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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 16:37

L’écume de l'âme4846704257_88fa66510e.jpg

 

 

j'ai sept ans, c'est la nuit et je viens de me coucher dans  la grande chambre, comme

D’habitude je fais le loup à travers la cloison qui me sépare de mon petit frère qui couche encore dans la chambre de mes parents ; aujourd'hui il ne crie pas il dort déjà.

J'attends que maman vienne me dire bonsoir, pourquoi ne vient- elle pas, je ne peux pas dormir, elle m'a dit que le marchand de sable aller passer, je ne veux pas elle ne m'a pas dit bonsoir. Je sais que c'est vrai le matin j'ai encore du sable au coin des yeux.

 

Le mur de ma chambre et peint en vert foncé, je crois que c'est la forêt de sapins comme chez ma grand-mère. J’aime me promener dans la forêt c'est magique, je fixe le mur et je vois les grands arbres qui bougent dans le vent et le bruissement dans les feuillages, je ne veux pas dormir, pourquoi maman ne vient telle pas me border, marchand de sable attend  avant de jeter ton sable dans mes yeux, mais déjà il est trop tard, je m'endors enfin, je crois.

Les arbres sont serrés les uns  contre les autres leur feuillage est d'un vert foncé presque noir, je n'ai pas peur, j'aime cette forêt c'est mon refuge, je rentre à petits pas le silence est palpable, pas un cri pas un chuchotement l'air est suspendu, je suis bien mes pieds nus foulent la mousse douce comme le tapis haut laine du salon, je ne suis jamais allé aussi loin.

L'autre jour au cathé, le curé nous a expliqué que nous serons  tous ressuscités un jour et que nous et que nous retrouverons tous nos corps, c'est bizarre non crois- tu que le cul de jatte qui fait la ^quête à la sortie de l'église va revenir tel qu'il est ce ne serait

pas juste, non, je l'ai dit à l'abbé  et il s'est fâché, et la dame du premier qui est remariée parce que son mari est mort, comment va- elle faire avec deux maris au paradis.

C'est ce petit hérisson couché sous le buisson qui m'a fait penser à tout cela, il avait l'air mort tout roulé comme une bogue de châtaigne, j'ai cru qu’il était parti pour le paradis de l'abbé retrouver tous les autres animaux de la forêt, mais quand je me suis approché j'ai vu son oeuil briller malicieusement à travers ses piquants.

 

Vacances

 

 Je suis allé chez ma grand-mère passer des vacances, maman était fatiguée par mon petit frère, mamie  elle a une grande maison ancienne, avec une cuisine mansardée et un placard sous  le toit plein de casseroles et de couverts accrochés au mur et une grande penderie ou il fait bon se cacher entre les vêtements qui sentent la naphtaline on peut e passer de la salle à manger à la chambre sans en sortir.

 

Quand  je ferme la porte je rentre dans un couloir j'ouvre une porte dissimulée  par les vêtements et je me trouve dans la forêt, es ce la même que celle de ma chambre, je ne sais pas c'est une autre entrée car ma grand-mère habite en haute marne à bien cent kilomètres de chez mes parents.

 

Je sais qu'elle a plusieurs entrées il y a aussi celle dans la chambre de mes parents ou trône un énorme réfrigérateur  joufflu, un jour la porte était restée entrouverte  et la lumière filtrait dans le noir, j'étais attiré irrésistiblement, j'ai ouvert la lumière bleue s'ouvrait sur un couloir et je me suis trouvé  dans passage lumineux  dans lequel je me suis aventuré puis j'ai descendu quelques marches moussues  et je me suis trouvé à coté d'une fontaine dont les eaux étaient figées par la glace.

 

Ce jour là je ne suis pas allé plus loin le froid m'a donné envie de faire pipi et je me suis réveillé dans mon lit tout transi.

Aujourd'hui avec mamie nous sommes passés  par le viaduc, qui relie deux collines boisées le train passe tout en haut, on peut passer  à pied en dessous  du tablier du train c'est très impressionnant  car la vallée est très loin en dessous.

