cela m'aide à m'endormir et puis elle  me glisse "michka," c'est mon ours en peluche et me souhaite une bonne nuit.

 

J'entends ses pas dans l'escalier qui descend au rez-de-chaussée, il est raide et glissant car mamie le cire régulièrement et un jour je suis descendu jusqu’en bas sur le derrière après avoir manqué la première marche.

Je crois qu'elle a sa chambre à coucher en bas, mais je n'y suis jamais rentré, en fait je n'ai jamais vu sa chambre, peut être ne dort-elle jamais.

Des que le silence  se fait présent, juste ponctué par le tic tac de la grosse horloge Francontoise, je  me relève doucement et je me glisse par la porte de la penderie qui donne  dans ma chambre, tout de suite  l'odeur familière de naphtaline  et de vêtements me prend au nez, mais bientôt je traverse  la porte dissimulée derrière un vieux manteau noir et l’odeur de la forêt me chatouillent  les narines.

 

Je rentre dans la forêt, émerveillé par le spectacle  qui s'offre à moi, la lune  baigne  tout d'une lumière irréelle, les fougères sont comme argentées, les mousses phosphorescentes.

Je m'aventure un  peu plus loin que la nuit dernière, un gros châtaignier me sert de point de repère, une source  chante au loin  son refrain, l'air est comme parfumé.

Tout à coup  le calme est troublé, quelque chose d'infime s'est passé, je ressens un frisson dans mon dos, pourtant rien n'a changé ou plutôt si, un  bruissement de feuilles sur ma droite, peut être un écureuil.

Une silhouette apparaît entre deux bouleaux, curieusement l'homme est sans épaisseur, sans relief, comme une gravure de magazine, le visage flou ou plus exactement ressemblant à ses effigies  de pièces de monnaies usées.

Une impression de  familier, de déjà vu me traverse l'esprit, le visage me rappelle  ces vieilles pièces de monnaies  avec lesquelles  je jouais chez la belle-mère de ma marraine qui habitait dans l'appartement du rez-de-chaussée de notre immeuble à PARIS, chez qui je passais beaucoup de temps  en rentrant de l'école.

 

Tout à coup je me trouvais dans l'appartement du rez-de- chaussée  avec ses gros fauteuils  en cuir usés, son énorme bureau  patiné par les ans, sur lequel trônait  un encrier en bronze  en forme de gondole .surmonté de son gondolier. Je retrouvais  l'odeur de vieille  épice  et de fleurs fanées.

La vision fut fugitive  et je doutais  même d'avoir vu  quoi ce soit , peut être était  ce  simplement le courant d'air  dans les branches, le froid me saisit et je reculais de quelques pas  repoussant d'une  main  devenue fébrile  les robes et  les manteaux  de la penderie

Je regagnais mon lit en grelottant, saisi Michka entre mes bras et m'endormit du sommeil du juste.

 

Mon camarade pierre, a une maison derrière l'abattoir au fond dune impasse, il m'a appris à me glisser furtivement dans l'abattoir sans être vu, nous nous cachons dans des greniers à foin derrière des grosses balles de paille. , Des fois on ramasse des petits os d'agneaux  dont on se sert pour jouer aux osselets, c'est un  jeu difficile il faut garder les petits os  entre les doigts de la main en lancer un en l'air et puis  rattraper ceux qu'il y a sur le sol, celui qui en ramasse le plus a gagné, je ne gagne pas très souvent.

 

Avec Pierre et Jacques un autre copain on a fabriqué une tente devant sa porte avec une toile imperméable kaki qu'il a récupéré de la base militaire américaine où travaille son frère et on a joué les aventuriers.

Le ciel s'est couvert et la pluie s'est mise à tomber, nous étions bien à l'abri de notre tente  de fortune, il ne fallait pas toucher la toile car sinon cela faisait des gouttières.

Le tonnerre s'est mis à gronder et tout à coup un éclair a zébré le ciel éclairant notre tente d 'une lumière  violente, nous sommes sortis comme des diables pour nous réfugier dans un appentis qui sert de remise à outil au fond du jardin, bien qu'on ne le soit jamais avoué on avait eu très peur.

