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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 11:58

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Money

 

Il y avait longtemps  qu’il n était plus allé à Vesoul , plus rien  ne l’attachait à cet endroit à présent , son enfance  était loin et après avoir goûté le soleil du midi le climat  pluvieux de la haute saone  lui rebutait un peu..

Il lui fallu tout de même y retourner  le notaire qui s’occupait de la succession de sa grande tante lui avait demandé de venir débarrasser la maison de sa  grande tante disparue avant la mise en vente.

 

Il profita d’un week end de juin  pris l’avion pour Dijon puis se rendit à Vesoul dans une voiture de location.

Il arriva  en milieu de matinée , un faible  soleil éclairait  la vieille bâtisse  sur la place, il monta les quelques marches  du perron de pierre  , glissa sa main derrière  un vase en fonte  et en retira la clé rouillée.

 

La porte  vitrée  de vitraux plombés  aux dessins àdemi effacés qui  représentaient  un arbre  en feuille avec  des  fleurs écarlates s’ouvrit en grinçant  sur un couloir étroit , à gauche  se trouvait  la salle à manger au fond la cuisine  un escalier  en bois donnait à l’étage.

L’odeur d’humidité le pris à la gorge , il écarta  d’une main impatiente  les voiles  aranéens  des toiles d’araignées  qui avaient pris possession de l’espace .

 

La maison sentait la solitude et l’abandon , cela faisait bientôt dix ans que sa tante avait disparu, un jour ces voisins avaient constaté son absence et depuis plus personne  ne l’avaient  revu.

 

Un instant il revit sa Tante les souvenirs heureux l’envahissaient , elle était un peu excentrique , un peu sorcière même, elle l’initiait aux tarots et autres sciences divinatoires dont elle raffolait.

 

Sur l’étagère  de vieux grimoires  aux reliures  mangées par les souris prenaient la poussière  il se dit qu’il ferait bien de commencer à débarrasser  s’il voulait avoir   terminé avant la nuit.

Il commença a remplir les cartons  de vieux livres  éternuant à cause  de la poussière  qui se dégageait  mêlée à l’odeur douceâtre de moisissures quand  il fut interrompu par la cloche

de l’entrée.

 

Surpris il alla ouvrir et se trouva nez à nez avec un ami d’enfance qui était à  l’époque garçon vacher celui-ci était resté  au village et avait monté une exploitation agricole .

 

Ils évoquèrent leurs souvenirs commun puis Tonio lui proposa de venir dîner ferme ce qu’il accepta bien volontiers.

Le repas fut copieux bien arrosé d’un petit vin régional qui fit que  Tonio lui avoua que les affaires marchaient mal et que  si il ne faisait pas  face dans le trimestre suivant à ses remboursements la banque l’obligerait à vendre.

 

La soirée était déjà bien avancée et il n’envisageait pas de conduire après ce qu’ils avaient bus au cours du repas aussi pris il congé e se dirigea t’il vers la maison de sa tante pou y passer la nuit.

 

Contrant de dormir sur place il monta à l’étage où se trouvait la chambre de  sa tante , le grand lit àl baldaquin était resté  tel que lors de sa dernière visite , les chiffonniers d’émaeus devaient  passer le lendemain matin pour enlever les meubles.

 

Un peu ivre il essaya de se frayer un passage  entre les colonnes de livres  qui encombraient la pièce  non sans avoir fait tomber deux au passage dans un nuage de poussière.

 

Il s’allongea sur le lit chercha la poire  qui servait d’interrupteur  pour éteindre le plafonnier  qui éclairait chichement  le sol, quand son regard fut attiré  par un des ouvrages qui s’était ouvert lors de la chute de la colonne.

 

Il se sentit attiré par ce livre , souvenirs d’enfances , brumes  de l’alcool il se vit à côté de sa tante quand elle lui apprenait à déchiffrer les textes anciens des incunables.

 

Il commença   a déchiffrer le texte ancien  comme sa tante  lui avait appris  , prenant fébrilement des notes, et plus il avançait plus la curiosité le poussait à aller plus loin.