Il paraît qu'un jour une femme  s'est jetée  par le parapet pour se suicider  et que sa robe  à fait parachute,  c’est ce qui l'a sauvée malgré elle, mamie m'interdit de m’approcher de la rambarde en fer forgé, j'ai délicieusement peur, mais je suis grand  et je continue à traverser d'un air gaillard.

 

En bas du viaduc il y a des genêts  et de l'herbe, c'est là que mon arrière-grand-mère  faisait paître ses chèvres jusqu'à lui n'y pas très longtemps, mamie m'a dit qu'elle était  morte un jour d'une insolation.

 

A la maison de mamie toutes les descentes de lit sont faites de peaux de  chèvres tannées, le poil est doux  et j'aime marcher dessus les pieds nus avant de me coucher.

Ce matin on a été réveillé par RIRI, c'est l'idiot, il chante à tue tête  en balançant  sur son balai  de paille  un seau en zinc, il va nettoyer les WC publics  qui donnent   derrière l’abattoir.

En fait ma grand-mère habite  sur une place  qui donne sur l’abattoir,  on entend souvent les vaches qui meuglent, elles sentent la mort proche, cela ne m'impressionne pas j'ai l'habitude, mes camarades et moi nous sommes fascines par ce qui ce passe dans ici.

 

La nuit est tombée  et mamie est venue me border dans mon lit après que nous avons fait ma toilette dans  ce qui sert de salle de bains car chez mamie il n'y a pas de salle de bains comme nous avons à Paris ici c'est une petite pièce avec une table avec un dessus en marbre sur laquelle trône une  grande cuvette  et un broc pour l'eau ; il n'y a pas non pas de W-C on se sert d'un seau hygiénique que l'on va vider tous les matins  dans le cabinet au fonds du jardin

.

Comme tous les soirs mamie me donne une tranche   d'orange, en fait  c'est un bonbon en forme d'orange, cela m'aide à m'endormir et puis elle  me glisse "michka," c'est mon ours en peluche et me souhaite une bonne nuit.

 

J'entends ses pas dans l'escalier qui descend au rez-de-chaussée, il est raide et glissant car mamie le cire régulièrement et un jour je suis descendu jusqu’en bas sur le derrière après avoir manqué la première marche.

Je crois qu'elle a sa chambre à coucher en bas, mais je n'y suis jamais rentré, en fait je n'ai jamais vu sa chambre, peut être ne dort-elle jamais.

Des que le silence  se fait présent, juste ponctué par le tic tac de la grosse horloge Francontoise, je  me relève doucement et je me glisse par la porte de la penderie qui donne  dans ma chambre, tout de suite  l'odeur familière de naphtaline  et de vêtements me prend au nez, mais bientôt je traverse  la porte dissimulée derrière un vieux manteau noir et l’odeur de la forêt me chatouillent  les narines.

 

Je rentre dans la forêt, émerveillé par le spectacle  qui s'offre à moi, la lune  baigne  tout d'une lumière irréelle, les fougères sont comme argentées, les mousses phosphorescentes.

Je m'aventure un  peu plus loin que la nuit dernière, un gros châtaignier me sert de point de repère, une source  chante au loin  son refrain, l'air est comme parfumé.

Tout à coup  le calme est troublé, quelque chose d'infime s'est passé, je ressens un frisson dans mon dos, pourtant rien n'a changé ou plutôt si, un  bruissement de feuilles sur ma droite, peut être un écureuil.

Une silhouette apparaît entre deux bouleaux, curieusement l'homme est sans épaisseur, sans relief, comme une gravure de magazine, le visage flou ou plus exactement ressemblant à ses effigies  de pièces de monnaies usées.

Une impression de  familier, de déjà vu me traverse l'esprit, le visage me rappelle  ces vieilles pièces de monnaies  avec lesquelles  je jouais chez la belle-mère de ma marraine qui habitait dans l'appartement du rez-de-chaussée de notre immeuble à PARIS, chez qui je passais beaucoup de temps  en rentrant de l'école.