On s'est occupé le reste de l’âpres midi a regarder des bandes dessinées de cow boy, Billy le kid Buch Cassidy, mais c'est dommage car elles sont en américain et on ne comprend pas l'histoire.

Chez ma grand-mère il y a aussi un gramophone avec des vieux disques 78 tours  que l'on lit avec une tête de lecture dans laquelle on met une aiguille. Il marche avec une manivelle qui actionne le moteur, le son est tellement fort que l'on met des chiffons dans  la micro, le plus drôle c'est les disques en carton vernis que les Américains ont laissés à la libération, ils sont  marrons et brillants et tout mous  et on ne comprend pas les paroles des chansons.

 

Aujourd’hui avec Pierre, Jacques et Romain on a voulu jouer au toréador avec une chèvre qui paissait le long du mur de l'abattoir, on a pris un pull-over rouge et  on la agité devant elle.

Bien mal nous en a pris l'animal est devenu furieux et nous a donné des grands coups de tête, nous avons étés obligés de monter en haut du mur de l'abattoir pour lui échapper.

La voisine de mamie est très gentille et elle a beaucoup d'enfants, certains sont grands et la dernière marche à peine j'aime bien lui rendre visite car elle a un train en porcelaine qui fait tirelire avec des wagons bleus et verts, les roues sont fixes mais il est très beau cela me fait penser aux grosses machines a vapeur que l'on voit en gare de l'est quand on va chez mamie ; qui soufflent leur vapeur à travers leurs énormes roues ?

La seule chose que je n'aime pas chez la voisine c'est quand elle met son petit dernier sur le pot de chambre sur la table de la salle à manger, je pense que c'est pour mieux le surveiller, car elle est très forte et ne dois pas se baisser facilement.

 

Les vacances tirent à leur fin et maman et Papa, ainsi que mon petit frère est venu me chercher, ils couchent dans une petite maison dans le jardin qui comporte une cuisine et une  chambre et qui sert à la location saisonnière.

Ce matin nous avons bien rit, Papa nous a raconté qu'il avait fait un rêve, il était allongé dans des champs au soleil et il sommeillait quant il fut réveillé par la queue d'une vache qui lui chatouillait le visage et qui s'apprêtait à lui faire une bouse  en plein sur la figure.

Le réflexe immédiat fut de donner un grand coup de poing dans le derrière de la vache, sauf que la vache était dans le rêve et que c'est maman qui a été réveille en sursaut par la main de mon père sans plus de mal heureusement, que la surprise.

 

 

Le retour

 

Me revoici à la maison, j'entends par la fenêtre ouverte le chiffonnier qui lance son cri, peaux de lapins, vieux chiffons il rachète à ceux qui veulent se débarrasser des vieux chiffons, je ne sais pas ce qu'il peut en faire.

Il y a aussi le marchand de glace avec son gros cheval de labour qui tire une charrette plate sur laquelle  coulent de gros blocs de glace qu'il vend à la pièce et qu'il faut transporter dans un chiffon pour ne pas se brûler les doigts, cette année on n'a plus besoin de lui  on s'est acheté le réfrigérateur.

 

Jeudi je suis resté seul à la maison maman a amené  mon frère au dispensaire pour faire un vaccin, je me suis glissé dans la chambre de mes parents et j'ai ouvert la porte du réfrigérateur, l'intérieur était baigné d'une  lumière bleutée  et les clayettes habituellement  remplies  de produits frais  avaient disparues, un escalier s'ouvrait sous mes pas.

Je me suis glissé furtivement dans l'espace ainsi dégagé non sans frissonner car l'air était glacé  comme quand  nous allions glisser  sur la glace des lacs du bois de Boulogne en hiver, tout est silencieux. Je descends un escalier en marbre rose aux marches patinées, la paroi était tendue d'une étoffe brillante violette qui me penser à l'évêque qui était venu  à l' eglise Saint Odile et a qui monsieur le Curé nous a dit qu'il fallait embrasser la bague violette qu'il avait au doigt, une améthyste je crois, je n'ais pas pu le faire et je lui ai tendu la main

 

Ce jour là monsieur le Curé nous a  dit que la foi  descendait subitement  sur nous et  que les vocations  venaient ainsi, tous les soirs je prie que la foi ne tombe pas sur moi, mon dieu ne me donnez pas la vocation, je n'en ai pas envie.

