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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 14:47
Le journal de bayonne

Bayonne en péril

Invasion du port de Bayonne, un témoignage poignant, la mairie se mobilise .

Ce jeudi 5 décembre 1675, le vaisseau portant le doux nom d’Agréable a fait une dangereuse rencontre en voulant rentrer dans le port de Bayonne.
Avec pas moins de 54 canons à son bord, ce navire de guerre est tombé sur un adversaire comme il n’en avait jamais rencontré auparavant.
Le commandant du navire très éprouvé, malgré la bravoure due à son rang, a eu l’amabilité de nous compter cette rencontre :
« Ce que j’ai vu en premier a été un geyser de plusieurs mètres de haut. En une seconde, l’eau a recouvert entièrement le pont du bateau. Celle-ci l’a fait tanguer dans tous les sens ».
L’évocation de ce seul souvenir lui semble éprouvant.
Il poursuit, la voix légèrement tremblante : « Le pire a été le bruit sourd qui a suivi : un bruit tout droit sorti des enfers qui me perça les tympans au point que j’ai cru que ça allait aussi transpercer mon âme ! »
A ce moment-là du récit, il précise qu’il ne savait pas ce qui l’attaquait : un monstre envoyé par Satan pour éprouver sa bravoure ou bien un navire de guerre équipé d’une nouvelle arme secrète ?
Il continue de la façon suivante : « Au creux de la tourmente alors que mon bateau tanguait dans tous les sens, j’ai remis mon âme à Dieu. J’ai fait une prière pour protéger mes compagnons. J’ai immédiatement ordonné à tous mes hommes de charger les canons pour être prêts à faire feu. C’est là que nous avons vu enfin notre adversaire. Il a émergé sur le flanc gauche du navire, plus large et beaucoup plus long que le plus grand des navires que je n’ai jamais rencontré ».
Il marque un temps pour reprendre son calme car, plus le récit avance, plus son teint blêmit et plus ses mains tremblent.
« Une monstruosité » dit-il comme s’il était ailleurs. Il marque un silence et reprend : « Je comptais bien mettre à terre cette abomination. En quelques minutes, nous étions prêts à riposter. J’ai alors ordonné de faire feu. »
Il poursuit la voix à peine audible : «Ça a été sans effet face à un adversaire si puissant. Notre bateau a commencé rapidement à couler. Voyant que c’était sans espoir, j’ai sonné l’abandon du navire. Heureusement, les berges n’étaient pas loin ».
Nous avons recueilli la parole de témoins qui étaient alors amoncelés sur les quais. Nous n’avons eu aucun mal à en trouver car de nombreux badauds étaient là pour admirer le cétacé rarement visible de si près, hormis pour des pécheurs de profession.
Les témoins ont déclaré qu’en un instant un bruit assourdissant de canon a envahi les berges. La fumée qu’ils crachaient a masqué presque entièrement le navire. Néanmoins, ils ont pu voir les boulets de canon jaillir et toucher violemment le cétacé. Celui-ci a émis un son puissant s’apparentant à un cri de douleur sans pour autant sembler avoir été blessé. Selon les témoins, les boulets ont rebondi sur la peau souple et solide de l’animal comme des ballons sur un mur pour retourner tout droit et puissamment vers le navire.
Certains illuminés convaincus que les animaux ont une âme y voient probablement un signe divin.
En quelques secondes, le navire a ressemblé à un bateau fantôme criblé de trous, les voiles arrachées de toutes parts et battant au vent. Les marins affolés ont tous sauté à l’eau pour sauver leur vie.
Dans le même temps, le cétacé et le bateau ont disparu dans les flots. Un dernier jet d’adieu a jailli sur plusieurs mètres de haut, une dernière provocation avant que celui-ci ne reparte vers son monde sous-marin.
Ainsi, les 54 canons de ce navire de guerre ne l’ont pas aidé face au mastodonte des mers. Des marins interrogés nous ont dit avec un sourire malicieux qu’un harpon aurait probablement été plus adapté, tout comme ils ont souligné avec malice que, s’ils n’avaient pas attaqué, ils n’auraient pas coulé.
Il est de notoriété publique que le marin basque habitué à la pêche à la baleine excelle dans cette tâche et que nul en ce territoire ne les connaît mieux que lui.
Par ailleurs et selon eux, ils n’auraient rien risqué, le cétacé étant des plus inoffensifs pour l’homme; affirmation que le capitaine malheureux du navire coulé aura probablement du mal à entériner.
Au final, cette histoire se termine plutôt bien car, heureusement, il n’y a eu aucun mort à déplorer à l’issue de cette mésaventure. Seul le navire l’Agréable construit en 1661 au port de Brest a disparu dans les flots avec, peut-être aussi, l’honneur de son capitaine diront certains mauvais esprits. Le Maire de Bayonne a eu vent de cette histoire et a décidé de donner la médaille de la bravoure au capitaine du navire.
Celle-ci lui a été remise lors d’une réception impressionnante qui a eu lieu à l’Hôtel de ville. Le Maire de Bayonne a pris par ailleurs différentes dispositions visant à inciter le développement de la pêche à la baleine. Car, à la lumière de cet événement, il a déclaré avoir pris conscience du péril contre lequel il faut lutter. « Il n’est pas possible de laisser des baleines envahir nos ports sans rien faire » a-t-il déclaré.
En toute logique, il a voulu nommer le capitaine Grand Protecteur du port en le chargeant d’organiser les futures chasses à la baleine. Le capitaine étant pressé de retourner à Brest, a élégamment décliné son offre.