 

Tout à coup je me trouvais dans l'appartement du rez-de- chaussée  avec ses gros fauteuils  en cuir usés, son énorme bureau  patiné par les ans, sur lequel trônait  un encrier en bronze  en forme de gondole .surmonté de son gondolier. Je retrouvais  l'odeur de vieille  épice  et de fleurs fanées.

La vision fut fugitive  et je doutais  même d'avoir vu  quoi ce soit , peut être était  ce  simplement le courant d'air  dans les branches, le froid me saisit et je reculais de quelques pas  repoussant d'une  main  devenue fébrile  les robes et  les manteaux  de la penderie

Je regagnais mon lit en grelottant, saisi Michka entre mes bras et m'endormit du sommeil du juste.

 

Mon camarade pierre, a une maison derrière l'abattoir au fond dune impasse, il m'a appris à me glisser furtivement dans l'abattoir sans être vu, nous nous cachons dans des greniers à foin derrière des grosses balles de paille. , Des fois on ramasse des petits os d'agneaux  dont on se sert pour jouer aux osselets, c'est un  jeu difficile il faut garder les petits os  entre les doigts de la main en lancer un en l'air et puis  rattraper ceux qu'il y a sur le sol, celui qui en ramasse le plus a gagné, je ne gagne pas très souvent.

 

Avec Pierre et Jacques un autre copain on a fabriqué une tente devant sa porte avec une toile imperméable kaki qu'il a récupéré de la base militaire américaine où travaille son frère et on a joué les aventuriers.

Le ciel s'est couvert et la pluie s'est mise à tomber, nous étions bien à l'abri de notre tente  de fortune, il ne fallait pas toucher la toile car sinon cela faisait des gouttières.

Le tonnerre s'est mis à gronder et tout à coup un éclair a zébré le ciel éclairant notre tente d 'une lumière  violente, nous sommes sortis comme des diables pour nous réfugier dans un appentis qui sert de remise à outil au fond du jardin, bien qu'on ne le soit jamais avoué on avait eu très peur.

On s'est occupé le reste de l’âpres midi a regarder des bandes dessinées de cow boy, Billy le kid Buch Cassidy, mais c'est dommage car elles sont en américain et on ne comprend pas l'histoire.

Chez ma grand-mère il y a aussi un gramophone avec des vieux disques 78 tours  que l'on lit avec une tête de lecture dans laquelle on met une aiguille. Il marche avec une manivelle qui actionne le moteur, le son est tellement fort que l'on met des chiffons dans  la micro, le plus drôle c'est les disques en carton vernis que les Américains ont laissés à la libération, ils sont  marrons et brillants et tout mous  et on ne comprend pas les paroles des chansons.

 

Aujourd’hui avec Pierre, Jacques et Romain on a voulu jouer au toréador avec une chèvre qui paissait le long du mur de l'abattoir, on a pris un pull-over rouge et  on la agité devant elle.

Bien mal nous en a pris l'animal est devenu furieux et nous a donné des grands coups de tête, nous avons étés obligés de monter en haut du mur de l'abattoir pour lui échapper.

La voisine de mamie est très gentille et elle a beaucoup d'enfants, certains sont grands et la dernière marche à peine j'aime bien lui rendre visite car elle a un train en porcelaine qui fait tirelire avec des wagons bleus et verts, les roues sont fixes mais il est très beau cela me fait penser aux grosses machines a vapeur que l'on voit en gare de l'est quand on va chez mamie ; qui soufflent leur vapeur à travers leurs énormes roues ?

La seule chose que je n'aime pas chez la voisine c'est quand elle met son petit dernier sur le pot de chambre sur la table de la salle à manger, je pense que c'est pour mieux le surveiller, car elle est très forte et ne dois pas se baisser facilement.

 

Les vacances tirent à leur fin et maman et Papa, ainsi que mon petit frère est venu me chercher, ils couchent dans une petite maison dans le jardin qui comporte une cuisine et une  chambre et qui sert à la location saisonnière.