 

Claude

 

Au bout de l'escalier je trouvais un long couloir avec des murs en calcaires émaillés de silex comme j'avais vu en bord de Seine chez ma sœur Françoise ou il y a des maisons troglodytes creusées dans la falaise, il faisait froid, je continuais néanmoins poussé par la curiosité.

Le couloir s'élargissait, le plafond s'élevait  pour faire une voûte baignée d'une  douce lumière, le sol n'était plus dur mais spongieux une mousse vert foncé le tapissait.

J'étais attiré  malgré moi en avant  je sentais comme une main qui me poussait  en avant, sans que je puisse résister.

 

Tout à coup je pensais à ma sœur Claude, celle  que je n'avais jamais connue .

Elle était morte  très jeune de la tuberculose,  je ne connaissais son image que par une  photo d’identité vieillie, peut être était-elle là dans ce monde parallèle  et j’allais la rencontrer, mon cœur battait la chamade.

 

Un moment je crus entendre un bruit de pas, je me figeais instantanément, l'oreille à l'écoute, tous mes sens en éveil, puis rien  ce ne devait être que mon imagination, au loin, j'entendis la sonnerie d'une horloge  qui me fis penser à celle de ma grand-mère, pourtant ce n'était pas possible  j'étais bien trop loin de chez elle, et pourtant, j'étais troublé, inquiet.

Le sable avait progressivement remplacé la mousse et un ruisseau serpentait doucement, avec une particularité qui m'intrigua sans toutefois m'inquiéter  car je connaissais déjà cela, l eau était rouge  comme le sang, c'était comme le ruisseau de sang qui sortait derrière l'abattoir  qui est devant la maison de ma grand-mère ou Pierre m'avait amené un jour pour ramasser des asticots pour la pêche, qui grouillaient dans la boue sanguinolente du bord.

C'est là également ou se trouvait les WC publics  de l'abattoir que RIRI l'idiot venait nettoyer.

Comment était ce possible, j'étais à PARIS  pas à CHAUMONT, que faisais  ce ruisseau dans cet endroit bizarre était  sa source qui prenait ici, je ne sais pas  je ne sais plus.

Au loin ce j'avais pris pour  le carillon d'une horloge insistait, je réalisais tout à coup que c'était la sonnette de l'appartement, je fis rapidement demi-tour remontais vivement l'escalier ressorti du réfrigérateur et me précipitait vers la porte d'entrée.

 

Les copains

 

Devant la porte je trouvais la concierge, Madame LELIEVRE, la grand-mère d'un de mes copains Jacques, à qui maman avait demandé de venir vérifier si tout se passait bien en son absence, elle était gentille, des fois elle nous laissait jouer dans la cour de l'immeuble ou elle interposait les poubelles et on sautait dessus pour les tasser et pouvoir fermer les couvercles.

Un jeudi j'avais décidé que maman devait nous amener au bois de Boulogne, j'en avais parlé à Jacques qui était ravi  et sa maman lui avait acheté des croissants pour le goûter, seulement quand il est venu maman qui n'était pas au courant  n'a pu nous amener au bois car nous avions  de la visite à la maison, j'étais très déçu et honteux.

 

 

 .

 

 

A paris j'ai un autre  copain au dessus de chez moi Philippe, il est gentil, et en  plus il est riche, enfin ces parents, il a une  vrai armée de soldats de plomb avec des canons qui tirent réellement des allumettes, on s'amuse bien quant il nous invite chez lui pour faire la guerre.

On a un truc pour communiquer il suffit de taper très fort sur le tuyau de chauffage qui passe d'un appartement à l'autre de parler fort en plaçant la bouche devant, le son est retransmis assourdi mais on s'entend quand même. Philippe nous envoie par le balcon avec une ficelle des bandes dessinées de TINTIN que nous cachons sous le lit,  de temps en temps  maman nous achète le magazine de Mikey , mais ce n'est pas pareil, il n'a que quelques pages et les histoires  sont à suivre.