Sieur Maigniez

Un article écrit sur un journal de Bayonne dans le cadre d'une animation culturelle qui m'a bien amusé

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 10:27
Comme des siamois

Il se sont rencontrés il y a ben des années, la vie les a façonnés comme on sculpte des statues de pierres à l'effigie des siamois.

Ils se complètent et vivent dans une sorte d’autarcie, peu de monde rentre dans leur monde, ils se suffisent à eux mêmes.

Le monde les autre , ils les côtoient , ils les respectent ou les aiment mais cela n’attend pas au fonds le noyai de leur être.

Un jour de joie leur âme s'est fondue en une explosion de bonheur;ils sont humanistes mais l'expérience les a rendu prudent à force de désillusions ils ont un regard neutre sur les autres, ne croient plus trop aux bonnes paroles.

A ce prix ils ont vécu une sorte de bonheur que les années n'ont pas démentes, certains en sont jaloux , d'autres ne comprennent pas.

Ils font leur vie et c'est cela l'important chacun se crée sa bulle dans laquelle il ne faut pas rentrer.

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 09:05
soleil d'hiver

Plein les yeux, le soleil d'hiver nous éblouit ,

fini la grisaille et la pluie des jours précédents, on revit.

C'est drôle comme l'homme a un besoin vital de lumière

ce bien précieux qui nous fait vivre un peu mieux .

Banal comme considération , mais je veux partager un instant de plaisir ou le

corps glacé par l'air frais du matin apprécie avec délice la caresse dorée des rayons du soleil d'hiver

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 18:57
Tous nés sous le même ciel

Ils sont tous nés sous le même ciel.

Ils ont tous leurs certitudes.

Ils sont prêt à tuer pour elles.

Ils charrient un torrent de boue et de haine.

Leurs cœurs et leurs corps se heurtent comme des cailloux dans une rivière

Ils se cognent et usent leurs idées-les uns contre les autres..

Ils roulent sans fin leur violence contradictoire, usant peu à peu leurs énergies.

Ils finiront un jour comme le sable des plages tous réduits en morceaux disparates formant un tout.

Il sera rouge, gris , noir ou blanc mais il sera enfin l'union des âmes apaisées.

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 10:18
Premier froid

Et le voilà, il arrive discret même insidieux

on s'était pris à croire que çà allait durer

cet éternel automne , on se sentait bien , juste un peu usé.

Mais le voilà qui vient nous prend doucement le corps, raidit nos membres,obscurcit notre vue

d'un brouillard d'hiver et nous glace le cœur d'une étreinte d'inquiétude.

Bien sur vous avez compris que le temps n'est qu'une métaphore, je parle ici du temps qui passe pour chacun de nous et nous dépasse, de cette horloge en panne qui ne marque plus l'heure, mais dont les secondes de plomb pèse jour après jour de plus en plus sur notre vie..