Ce matin nous avons bien rit, Papa nous a raconté qu'il avait fait un rêve, il était allongé dans des champs au soleil et il sommeillait quant il fut réveillé par la queue d'une vache qui lui chatouillait le visage et qui s'apprêtait à lui faire une bouse  en plein sur la figure.

Le réflexe immédiat fut de donner un grand coup de poing dans le derrière de la vache, sauf que la vache était dans le rêve et que c'est maman qui a été réveille en sursaut par la main de mon père sans plus de mal heureusement, que la surprise.

 

 

Le retour

 

Me revoici à la maison, j'entends par la fenêtre ouverte le chiffonnier qui lance son cri, peaux de lapins, vieux chiffons il rachète à ceux qui veulent se débarrasser des vieux chiffons, je ne sais pas ce qu'il peut en faire.

Il y a aussi le marchand de glace avec son gros cheval de labour qui tire une charrette plate sur laquelle  coulent de gros blocs de glace qu'il vend à la pièce et qu'il faut transporter dans un chiffon pour ne pas se brûler les doigts, cette année on n'a plus besoin de lui  on s'est acheté le réfrigérateur.

 

Jeudi je suis resté seul à la maison maman a amené  mon frère au dispensaire pour faire un vaccin, je me suis glissé dans la chambre de mes parents et j'ai ouvert la porte du réfrigérateur, l'intérieur était baigné d'une  lumière bleutée  et les clayettes habituellement  remplies  de produits frais  avaient disparues, un escalier s'ouvrait sous mes pas.

Je me suis glissé furtivement dans l'espace ainsi dégagé non sans frissonner car l'air était glacé  comme quand  nous allions glisser  sur la glace des lacs du bois de Boulogne en hiver, tout est silencieux. Je descends un escalier en marbre rose aux marches patinées, la paroi était tendue d'une étoffe brillante violette qui me penser à l'évêque qui était venu  à l' eglise Saint Odile et a qui monsieur le Curé nous a dit qu'il fallait embrasser la bague violette qu'il avait au doigt, une améthyste je crois, je n'ais pas pu le faire et je lui ai tendu la main

 

Ce jour là monsieur le Curé nous a  dit que la foi  descendait subitement  sur nous et  que les vocations  venaient ainsi, tous les soirs je prie que la foi ne tombe pas sur moi, mon dieu ne me donnez pas la vocation, je n'en ai pas envie.

 

Claude

 

Au bout de l'escalier je trouvais un long couloir avec des murs en calcaires émaillés de silex comme j'avais vu en bord de Seine chez ma sœur Françoise ou il y a des maisons troglodytes creusées dans la falaise, il faisait froid, je continuais néanmoins poussé par la curiosité.

Le couloir s'élargissait, le plafond s'élevait  pour faire une voûte baignée d'une  douce lumière, le sol n'était plus dur mais spongieux une mousse vert foncé le tapissait.

J'étais attiré  malgré moi en avant  je sentais comme une main qui me poussait  en avant, sans que je puisse résister.

 

Tout à coup je pensais à ma sœur Claude, celle  que je n'avais jamais connue .

Elle était morte  très jeune de la tuberculose,  je ne connaissais son image que par une  photo d’identité vieillie, peut être était-elle là dans ce monde parallèle  et j’allais la rencontrer, mon cœur battait la chamade.

 

Un moment je crus entendre un bruit de pas, je me figeais instantanément, l'oreille à l'écoute, tous mes sens en éveil, puis rien  ce ne devait être que mon imagination, au loin, j'entendis la sonnerie d'une horloge  qui me fis penser à celle de ma grand-mère, pourtant ce n'était pas possible  j'étais bien trop loin de chez elle, et pourtant, j'étais troublé, inquiet.

Le sable avait progressivement remplacé la mousse et un ruisseau serpentait doucement, avec une particularité qui m'intrigua sans toutefois m'inquiéter  car je connaissais déjà cela, l eau était rouge  comme le sang, c'était comme le ruisseau de sang qui sortait derrière l'abattoir  qui est devant la maison de ma grand-mère ou Pierre m'avait amené un jour pour ramasser des asticots pour la pêche, qui grouillaient dans la boue sanguinolente du bord.