 

Mon frère Gérard est venu passer quelques jours à la maison, il est militaire  de carrière dans l'aéronavale, il a un bel uniforme avec une casquette bleue et blanche, l'autre jour il m'a proposé cinq francs pour que je m'arrête de parler, j'ai accepté mais il ne m’a pas dit quant je pourrais m'arrêter et cela m'a paru bien long.

Jeunesses en plein air

A l’école le maître  nous a distribué des carnets de timbre à vendre, c'est pour les petits pauvres qui ne peuvent pas partir en vacances  cela s’appelle jeunesse en plein air   il, il faut en vendre beaucoup pour que le maître soit content, mes parents nous ont en pris un, l'épicier aussi mais il m'en reste beaucoup.

 

Avec un copain de classe il nous est venu une idée géniale, comme on ne peut pas passer devant les conciergeries des immeubles car les colporteurs sont interdits on décida de passer par les escaliers d'incendie derrières les bâtiments ce qui nous permit d'accéder directement aux étages.

Cela marche très bien les gens sont gentils et nous achètent une grande partie  de nos timbres, jusqu' a ce qu'on tombe sur un monsieur qui après nous avoir acheté un carnet  nous questionna rudement, nous disant que ce que  nous faisons est interdit, que

 c’ était une violation de propriété. Nous ne comprenons  rien à ce qu'il dit sinon que c'est un gendarme à la retraite et qu’il n’était pas content. Après nous avoir demandé notre nom il téléphona chez mes parents pour qu’ils viennent nous chercher.

Ma mère était un peu fâchée contre nous ,mais nous ne pensions pas avoir fait quelque chose de mal, après tout c’était pour le bien des enfants pauvres que nous avions agis et cela nous donnait bonne conscience .

.

 

Vesoul

 

Aux vacances prochaines on doit aller à Vesoul chez la Tante Renée, c'est une tante à Papa, une sœur de ma grand-mère Paternelle, qu'y habite CHAUMONT elle vit chez le frère de mon père Pierre et sa femme  Rolande qui parle fort car son mari est sourd.

On va moins souvent la voir car elle ne peut pas nous loger.

 

La tante Renée habite dans un ancien presbytère sur la place du village en haute Saône, ici la vie est dure la plus part des habitants n'ont pas l'eau courante viennent chercher l'eau à la fontaine du village.

 

Ici on s'amuse bien il y a Tonio qui a notre âge et qui est garçon vacher, il nous amène avec lui garder le troupeau et puis il y a un grand jardin fermé par des  hauts murs  bordés de haies épaisses derrières lesquelles ont peut se glisser c'est ici que j'ai découvert une nouvelle entrée de la forêt.

 

Au fond du jardin une petite porte donne sur le bord de la rivière et sur un abri à l’intérieur duquel il y a des bacs en bois qui se manipulent avec des poulies ce qui les fait descendre au niveau de l'eau Tante René nous a expliqué que cela servait autrefois aux lavandières pour laver le linge dans la rivière, elles s'agenouillaient dans le bac en bois, le faisait  descendre au raz de l'eau et lavaient leur linge.

 

Il y a aussi les poules qui viennent picorer sur la table de la cuisine et un gros chat gris qui se faufile derrière notre dos en ronronnant quant nous somme assis, maman dit que c'est sale et elle passe toute la vaisselle à la Javel à chaque fois que nous venons.

Tante rené est très gentille et originale, elle est âgée mais elle est coquette et met des bottines à bouton en cuir noir à talon, il paraît  qu'elle a beaucoup de succès auprès des vieux de l'hospice.

 

Mes parents m'ont laissé chez ma tante quelques jours, avec Tonio et mon frère Richard on s'est glissé derrière la haie, un écureuil nous est apparu tache rousse sur le feuillage vert foncé, c'était comme un signe, nous nous sommes enfoncés plus profondément dans le feuillage qui nous griffait le visage, Tonio qui était devant nous  disparu tout à coup, il venait en fait de glisser dans un trou aménagé dans le sol c'était une trappe qui menait à une cave par un escalier usé et étroit.

