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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 19:22


deco 234 On perçoit  parfois les choses différement de ce qu'elles sont

Le sommeil le gagnait  peu à peu , mais il ne pouvait pas se laisser aller , ce n’était pas le moment.

Il s’encouragea , en pensant  qu’il avait toute l’éternité de la mort pour dormir . Cette pensée  loin de l’attrister  le rasséréna  et il se réveilla tout à fait , près à profiter  pleinement  des petits bonheurs  que le destin lui avait  donné.

Au jet de ses pensées , le manège  de sa vie tourbillonnait dans une ronde folle , puis tout  à coup s’arrêtait  sur un instant , un flash, souvenir à peine  allumé que déjà éteint.
Il regardait ses souvenirs  lui glisser entre les doigts  comme un ruisseau capricieux , quelques photos et puis plus rien, le vide , le néant , l’album  tomba de ses genoux sur la moquette  presque sans bruit.

L’ambiance  feutrée  semblait  se fracturer , des ondes  agitaient l’air sans que rien ne puisses les justifier .
Dans le fauteuil le vieillard  endormi , ses mains  décharnées posées sur ses jambes  semblait se vider  de sa substance , tandis , qu’une lumière  bleue  irradiait des son corps , une fumée de même couleur  sortait de ses narines  et de ses oreilles  et même de ses orbites creuses.

Le nuage gazeux  qui se formait peu à peu  dans la pièce  prenait la forme  d’un corps de bonne taille, mais restait flou, sans épaisseur .

La pièce semblait soumise  à une intense  vibration, sans qu’aucun bruit  ne l’accompagne  et l’ectoplasme  se matérialisait  peu à peu.

Un courant d’air  du sans doute  à la reprise de la climatisation  fit vaciller la chose  qui venait d’apparaître , sans toutefois  la dissoudre.
Le corps qui était  sous forme de brume gazeuse , se matérialisait  peu à peu , prenant l’apparence  d’un homme adulte  habillé de blanc.

Une main saisi le bras du fauteuil  et le roula vivement  à travers la pièce, tandis  qu’une voix forte lançait sans aménité, « aller faut vous réveiller   c’est l’heure du repas »
Aucune réponse  ne se fit entendre  à cette injonction , sans  se démonter l’homme  en blanc  commença a pousser  le fauteuil  roulant vers  la sortie de la pièce ,le corps affaissé du vieil homme  ne donnait aucun signe de vie .

Dans le dos de l’infirmier  une ombre blanche  se déplaçait sans bruit , ses yeux rivés  sur lui.
L’éclat métallique  de son regard  ressemblait à si méprendre  à celui qu’avait  eu le vieillard  quelques années auparavant , un rire silencieux  l’agitait comme un volute de fumée.
L’infirmier inconscient de cette présence insolite  continuait à rouler  le fauteuil vers la porte de sortie de la salle  de télévision , quand il tressailli violement .

Une main glaciale venait  de se poser sur sa nuque  lui paralysant les membres  subitement sans qu’il puise réagir.
L’ectoplasme saisit le corps  assis  dans le fauteuil  le déposa doucement  sur la table de bridge  et mis l’infirmier à sa place.
Une fois le transfert effectué il s‘approcha du corps du vieillard  et passant un doigt gazeux  devant sa bouche  entrouverte  s’introduit dans le  corps inerte qui peu à peu  repris consistance.
Le corps  se redressait doucement  comme un bonhomme Michelin  que l’on gonfle , le visage  se défripait  et le thorax se soulevait  alors que la fumée bleue disparaissait peu à peu .
En quelques instants  le vieillard avait  pris l’aspect d’un homme jeune, revêtu d’une blouse blanche, un, sourire ambigu aux lèvres il chantonnait  une rengaine des années  trente.

Il allait passer  la porte à battant qui donnait dans le couloir , quand une voie  chevrotante  lui dit, « allez doucement , je ne suis pas  encore mort que diable. »

Qui est qui , qui peux le savoir  à vous de choisir !

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