C'est là également ou se trouvait les WC publics  de l'abattoir que RIRI l'idiot venait nettoyer.

Comment était ce possible, j'étais à PARIS  pas à CHAUMONT, que faisais  ce ruisseau dans cet endroit bizarre était  sa source qui prenait ici, je ne sais pas  je ne sais plus.

Au loin ce j'avais pris pour  le carillon d'une horloge insistait, je réalisais tout à coup que c'était la sonnette de l'appartement, je fis rapidement demi-tour remontais vivement l'escalier ressorti du réfrigérateur et me précipitait vers la porte d'entrée.

 

Les copains

 

Devant la porte je trouvais la concierge, Madame LELIEVRE, la grand-mère d'un de mes copains Jacques, à qui maman avait demandé de venir vérifier si tout se passait bien en son absence, elle était gentille, des fois elle nous laissait jouer dans la cour de l'immeuble ou elle interposait les poubelles et on sautait dessus pour les tasser et pouvoir fermer les couvercles.

Un jeudi j'avais décidé que maman devait nous amener au bois de Boulogne, j'en avais parlé à Jacques qui était ravi  et sa maman lui avait acheté des croissants pour le goûter, seulement quand il est venu maman qui n'était pas au courant  n'a pu nous amener au bois car nous avions  de la visite à la maison, j'étais très déçu et honteux.

 

 

 .

 

 

A paris j'ai un autre  copain au dessus de chez moi Philippe, il est gentil, et en  plus il est riche, enfin ces parents, il a une  vrai armée de soldats de plomb avec des canons qui tirent réellement des allumettes, on s'amuse bien quant il nous invite chez lui pour faire la guerre.

On a un truc pour communiquer il suffit de taper très fort sur le tuyau de chauffage qui passe d'un appartement à l'autre de parler fort en plaçant la bouche devant, le son est retransmis assourdi mais on s'entend quand même. Philippe nous envoie par le balcon avec une ficelle des bandes dessinées de TINTIN que nous cachons sous le lit,  de temps en temps  maman nous achète le magazine de Mikey , mais ce n'est pas pareil, il n'a que quelques pages et les histoires  sont à suivre.

 

Mon frère Gérard est venu passer quelques jours à la maison, il est militaire  de carrière dans l'aéronavale, il a un bel uniforme avec une casquette bleue et blanche, l'autre jour il m'a proposé cinq francs pour que je m'arrête de parler, j'ai accepté mais il ne m’a pas dit quant je pourrais m'arrêter et cela m'a paru bien long.

Jeunesses en plein air

A l’école le maître  nous a distribué des carnets de timbre à vendre, c'est pour les petits pauvres qui ne peuvent pas partir en vacances  cela s’appelle jeunesse en plein air   il, il faut en vendre beaucoup pour que le maître soit content, mes parents nous ont en pris un, l'épicier aussi mais il m'en reste beaucoup.

 

Avec un copain de classe il nous est venu une idée géniale, comme on ne peut pas passer devant les conciergeries des immeubles car les colporteurs sont interdits on décida de passer par les escaliers d'incendie derrières les bâtiments ce qui nous permit d'accéder directement aux étages.

Cela marche très bien les gens sont gentils et nous achètent une grande partie  de nos timbres, jusqu' a ce qu'on tombe sur un monsieur qui après nous avoir acheté un carnet  nous questionna rudement, nous disant que ce que  nous faisons est interdit, que

 c’ était une violation de propriété. Nous ne comprenons  rien à ce qu'il dit sinon que c'est un gendarme à la retraite et qu’il n’était pas content. Après nous avoir demandé notre nom il téléphona chez mes parents pour qu’ils viennent nous chercher.

Ma mère était un peu fâchée contre nous ,mais nous ne pensions pas avoir fait quelque chose de mal, après tout c’était pour le bien des enfants pauvres que nous avions agis et cela nous donnait bonne conscience .

.