Tonio sorti de sa poche un briquet tempête qu'il avait toujours sur lui quand il allait aux champs et éclaira la salle voûtée et humide qui s'ouvrait à nos yeux.

Les murs étaient couverts de toiles d'araignées et des casiers pleins  de bouteilles les longeaient jusqu’au plafond bas , cela me rappela les bouteilles de cerises en conserves que mamie faisait , et qu'elle faisait sortir du goulot a l'aide d'un fil de fer pour me les faire goûter.

 

Etouffée par le feuillage la voie de tante renée nous parvint curieusement déformée par la voûte de la cave et nous  fit sursauter, si bien que Tonio en perdit son briquet, ce fut la débandade, nous nous précipitames vers l'escalier pour remonter au grand jour, tante rené nous appelait  depuis un moment pour le goûter, ce fut ce jour là la fin de notre aventure, et une expérience que ni TONIO ni mon frère ne voulurent recommencer.

 

L’autre jour ont est allé à la ferme de TONIO voir les vaches à l'étable, elles nous tournent le dos dans leur box en bois et derrière elle il y a une rigole ou s'écoule le purin, l'odeur est forte cela sent l’ammoniaque, un peu comme quand maman nettoie les costumes de mon père avec de l'alcali et qu'elle passe le fer  mais en beaucoup plus fort.

 

Mon frère Richard a voulu s'amuser avec la queue de la vache, la noiraude qu’elle s'appelle, une teigneuse d'après Tonio qui n'hésite pas à botter quand elle n'est pas contente. Et là justement elle n'était pas contente, heureusement elle n'a bas donné de coup de pied un seul mouvement de sa queue musclée a suffit à repousser Richard qui a plongé jusqu'au genoux sa jambe dans la rigole a purin remplissant ainsi sa pataugas de liquide nauséabond, Tonio et moi nous étions éclatés de rire, couchés sur les bottes de paille disposées au fond de la grange nous n'arrivions pas à nous arrêter devant l'air déconfit de mon frère. ,

 

Tante René a proposé à mes parents de me garder quelques jours de plus, j'étais très content et j'ai insisté pour rester, ma mère était un peu réticente mais a fini par céder.

 

Il me tardait de retourner à la cave que nous avions découverte tant je pressentais qu'elle contenait des secrets que nous n'avions  pas vus, l’âpres midi même profitant de la sieste de Tante Renée qui somnolait dans un antique Roking cher avec le chat sur ces genoux  je me faufilais sous la haie, non sans avoir pris la précaution de prendre une lanterne que Tata  gardait en cas de coupure de courant.

 

Je descendis l'escalier rassuré par la lumière tremblotante de la lanterne qui projetait des ombres fantomatiques sur les parois voûtées et des reflets bleue vert sur les bouteilles rangées sur les claies. , l'une d'elle attira mon attention.

 

Contrairement a tout ce qui était dans la cave une seule bouteille n'était pas couverte de poussière mais luisait faiblement comme un vert luisant  j'approchais la main du goulot irrésistiblement attiré et la tirait à moi pour l'examiner, c'est alors que la cave a disparu  pour faire place à la forêt.

 

La Ravaudière

 

J'étais au bord d'un étang sur lequel flottait une veille barque l'eau était verte recouverte de nénuphars , on aurait dit l'étang de mon parrain à LA RAVAUDIERE, dans sa propriété de CHARTRES où nous avions  été invités avec mes parents , sauf qu'ici il n'y avait pas les mouflons qui paissaient dans l'herbe .

 

Je m'approchais de l'eau et je vis des bulles à la surface , puis un éclair argenté , une carpe  avait sauté attiré par une mouche , je pensais tout à coup à mes expériences de pêcheur , j'avais attrapé deux poissons dans ma vie et mon goût de la pêche s'était arrêté là.