 

Le sommeil le pris au petit matin ses yeux rougis d’avoir lu se fermèrent d’eux-mêmes.

 

Le soleil du matin le réveilla , il consulta sa montre  9 heures déjà , il  n’avait plus de temps à perdre , il fallait que son déménagement  soit terminé à midi.

 

Il chercha dans la table de nuit s’il trouvait un marque page pour retrouver le texte ultérieurement  et découvrit une lettre manuscrite de sa tante qu’il glissa sans la lire entre els pages de l’incunable.

 

Le reste de la matinée  passa à ranger et à préparer les quelques  meubles disparates et les livres dépareillés dont il voulait se séparer , sauf  celui qu’il avait découvert la ville qu’il glissa dans son sac.

Les compagnons passèrent dans l’après midi  et après un dernier regard  vers la maison il ferma à clé  contemplant pensivement  le vitrail de la porte qui lui disait vaguement quelque chose sans qu’il puisse se rappeler quoi.

 

Il avait déjà mis le contact  quand une force obscure  le poussa à sortir de la voiture , il se rendit à la cave à charbon  par la trappe extérieur en métal à deux abattants , trouva à ta ton  l’interrupteur , se dirigea vers le fonds  et se servant d’une pelle à charbon  jetée sur le sol , rempli un seau en zinc d’une terre  noire  qui remplissait un bac en bois .

Il agissait dans un état second ne se rendant pas compte  de ses actes poussé par un seul impératif remplir le seau .

Il ouvrit le coffre de la voiture déposa  son fardeau précieusement  contre la roue de secours , referma et repris le volant satisfait.

Ayant ramené la voiture au loueur il se trouva fort embarrassé de son seau de terre  dont il ne pouvait pas se séparer.

Il mis à profit le temps  qui lui manquait  avant  de prendre l’avion pour acheter un sac de voyage  et un sac pour les gravas dans lequel il transvasa le terreau .

 

Le retour se fit sans encombre , une légère somnolence  le pris due au manque de sommeil de la nuit précédente ,il vit alors sa tante  en rêve qui lui parlait.

 

Elle lui disait  lit la lettre dont tu t’est servi comme marque page et prend garde à toi, les apparences sont trompeuses, sur cette phrase sibylline elle disparu.

L’hôtesse  lui demanda  s’il voulait une consommation , il repris alors contact  avec la réalité  et déclina son offre  en souriant.

 

De retour chez lui il retrouva avec plaisir  le soleil du midi , il s’assit sur un fauteuil  se servit une bière  et tirant l’incunable  de son sac  commença à relire le texte ancien.

 

A la lumière du jour  ce qu’il lisait  semblait pure fantasme , il allait le ranger  sur une étagère  quand il se rendit compte que le marque page  improvisé avait glissé sur ces genoux .

 

Il reconnu l’écriture de sa tante , cette lettre lui était adressée elle lui disait : « si tu me lis  aujourd’hui c’est que j’aurais  disparu  , alors prend garde à toi,  laisse parler ton cœur. Et surtout au grand jamais ne cueille pas le dernier fruit  de l’arbre. »

Incrédule il se rappela  ce qu’il avait déchiffré la nuit précédente, sans vraiment y croire c’était trop énorme et pourtant .

 

Il repris le livre ancien  l’ouvrit au passage qu’il avait marqué et regarda la gravure enluminé qui ornait la page.

C’était un  arbuste au feuilles  vert foncé aux fruits rouges , l’un deux était comme incrusté dans la page et ressemblait à une pierre précieuse , un rubis en fait  .

 

Il passa son doigt sur la page et ressenti en fait une protubérance il se muni d’un cutter et desserti la pierre minuscule qui brillait d’un rouge profond.

Dans un état d’exaltation extrême il pris son sac de voyage vida la terre dans un pot  et planta la pierre beau milieu.

 

Il eu alors conscience que l’arbuste du livre était la reproduction exacte de celui du vitrail de la maison de sa tante , son destin était tracé il savait à présent ce qui lui restait à faire.