 

Vesoul

 

Aux vacances prochaines on doit aller à Vesoul chez la Tante Renée, c'est une tante à Papa, une sœur de ma grand-mère Paternelle, qu'y habite CHAUMONT elle vit chez le frère de mon père Pierre et sa femme  Rolande qui parle fort car son mari est sourd.

On va moins souvent la voir car elle ne peut pas nous loger.

 

La tante Renée habite dans un ancien presbytère sur la place du village en haute Saône, ici la vie est dure la plus part des habitants n'ont pas l'eau courante viennent chercher l'eau à la fontaine du village.

 

Ici on s'amuse bien il y a Tonio qui a notre âge et qui est garçon vacher, il nous amène avec lui garder le troupeau et puis il y a un grand jardin fermé par des  hauts murs  bordés de haies épaisses derrières lesquelles ont peut se glisser c'est ici que j'ai découvert une nouvelle entrée de la forêt.

 

Au fond du jardin une petite porte donne sur le bord de la rivière et sur un abri à l’intérieur duquel il y a des bacs en bois qui se manipulent avec des poulies ce qui les fait descendre au niveau de l'eau Tante René nous a expliqué que cela servait autrefois aux lavandières pour laver le linge dans la rivière, elles s'agenouillaient dans le bac en bois, le faisait  descendre au raz de l'eau et lavaient leur linge.

 

Il y a aussi les poules qui viennent picorer sur la table de la cuisine et un gros chat gris qui se faufile derrière notre dos en ronronnant quant nous somme assis, maman dit que c'est sale et elle passe toute la vaisselle à la Javel à chaque fois que nous venons.

Tante rené est très gentille et originale, elle est âgée mais elle est coquette et met des bottines à bouton en cuir noir à talon, il paraît  qu'elle a beaucoup de succès auprès des vieux de l'hospice.

 

Mes parents m'ont laissé chez ma tante quelques jours, avec Tonio et mon frère Richard on s'est glissé derrière la haie, un écureuil nous est apparu tache rousse sur le feuillage vert foncé, c'était comme un signe, nous nous sommes enfoncés plus profondément dans le feuillage qui nous griffait le visage, Tonio qui était devant nous  disparu tout à coup, il venait en fait de glisser dans un trou aménagé dans le sol c'était une trappe qui menait à une cave par un escalier usé et étroit.

Tonio sorti de sa poche un briquet tempête qu'il avait toujours sur lui quand il allait aux champs et éclaira la salle voûtée et humide qui s'ouvrait à nos yeux.

Les murs étaient couverts de toiles d'araignées et des casiers pleins  de bouteilles les longeaient jusqu’au plafond bas , cela me rappela les bouteilles de cerises en conserves que mamie faisait , et qu'elle faisait sortir du goulot a l'aide d'un fil de fer pour me les faire goûter.

 

Etouffée par le feuillage la voie de tante renée nous parvint curieusement déformée par la voûte de la cave et nous  fit sursauter, si bien que Tonio en perdit son briquet, ce fut la débandade, nous nous précipitames vers l'escalier pour remonter au grand jour, tante rené nous appelait  depuis un moment pour le goûter, ce fut ce jour là la fin de notre aventure, et une expérience que ni TONIO ni mon frère ne voulurent recommencer.

 

L’autre jour ont est allé à la ferme de TONIO voir les vaches à l'étable, elles nous tournent le dos dans leur box en bois et derrière elle il y a une rigole ou s'écoule le purin, l'odeur est forte cela sent l’ammoniaque, un peu comme quand maman nettoie les costumes de mon père avec de l'alcali et qu'elle passe le fer  mais en beaucoup plus fort.

 

Mon frère Richard a voulu s'amuser avec la queue de la vache, la noiraude qu’elle s'appelle, une teigneuse d'après Tonio qui n'hésite pas à botter quand elle n'est pas contente. Et là justement elle n'était pas contente, heureusement elle n'a bas donné de coup de pied un seul mouvement de sa queue musclée a suffit à repousser Richard qui a plongé jusqu'au genoux sa jambe dans la rigole a purin remplissant ainsi sa pataugas de liquide nauséabond, Tonio et moi nous étions éclatés de rire, couchés sur les bottes de paille disposées au fond de la grange nous n'arrivions pas à nous arrêter devant l'air déconfit de mon frère. ,

 

Tante René a proposé à mes parents de me garder quelques jours de plus, j'étais très content et j'ai insisté pour rester, ma mère était un peu réticente mais a fini par céder.