La première fois chez ma  grand mère au bord d'un plan d'eau ou nous allions nous baigner je m'amusais a faire des ricochets  dans l'eau avec des cailloux plats quand à ma grande surprise je m'étais rendu compte que mon ricochet avait  assommé un gardon qui nageait en surface, dure destin pour un poisson.

La deuxième fois i c'était sur un pont au bord de la marne , les poissons grouillaient en bas du pont et semblaient nous narguer , soit ils mangeaient notre appas sans que l'on puisse les attraper , soit il l'ignorait tout simplement.

 

Je surveillais mon bouchon qui flottais cinq mètres plus bas quand je le vis frémir je tirais  d'un coup sec si bien que je remontais effectivement un petit gardon que j'avais accroché par le dos , devant la taille de ma prise je dus le rejeter à l'eau.

Ce fut hormis quelques essais de pêche au lancer quelques années plus tard qui ne furent  pas concluantes  l’hameçon finissant systématiquement dans les branches des arbres de la rive , la seule expérience de pêche à la ligne.

 

Tout à coup je frissonnais ,l'air devenait plus frais , le soleil descendait derrière l'horizon nimbant l’étang d'une lueur  orangée, je crus un instant voir une silhouette diaphane sur la barque , on aurait dit une fillette, mais l'image s'évanouit comme un banc de brume au soleil et je restais là rempli d'une douce mélancolie.

 

Tonton Eugène

 

Me voici de retour à PARIS , l'école a repris , Dimanche, c'est la fête , nous avons la visite de Tonton Eugène , celui qui vit en Afrique , c'est un aventurier , il raconte plein d'histoires drôles et ramène plein d'objets bizarres. Il a fait cadeau à maman des sacs en crocodiles et en lézard, fabriqués par les Africains, en fait-il les avaient apportés à sa femme la tante Yvonne qui lui a ri au nez, c'est pour cela qu'il les a apportés à maman  qui les a mis dans une  armoire, il est devenu à la mode vingt ans plus tard, c'était un visionnaire Tonton.

 

Partager cet article
Repost0
25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 18:02

5013231127_e530c5d6a8.jpg

Pots de départ, d'arrivée, de naissance

discours creux, sourires de convenances

conversations à bâtons rompus ou personne n'écoute

cacaphonie de bruits plus ou moins inaudibles

je ne sais pas si c'est l'âge qui fait que cette agitation  vaine me fatigue

ou le fait d'une clairvoyance accrue des comportements humains.

Une lassitude à la frontière de l'ennui me gagne.

Parfois j'ai l'impresion de ne pas exister de faire partie des meubles.

Le regard  de la hierarchie qui se pose sans voir et qui me transperce

ectoplasme sans relief sur lequel aucun regard ne s'arrête.

C'est peut être le lot des fins de carrière, place aux jeunes qui remplissent

l'atmosphère avant de devenir à leurs tours transparents et fragiles  comme du verre.

L'homme est ainsiil n'est visible  que pour son utilité.

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 18:26

4940714781_301c5051fb.jpg

 

Une  rentrée sans histoire, une histoire de rentrée.

La mémoire s'efface et permêt de renouveller sempiternellement  les mêmes erreurs.

L'été a été chaud , l'automne  le sera ausi , c'est prévu c'est écrit.

La gauche avait, son Henri IV suivez mon panache blanc  elle a maintenant son boudin blanc.

La presse se gausse  après la plage  les pavés il faut arreter  les clichés.

Demain  comme hier les réformes  agitent et rien  ne change  vraiment .

Les impôts n'ont pas augmentés autant qu'ils auraient pu l'être seuls les taxes montent inexorablement .

Souriez mes amis la crise est là , les roumains  s'envolent  et notre argent aussi , le policiers sont caillassés  tout au long de l'année , la barre  est à droite  et le virage à gauche  attention aux tonneaux.

Partager cet article
Repost0
28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 17:03

Il ne mache pas ses mots , cela ne veux pas dire qu'il bredouille mais  bien au contraire qu'il assene sans détour à son interlocuteur interloqué quelque vérités;

Mieux vaut s'exprimer  ainsi que par onomatopées c'est plus audible.

Pourtant la bienséance  veux qu'on enrobe  à loisirs nos pensées  de guimauve  cela adoucit les moeurs.