Ceux qui viennent de nous quitter avec des années de gloire nous ramènent à notre condition et notre pensée s’égare , vers des gouffres inconnus jamais explorés.

Même un horloge cassée donne l'heure deux fois par jour, ainsi en est il de la fuite du temps .

Je me demande parfois si mon cerveau ne fuit pas aussi comme un tuyau percé quand je relis

parfois mes écrits passés, à quoi bon se prendre au sérieux la vie est trop courte pour ne pas s'amuser de tout.

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 17:55
La France ZIG ZAG

Il n'a jamais fait aussi chaud une fin d'année 2015 et pourtant la France ZIG ZAG.

L'opinion politique navigue de gauche à droite pour virer à l’extrême droite , on se prête des scénarios pour 2017,entre le mal et le pire.

Aurait ton trop bu de champagne pour oublier cette année 2015 en catastrophes, aurait on perdu toutes nos valeurs.

Que dire d'une gauche qui se déchire, d'une droite qui se sent mal et des extrêmes qui s'égosillent.

La France dérape et se cherche une direction cherchant vainement un leader pour la recentrer sur ces vrais valeurs.

Une FRANCE en vrac comme un lendemain de fête qui doit relever le défi et ne pas tomber dans l'erreur funeste de la division qui ferait le jeu de ceux qui n'attendent que cela pour insidieusement manipuler le pouvoir .

Alors souhaitons nous tout de même une bonne année la méthode Coué cela marche parfois, ayons la foi du charbonnier.

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 07:04

Ah ! quel beau matin que ce matin des étrennes !
Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennes
Dans quelque songe étrange où l'on voyait joujoux,
Bonbons habillés d'or, étincelants bijoux,
Tourbillonner, danser une danse sonore,
Puis fuir sous les rideaux, puis reparaître encore !

On s'éveillait matin, on se levait joyeux,
La lèvre affriandée, en se frottant les yeux...
On allait, les cheveux emmêlés sur la tête,
Les yeux tout rayonnants, comme aux grands jours de fête,
Et les petits pieds nus effleurant le plancher,
Aux portes des parents, tout doucement toucher...
On entrait !... Puis alors, les souhaits... en chemise,
Les baisers répétés, et la gaîté permise !

Arthur RIMBAUD

Je n'ai pas résisté à vous faire partager ce souvenir d'enfance

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 12:35

La paix sur la terre entre les hommes de bonne volonté

voilà un slogan à méditer.

Il y a t'il réellement une volonté de paix , nous pouvons en douter, tous les jours .

On remet de l'huile sur le feu, on utilise sans précaution le terme de guerre civile, à croire que certains la souhaite au fonds d'eux mêmes.

C'est de bon ton de se faire peur , de rechercher au tréfonds de nous même là ou il y a le plus de noirceur.

Ne pourrais t'on pas une fois pour toute au moins une fois pour toute finir l'année sur une note positive.

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 11:32
Coup de boule

On lui avait offert pour les fêtes un casque original, un vrai casque de moto en forme de tête, il lui tardait de l'essayer.

Il pris sa moto s couvrit de son nouveau casque et parti faire un tour.

Il n'était pas allé bien loin quand il fut arrête par un gendarme qui lui dit abruptement :"vous roulez sans casque ,vous savez que c'est interdit!"

Un peu surpris il lui répondit: qu'il avait un casque, le gendarme se mit en colère et lui dit , non seulement vous roulez sans casque mais vous vous moquez en plus de moi

Le temps monta qu'il eu l'idée de retirer son casque original, le gendarme muré dans son idée première ne voulut pas en démordre, alors le motard en colère lui donna un coup de boule.

En résumé , ne roulez pas sans casque et gardez la têt e froide et les yeux ouverts.

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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 11:03
Marché de Noël en été

Marché de noël en été

ou du moins pourrons ton le penser.

Et non nous nous sommes pas trompés

nous sommes en décembre pas en juin.

Les couleurs du marché claquent

les chalands s'agitent joyeusement .

Réchauffement climatique oblige on fêtera bientôt Noël en été.

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