 

Il me tardait de retourner à la cave que nous avions découverte tant je pressentais qu'elle contenait des secrets que nous n'avions  pas vus, l’âpres midi même profitant de la sieste de Tante Renée qui somnolait dans un antique Roking cher avec le chat sur ces genoux  je me faufilais sous la haie, non sans avoir pris la précaution de prendre une lanterne que Tata  gardait en cas de coupure de courant.

 

Je descendis l'escalier rassuré par la lumière tremblotante de la lanterne qui projetait des ombres fantomatiques sur les parois voûtées et des reflets bleue vert sur les bouteilles rangées sur les claies. , l'une d'elle attira mon attention.

 

Contrairement a tout ce qui était dans la cave une seule bouteille n'était pas couverte de poussière mais luisait faiblement comme un vert luisant  j'approchais la main du goulot irrésistiblement attiré et la tirait à moi pour l'examiner, c'est alors que la cave a disparu  pour faire place à la forêt.

 

La Ravaudière

 

J'étais au bord d'un étang sur lequel flottait une veille barque l'eau était verte recouverte de nénuphars , on aurait dit l'étang de mon parrain à LA RAVAUDIERE, dans sa propriété de CHARTRES où nous avions  été invités avec mes parents , sauf qu'ici il n'y avait pas les mouflons qui paissaient dans l'herbe .

 

Je m'approchais de l'eau et je vis des bulles à la surface , puis un éclair argenté , une carpe  avait sauté attiré par une mouche , je pensais tout à coup à mes expériences de pêcheur , j'avais attrapé deux poissons dans ma vie et mon goût de la pêche s'était arrêté là.

La première fois chez ma  grand mère au bord d'un plan d'eau ou nous allions nous baigner je m'amusais a faire des ricochets  dans l'eau avec des cailloux plats quand à ma grande surprise je m'étais rendu compte que mon ricochet avait  assommé un gardon qui nageait en surface, dure destin pour un poisson.

La deuxième fois i c'était sur un pont au bord de la marne , les poissons grouillaient en bas du pont et semblaient nous narguer , soit ils mangeaient notre appas sans que l'on puisse les attraper , soit il l'ignorait tout simplement.

 

Je surveillais mon bouchon qui flottais cinq mètres plus bas quand je le vis frémir je tirais  d'un coup sec si bien que je remontais effectivement un petit gardon que j'avais accroché par le dos , devant la taille de ma prise je dus le rejeter à l'eau.

Ce fut hormis quelques essais de pêche au lancer quelques années plus tard qui ne furent  pas concluantes  l’hameçon finissant systématiquement dans les branches des arbres de la rive , la seule expérience de pêche à la ligne.

 

Tout à coup je frissonnais ,l'air devenait plus frais , le soleil descendait derrière l'horizon nimbant l’étang d'une lueur  orangée, je crus un instant voir une silhouette diaphane sur la barque , on aurait dit une fillette, mais l'image s'évanouit comme un banc de brume au soleil et je restais là rempli d'une douce mélancolie.

 

Tonton Eugène

 

Me voici de retour à PARIS , l'école a repris , Dimanche, c'est la fête , nous avons la visite de Tonton Eugène , celui qui vit en Afrique , c'est un aventurier , il raconte plein d'histoires drôles et ramène plein d'objets bizarres. Il a fait cadeau à maman des sacs en crocodiles et en lézard, fabriqués par les Africains, en fait-il les avaient apportés à sa femme la tante Yvonne qui lui a ri au nez, c'est pour cela qu'il les a apportés à maman  qui les a mis dans une  armoire, il est devenu à la mode vingt ans plus tard, c'était un visionnaire Tonton.

 

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