Cela facilite peut être les rapports entre les gens  mais ce n'est pas  bon  pour celui qui se contraint.

Ainsi si votre vosine vous ennuie, nelui dites pas " tu m'emmerde grosse truie"  mais  dites lui plutôt:

"désolé de vous faire ombrage avec ma haie"

On a besoin parfois d'appeler un chat un chat  et non hoh! the pussy cat,

 

 

 

 

3350820934_7137b3895e.jpg

 

Cela fait du bien de voir les facheux tout  étonnés  que l'on puisse employer un registre  égal au leur.

Vous remarqueerz  que les ennuyeux , les vindicatifs ceux qui ont pour vocation de vous pourrir la vie parlent en général en termes vulgaires  et ne ménagent pas votre suceptibilité.

Alors ne soyez plus victime de votre éduction "petez  vous aussi un jour les plombs" vous verrez cela fait du bien.

A user avec modération , un abus peut provoquer une acoutumence.

Partager cet article
Repost0
26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 17:07

2075134397_933d0dc55e.jpg

Ciel bleu électrique entre murs de briques rouges, une journée de feu nous attend.

Profitons de ce moment  ou le regard se pose, la nature est là pour nous donner de bons moments.

D'ailleurs on n'a plus le temps de perdre son temps, les heures ne sont plus que minutes qui roulent , billes vertes et bleus entre les mains  de notre enfance au lointain souvenir.

On sait que la vie qui passe nous raproche de l'après, de l'après de qui , de l'après de quoi de l'après de nous.

On n'est plus du bois dont ont fabrique les flutes , mais de celui des souches ternies  par les intempéries dela vie.

Pourtant notre esprit  est encore  comme une friche  où des pouces  vertes jaillissent  après la tempête.

Tant que  dans nos têtes chanterons des rires  nous pourrons faire la pige au temps et le rouler comme un calot dans un sac de billes.

Partager cet article
Repost0
23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 18:05

 

 

 

 

4919262558_cbb5390499.jpgJ

Je voudrais sculpter le marbre des nuages

Effiler au couteau des pans de brûme

pour en faire des cheveux  de mes chimères

du sirroco faire des roses de sable

du blizard des tours de glace  qui défieraient le ciel de leurs doigts d'argent

du doux zéphir  faire des fées de cristal qui berceraient le monde de leur chants  de paix

De la tramontane et du mistral je ferais le chant des grillons qui enchanteront nos coeurs,

Je voudrais tailler le vent  de la mort pour q'elle n'existe plus et quil ne porte plus dans ses voiles le bruit des sanglots;

Je voudrais être dieu en sommes , non même pas mais sculpter le vent

Partager cet article
Repost0
20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 18:09

D'un neuf il fit un oeuf, en un tour de main qui aurait pu faire une omelette, mais non content de créer du neuf , huit plus un c'est déjà le début d'une foule, il fit du sang neuf.

Avec un seul neuf cent neuf guerriers jettés dans les croisades de la vie qui ne revinrent plus très neuf , mais bien dépareillés.

Tout celà pour vous dire  que rien de neuf dans mon histoire qui remonte à neuf mille ans , à ne pas confondre avec les neufs milans qui firent le bonheur de la cour de Milan en l'an de grâce mille neuf.

 

 

C'est  le4677793913_8c6dc140a3.jpgmême qui renversant un six se dit tient voila un neuf, alors que le pauvre six après l'accident  n'avait plus rien de neuf.

Je suis sur que vous l'avez reconnu il vit à neuf pas de chez vous.

Partager cet article
Repost0
20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 16:59

 L'écriture comme un miroir de la vie

qui renvoie sanns fléchir les images

parfois déformées et distordues

l'âme du miroir sans  teint  se pique  de gris

parfois miroir rose ou bleu parfois ensoleillé

reflet incongru de l'homme qui se regarde

et ne reconnaît pas devant lui ce qu'il aurait voulut être

et ne se résoud pas à n'être qu'un reflet de son être

 

 

 

 

3296867939_def1eca094.jpg 

Partager cet article
Repost0