 

Les jours suivants il arrosa la terre dans laquelle il avait planté la pierre, il savait que c’était  irrationnel mais il ne pouvait pas s’en empêcher.

 

Une semaine passa sans que rien n’arrive il allait oublier ses fantasmes quand un matin une pouce verte sortit de terre, incrédule il la regarda, ce n’était quand même pas……

 

Les jours suivants la plante grandit de lus en plus il la contemplait subjugué par la vitesse à laquelle elle se développait.

 

Les semaines  qui suivirent  furent décisives pour lui , il était fait mettre en congé maladie par son médecin qui a sa mine avait diagnostiqué une grave dépression en fait une  addiction à sa plante été née.

 

Le plus beau jour de sa vie fut quand elle son premier bouton ; oui il ne s’était pas trompé les fleurs étaient des rubis et chaque jour en apportait un autre.

 

Il en cueilli un le serra précieusement dans  sa main et se rendit chez un bijoutier de ses connaissances  à qui il raconta que lors de l’ouverture de la succession de sa tante il avait hérité de cette pierre dont il ne connaissait pas la valeur.

 

Le bijoutier examina la pierre  ne put s’empêcher d’émettre un sifflement admiratif, mon ami lui dit il vous êtes en possession d’un véritable rubis Birman de la plus belle eau, celui,qu’on appelle la pierre des rois.

 

Suivi une estimation qui le laissa abasourdi, il rentra chez lui sur ses entrefaites, il n’avait pas refermé la porte que le téléphone sonna.

Il décrocha c’était son ami Tonio qui venait prendre de ses nouvelles, sa voie était altérée il lui demanda ce qui n’allait pas, Tonio lui avoua que ces affaires allaient de mal en pis et que sauf pour lui de trouver cinq mille euros d’ici la fin du mois sa ferme serait vendue.

 

Contrarié de ne pas pouvoir goûter le plaisir de la découverte de sa nouvelle fortune il lui répondit un peu sèchement  qu’il était occupé sans plus se préoccuper de son ami .

 

Sa plante avait pris d e l’essor et ce n’était plus un  rubis mais neufs qui fleurissaient sur les branches.

Fébrilement il se mis a cueillir le pierres précieuses , son cœur battait la chamade il était riche à présent , un dixième fleur venait d’éclore , il se rappela à cet instant la mise  garde de sa tante et hésita un instant.

 

Un moment il sentit un souffle autour de lui il ressentit la présence de  sa tante qui lui soufflait c’est ta dernière chance ouvre ton cœur.

La porte fenêtre était ouverte sur cette chaude journée d’été , il mis cela sur le compte du vent d’Espagne qui agitait les rideaux , le téléphone  sonna une fois de plus c’était Tonio qui cherchait un peu de réconfort.

Alors qu’il répondait à son ami sa main s’approchait inexorablement du dixième bouton quand celui-ci s’ouvrit commune bouche carnivore lui happent un doigt, Tonio l’entendit crier et lui dit que ce passe t’il ?

 

En un instant il compris que sa cupidité allait le faire finir comme sa tante, la douleur lui fit prendre conscience qu’au bout du fil son ami avait besoin  de lui,sa fortune pouvait le sauver et le sauver lui-même.

 

Dans un effort et malgré la douleur  il dit TONIO ne  t’inquiète pas pour tes dettes  je peux t’avancer cette somme, il entendit un soupir de soulagement et les lames de joie de son ami.

 

La bouche de la plante se referma et les feuilles se mirent à faner, les pierres  vendues lui permirent d’aider son ami et lui laissèrent un petit bénéfice.

 

La vie repris son train la plante fanée fini aux ordures et  quand quelqu’un lui demande ce qui lui est arrivé à son doigt il répond avec un sourire contraint , un accident de jardinage.

 

FIN

 

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commentaires

lucie 28/10/2010 18:45


Excuse, mais j'ai fais deux fautes...


lucie 28/10/2010 18:44


Franchement tu as un talent d'écrivain dont tu ignores peut-être la dimension...J'ai beaucoup aimé!


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